Cabinet d'ostéopathie Barbara Wolf Paris 12
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- Ostéopathie et dysfonction temporo-mandibulaire.
Dysfonction temporo-mandibulaire (DTM) 1. Dysfonction temporo-mandibulaire (DTM) : définition, fréquence et populations concernées . La dysfonction temporo-mandibulaire (DTM) désigne un ensemble hétérogène de troubles musculo-squelettiques et neuromusculaires affectant les articulations temporo-mandibulaires (ATM), les muscles masticateurs et les structures qui leur sont associées. Ces troubles se manifestent par des douleurs au niveau du visage ou de la bouche , une limitation ou une asymétrie des mouvements de la mâchoire et/ou par des bruits articulaires, sans qu’une pathologie inflammatoire, infectieuse ou tumorale ne soit identifiée . Le terme DTM est une appellation générique et ne correspond pas à une pathologie unique. Son origine est encore mal connue. Les DTM sont fréquentes dans la population générale : environ 30 % de la population mondiale présenterait au moins un signe évocateur de DTM. La prévalence atteint un pic entre 20 et 40 ans. Chez les enfants et adolescents elle varie davantage - entre 11 et 38 % selon les critères diagnostiques retenus et l’âge étudié. Les femmes sont généralement plus touchées que les hommes , avec un ratio pouvant atteindre 1,7 pour 1 selon certaines études. 2. Les principales causes des DTM. L'origine des dysfonctions temporo-mandibulaires (DTM) est multifactorielle et complexe. Elle résulte de l’interaction dynamique entre des facteurs biomécaniques, neuromusculaire, neurophysiologiques et psychosociaux. D’un point de vue mécanique, on observe des contraintes excessives ou répétées exercées sur l’articulation temporo-mandibulaire et les muscles masticateurs. Ces contraintes, qui peuvent être liées à des parafonctions (comme le bruxisme ou le serrement dentaire), à des microtraumatismes ou à des déséquilibres fonctionnels altèrent la cinématique de la mâchoire et la capacité de tolérance des tissus . Sur le plan neurophysiologique, des mécanismes de sensibilisation tant au niveau périphérique que central, jouent un rôle majeur dans la persistance des douleurs, expliquant pourquoi l’intensité des symptômes rapportés ne correspond pas toujours à l’ampleur des lésions structurelles observées . Les facteurs psychosociaux comme le stress, l’anxiété, les troubles du sommeil ou certains traits de personnalité exercent également une influence significative. Ils modulent la perception de la douleur et l’activité musculaire, renforçant ainsi l’expression clinique des DTM. Enfin, des facteurs individuels tels que le sexe, l’âge, les antécédents traumatiques cervico-crâniens et la capacité d’adaptation du système stomatognathique contribuent à la diversité des tableaux cliniques . Cette hétérogénéité justifie le recours à une approche diagnostique et thérapeutique globale intégrant les dimensions biologique, psychologique et sociale (approche biopsychosociale). Anatomie simplifiée de la mâchoire : Comment fonctionne l’articulation temporo-mandibulaire (ATM). La mandibule, ou mâchoire inférieure, est l’unique os mobile du visage. Elle permet de parler, mâcher et bailler. Source : Netter édition 5 planche 17 Elle s’articule de chaque côté du crâne avec l’os temporal au niveau des articulations temporo-mandibulaire (ATM), situées juste en avant des oreilles. Le fonctionnement de ces articulations repose sur la présence d’un disque souple interposé entre les surfaces osseuses qui facilite les mouvements et absorbe les contraintes mécaniques . Source : Gouvernement du Canada - Organisation d’Anciens Combattants Canada La mandibule est maintenue et mobilisée par plusieurs muscles puissants, notamment ceux qui servent à la mastication, et elle est contrôlée par des nerfs responsables de la sensibilité et du mouvement. Source : Gouvernement du Canada - Organisation d’Anciens Combattants Canada Innervation de l'articulation temporo-mandibulaire. Source : Medicine key Grâce à cette organisation très précise, la mâchoire peut effectuer une grande variété de mouvements : ouverture, fermeture, avancement et diduction ( mouvements latéraux ). Cependant, cette sophistication la rend sensible aux tensions, aux déséquilibres musculaires et aux surcharges mécaniques. L'ATM en action. Source : Ostéomag 4. Comment apparaît la douleur à la mâchoire ? Les mécanismes de la DTM. Les mécanismes des dysfonctions temporo-mandibulaires correspondent aux processus par lesquels la douleur et les troubles fonctionnels apparaissent et se maintiennent. Ils sont aujourd’hui compris comme multifactoriels et interconnectés, et peuvent être expliqués ainsi : Mécanisme mécanique articulaire Des contraintes excessives, répétées ou mal réparties au niveau de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM) peuvent altérer son fonctionnement. Ces contraintes regroupent notamment le serrement dentaire, le bruxisme, les microtraumatismes répétés ou encore des mouvements mandibulaires mal coordonnés. Elles peuvent endommager les structures articulaires — capsule, ligaments et disque — se traduire par des douleurs, des raideurs ou des bruits articulaires (claquements). Mécanisme musculaire Une hyperactivité ou un déséquilibre des muscles masticateurs peut être à l’origine de douleurs localisées ou irradiantes. La fatigue musculaire, les contractures et les points douloureux (trigger points) réduisent l’amplitude des mouvements de la mâchoire et entretiennent un cercle vicieux où tension et douleur s’auto-entretiennent. Mécanisme neurophysiologique Lorsque la douleur s’installe dans la durée, le système nerveux peut devenir hypersensible. Ce phénomène, appelé sensibilisation périphérique et centrale, fait que des stimulations habituellement indolores sont perçues comme douloureuses. Cela explique pourquoi certaines DTM persistent sans lésion visible et pourquoi la douleur peut s'étendre vers le visage, la tête ou la nuque. Mécanismes psychosociaux Le stress, l’anxiété, les troubles du sommeil et la charge émotionnelle influencent directement l’activité musculaire et la façon dont la douleur est perçue. Le serrement inconscient des mâchoires et une attention excessive portée à la douleur contribuent à l’installation et au maintien dans le temps des DTM. L'interaction des mécanismes et le cercle vicieux de la chronicisation Ces mécanismes n’agissent pas de manière isolée. Une surcharge mécanique peut déclencher une douleur musculaire, laquelle maintient les muscles sous tension. Ce phénomène rend les nerfs plus sensibles et le stress vient encore amplifier l'ensemble. Ce cercle vicieux explique la variabilité des symptômes observés d’une personne à l’autre et justifie la nécessité d’une prise en charge pluridisciplinaire. 5. Prise en charge des DTM : étapes du diagnostic au traitement . La phase diagnostique Le processus débute par un bilan approfondi, mené par un chirurgien-dentiste, un kinésithérapeute spécialisé ou un ostéopathe. L’objectif est de déterminer l’origine principale du trouble : musculaire, articulaire ou mixte. Ce bilan comprend : Une anamnèse : recueil des symptômes (douleurs, craquements, épisodes de blocage) et des antécédents traumatiques. Un examen clinique : observation des mouvements d’ouverture et de fermeture buccale, recherche de déviations, palpation des structures musculaires et articulaires, ainsi que l’auscultation des bruits articulaires. L’imagerie médicale : prescrite de manière sélective (IRM, radiographie, CBCT dentaire) lorsqu'une lésion structurelle est suspectée. Stratégies thérapeutiques : une approche graduelle Le traitement de première intention consiste en des mesures de base : Éducation du patient : éviter le serrement des dents , la mastication de chewing-gum, les parafonctions ( s'appuyer sur le menton, se ronger les ongles...). Gestion du stress Mise au repos de l’articulation temporo-mandibulaire Adaptation temporaire de l’alimentation vers une texture molle si besoin. Le traitement de référence est un traitement fonctionnel et manuel réalisé par un kinésithérapeute, un ostéopathe ou les deux en complémentarité. Il vise à agir sur les articulations temporo-mandibulaires, les muscles masticateurs, le rachis cervical ainsi que sur la posture globale. Il est particulièrement indiqué dans les DTM d’origine musculaires ou mixtes. Les autres options thérapeutiques La réalisation de gouttières occlusales par un chirurgien-dentiste peut aussi être proposée. Celles-ci ont pour objectif de stabiliser et/ou de détendre l’articulation, de diminuer les contraintes mécaniques, de protéger les dents et de réduire le bruxisme. En cas de douleurs importantes, un traitement médicamenteux de courte durée, à base d’antalgiques et/ou d’anti-inflammatoires, peut être prescrit par le médecin. L’approche psycho-comportementale, souvent sous-estimée, constitue également un élément essentiel de la prise en charge. Elle peut inclure des techniques de relaxation, la sophrologie, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ou un travail spécifique sur la gestion des parafonctions. Dans les formes résistantes aux traitements conservateurs, des injections intra-articulaires d’acide hyaluronique ou de corticoïdes peuvent être envisagées, sur prescription d’un médecin spécialiste. La chirurgie est exceptionnelle dans la prise en charge des DTM et n’est réservée qu’à des situations très particulières, telles que certaines malformations ou déviations majeures. Le suivi du patient se fait idéalement en coordination étroite entre chirurgien-dentiste , kinésithérapeute et/ou ostéopathe , médecin et psychologue ou psychiatre . 6. L'apport de l'ostéopathie dans le soulagement des douleurs causées par la DTM. L’ostéopathie occupe une place pertinente dans la prise en charge des troubles temporo-mandibulaires, qu’ils soient d’origine musculaire, posturale ou multifactorielle. Grâce à une approche globale du patient, l’ostéopathe ne se limite pas à l’analyse des articulations temporo-mandibulaires, mais examine également les structures crâniennes, cervicales, thoraciques ainsi que le système myofascial. Cette évaluation permet d’identifier les zones de tension, de compensation ou de restriction de mobilité susceptibles de maintenir ou d’aggraver les symptômes. Les techniques manuelles employées visent à améliorer la mobilité articulaire, à diminuer les tensions musculaires, à rééquilibrer les chaînes posturales et à favoriser un meilleur fonctionnement neuro-musculo-squelettique. Plusieurs études citées dans les sources montrent que la thérapie manuelle, incluant les approches ostéopathiques, peut contribuer à réduire la douleur, améliorer l’ouverture buccale et à restaurer la fonction mandibulaire chez les patients souffrants de DTM, notamment lorsqu’elles s’intègrent dans une prise en charge pluridisciplinaire . Sources de l'article Faculté d’Odontologie de Marseille - Aix Marseille Université : Thèse soutenue en octobre 2019 par PAUL Naïs. Dysfonctionnements Temporo-Mandibulaires : élaboration de fiches de situations types Société Française de Stomatologie, Chirurgie Maxillo-Faciale et Chirurgie Orale : Article publié en juillet 2016. Orthèses (Gouttières) occlusales : indications dans les Dysfonctions Temporo-Mandibulaires - Recommandations de Bonne Pratique . Fondation Mayo pour l’éducation et la recherche médicale (MFMER) - Mayo Clinic Health System : Article publié en décembre 2024. TMJ disorders ( Troubles de l’ATM ). National Library of Medicine – Journal of Clinical Medicine : Article publié en février 2024.Auteurs : Grzegorz Zieliński, Beata Pająk-Zielińska, Michał Ginszt. A Meta-Analysis of the Global Prevalence of Temporomandibular Disorders . (Une méta-analyse de la prévalence mondiale des troubles temporo-mandibulaires). National Library of Medicine – Polish Journal of Neurology and Neurosurgery (PJNNS) : Article publié en novembre 2022. Auteurs : Krystian Matusz, Zofia Maciejewska-Szaniec, Tomasz Gredes, Małgorzata Pobudek-Radzikowska, Mariusz Glapiński, Natalie Górna, Agnieszka Przystańska. Common therapeutic approaches in sleep and awake bruxism - an overview. (Approches thérapeutiques courantes dans le bruxisme du sommeil et de l’éveil — un aperçu). National Library of Medicine – American Family Physician (AFP) : Article publié en janvier 2023. Auteurs : Eric M Matheson, Joli D Fermo, Russell S Blackwelder. Temporomandibular Disorders: Rapid Evidence Review . (Troubles temporo-mandibulaires : revue rapide des preuves). HAL open scienceUniversité de Reims Champagne-Ardenne : thèse de doctorat en chirurgie dentaire soutenue en avril 2024 par Claire Leducq. Guide de prise en charge des dysfonctions temporo-mandibulaires pour la pratique du chirurgien-dentiste . National Library of Medicine – Journal of Clinical Medicine : Article paru en octobre 2023. Auteurs : Andres Herrera-Valencia, Maria Ruiz-Muñoz, Jaime Martin-Martin, Antonio Cuesta-Vargas, Manuel González-Sánchez. Efficacy of Manual Therapy in Temporomandibular Joint Disorders and Its Medium-and Long-Term Effects on Pain and Maximum Mouth Opening: A Systematic Review and Meta-Analysis . (Efficacité de la thérapie manuelle dans les troubles de l’articulation temporo-mandibulaire et ses effets à moyen et long terme sur la douleur et l’ouverture maximale de la bouche : une revue systématique et une méta-analyse). Revue Frontiers in Public Health : Article publié en December 2022. Auteurs : Ya-Peng Pei, Han-Chao Li, Jia-Wei Zhong, Xin-Lin Gao, Chu-Qiao Xiao, Yuan Yue, Xin Xiong. The association between problematic smartphone use and the severity of temporomandibular disorders: A cross-sectional study . (L’association entre l’utilisation problématique des smartphones et la gravité des troubles temporo-mandibulaires : une étude transversale). MedlinePlus : Article paru en mars 2024 Bruxism HAL open science - U.F.R. d’Odontologie Garancière : Thèse de doctorat de Samy Djennaoui soutenu en juillet 2021. Désordres temporo-mandibulaires : apport des études OPPERA
- Ostéopathie et escalade
Source : https://www.klattercentret.se/ 1) Escalade : Chiffres et enjeux santé d'une discipline olympique en plein essor. L’escalade, aussi appelée grimpe est un sport en plein essor. Devenue discipline olympique lors des jeux de Tokyo en 2020, il sollicite intensément l’appareil locomoteur à travers des mouvements exigeant une synergie parfaite entre force pure, coordination fine et mobilité articulaire . Selon les formes de pratique , le grimpeur est soumis à des contraintes biomécaniques spécifiques pouvant entrainer divers troubles musculo-squelettiques. Une communauté mondiale en mouvement : 50 millions de pratiquants (en salle et en extérieur) à l'échelle mondiale. En France : Un bastion de la discipline avec plus d’1,5 million de pratiquants réguliers. Vie fédérale : La FFME (Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade) recense à elle seule plus de 100 000 licenciés, un chiffre en constante progression. Fait notable : la parité progresse fortement. Les femmes représentent aujourd'hui près de 40% de la communauté, avec une moyenne d'âge tournant autour de 35 ans. 2) Les différents types d’escalade et leurs exigences physiques. L’escalade est une discipline exigeante qui requiert force, mobilité et précision. Chaque mouvement engage simultanément plusieurs chaines musculaires : bras, avant-bras, épaules, dos mais aussi abdominaux, hanches, jambes. À cette sollicitation musculaire globale s’ajoute un travail constant de gainage, d’équilibre et de coordination indispensables à l’efficacité et à la sécurité du grimpeur. Du bloc à la haute montagne : Des efforts variés pour le corps Il existe de nombreuses formes d’escalade, dont les principales sont les suivantes : L'escalade sur bloc . Source : Pyramide.eu Elle se pratique sur des murs de faible hauteur (4 à 5 mètres), sans utilisation de corde ni de harnais. Le grimpeur enchaîne des mouvements courts, puissants et techniques, appelés problèmes . La sécurité est assurée par des tapis de réception, ou crash pads , disposés au sol. L’escalade sportive (ou couenne) . Source le Club Alpin Français (CAF) Cette discipline très répandue aussi bien en salle qu’en extérieur se pratique sur une seule longueur de corde (généralement 15 à 35 m), sur des voies dont les ancrages fixes sont déjà installés dans la paroi. L'escalade grande voie Pratiquée majoritairement en milieu naturel, elle se déroule sur plusieurs longueurs de corde. Elle demande une maîtrise parfaite des manipulations de cordes, la gestion des relais et une solide endurance. L'escalade de vitesse . Championnat de France : Finale hommes Bassa Mawem VS Pierre Rebreyend. Source : France 3 Bourgogne-Franche-Comté. Discipline compétitive et chronométrée, elle consiste à gravir un mur standardisé le plus rapidement possible. L’explosivité et la mémoire gestuelle y sont primordiales. L’escalade traditionnelle . Source : lacrux.com Le retour aux sources. La paroi est vierge : c'est au grimpeur de placer ses propres coinceurs et protections dans les fissures au fur et à mesure de sa progression. Les points fixes sont rares, ce qui implique une forte autonomie, une excellente lecture du terrain et une grande expérience. Escalade alpine . Source : Club Alpin Français Briançon Pratiquée en haute montagne, elle peut combiner différents terrains tels que le rocher, la neige et la glace. Très technique, elle demande un haut niveau d’autonomie, une planification rigoureuse et une solide expérience de l’alpinisme. 3) Escalade : Quelles sont les blessures les plus fréquentes chez le grimpeur ? Selon une étude britannique, un grimpeur sur deux déclare avoir subi au moins une blessure au cours des douze derniers mois. Chez les jeunes pratiquants âgés de 11 à 19 ans, l’incidence des blessures est estimée à environ 4,4 pour 1 000 heures de pratique. Selon plusieurs études en médecine du sport, les blessures les plus courantes en escalade concernent principalement l’appareil musculo-tendineux et articulaire : Tendinite des fléchisseurs des doigts (syndrome de la « poulie) Épicondylite (inflammation des muscles épicondyliens au niveau du coude ) Douleurs d’épaule liées aux rotations répétées et aux verrouillages articulaires Douleurs cervicales et dorsales provenant de tensions posturales Entorses et douleurs de chevilles survenant lors d’appuis instables ou de réceptions mal contrôlées Douleurs sacro-iliaques ou lombaires liées à des contraintes asymétrique Surcharge musculaire des avant-bras La majorité de ces troubles sont liés à la répétition des mouvements, aux tractions sur prises de petite taille , à l’accumulation de tensions mécaniques et au manque de récupération. 4) Escalade : l’apport de l’ostéopathie dans la prévention des blessures et l'amélioration de la performance. L’ostéopathie offre une approche globale permettant d’optimiser la performance, d’améliorer la récupération et de prévenir les blessures. Un grimpeur bien suivi est un grimpeur plus performant. L’ostéopathie intervient sur la mobilité des tissus (muscles, tendons, articulations, fascias, viscères...) et rééquilibre les chaînes musculaires pour restaurer un fonctionnement harmonieux du corps. Les bénéfices d’un suivi ostéopathique : Amélioration de la mobilité articulaire Diminution des tensions et contractures musculaires Prévention des tendinopathies et blessures chroniques Optimisation de la gestuelle et du gainage Meilleure récupération après un effort intense Amélioration de la respiration, favorisant l’endurance. Quand prendre rendez-vous avec votre ostéopathe ? L’ostéopathie est utile aussi bien dans une démarche préventive que lors de l’apparition de douleurs aiguës ou persistantes. Il est recommandé de consulter : En cas de douleurs apparaissant pendant la grimpe ou après la séance Lors d’une diminution de force, d'amplitude ou de fluidité du geste Après une chute ou un traumatisme Pour préparer une compétition ou une reprise d’activité après une période d’arrêt En entretien régulier à raison de 2 à 4 consultations par an surtout si l’entrainement est intensif. 5) Sources de l'article Sites web Site de la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne (FFCAM) Escalade : définition et lieux de pratique L'escalade à la FFCAM Site de la Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade (FFME) Page d'accueil Club d’Escalade de l’Avranchin Histoire de l’escalade Portail d'information statistique ZipDo : Article Publié en mai 2025. Auteur : Alexander Eser. Statistiques de décès en escalade Etudes National Library of medicine - International Journal of Environmental Research and Public Health : Article publié en décembre 2019. Auteurs : Simon Rauch, Bernd Wallner, Mathias Ströhle Tomas Dal Cappello, Monika Brodmann Maeder. Climbing Accidents-Prospective Data Analysis from the International Alpine Trauma Registry and Systematic Review of the Literature. (Accidents d’escalade - Analyse des données prospectives du Registre international des traumatismes alpins et revue systématique de la littérature.) National Library of Medicine - British Journal of Sports Medecine (BMJ) : Article publié en janvier 2015. Auteurs : Kaikanani Y Woollings, Carly D McKay, Jian Kang, Willem H Meeuwisse, Carolyn A Emery Incidence, mechanism and risk factors for injury in youth rock climbers (Incidence, mécanisme et facteurs de risque de blessures chez les jeunes grimpeurs). ScienceDirect - Science & Sports : Article paru en juin 2014 (Volume 29, No 3). Auteurs: M. Durand-Bechu, B. Chaminade, P. Belleudy, D. Gasq. Rock-climbing injuries in France from 2004 until 2011 (Les blessures lors de la pratique de l’escalade en France de 2004 à 201). National Library of Medicine - American Journal Of preventive Medicine (Am J Prev Med) : Article publié en Septembre 2009 (Volume 37, No 3). Auteurs : Nicolas G Nelson, Lara B McKenzie. Rock climbing injuries treated in emergency departments in the U.S, 1990-2007 (Blessures d’escalade traitées dans les urgences aux États-Unis, 1990-2007). National Library of Medicine - British Journal of Sports Medecine (BMJ) : Article publié en septembre 2008. Auteurs : G Jones, Un Asghar,D J Llewellyn. The epidemiology of rock-climbing injuries (L’épidémiologie des blessures lors de l’escalade)
- Ostéopathie et fibrome utérin
Source Institut du sein Henri Hartmann (ISHH) 1) Fibrome utérin : définition et chiffres clés Le fibrome utérin, également appelé myome, léiomyome ou myome utérin, est une tumeur bénigne qui se développe au niveau de l’utérus. Par définition non cancéreuse, son évolution vers une forme maligne est exceptionnelle, estimée entre 0,1 et 0,5 % des cas . Cette affection est la pathologie pelvienne la plus répandue chez la femme en âge de procréer. On estime qu’elle touche 20 à 40 % de la population féminine adulte, avec un diagnostic posé majoritairement entre 30 et 50 ans. Son impact sur la santé publique est significatif : en France, le fibrome utérin représente la première cause d'hystérectomie, c’est-à-dire d’ablation chirurgicale de l’utérus. Source : Santé Publique France 2) Fibrome utérin : quelles sont les causes et facteurs de risque ? Les causes exactes de cette pathologie gynécologique sont encore méconnues. Cependant, leur croissance semble favorisée par une augmentation des taux d’œstrogènes, et éventuellement de progestérone (les principales hormones féminines). Plusieurs facteurs de risque ont été identifiés. Les fibromes sont plus fréquemment observés en cas d’antécédents familiaux, de puberté précoce ou de surpoids. Ils sont également plus courants chez les femmes n’ayant jamais mené de grossesse . 3) Types de fibromes utérins et symptômes associés On distingue trois principaux types de fibromes selon leur localisation : Le fibrome sous-séreux se développe à l’extérieur de l’utérus auquel il est rattaché par un pédicule constitué de vaisseaux sanguins et lymphatiques et de nerfs. On parle de fibrome sous-séreux pédiculé. Le fibrome intramural ou interstitiel se forme dans l’épaisseur du muscle utérin (le myomètre). C’est la forme de fibrome la plus fréquente. Le fibrome sous-muqueux se développe dans la cavité utérine. Plus rare, cette forme de fibrome peut entrainer des saignements abondants , des troubles de la fertilité et des complications lors de la grossesse. Il est fréquent qu'une patiente présente plusieurs fibromes de types différents et de tailles variables au sein d'un même utérus. Source : Charles Kilpatrick, MD, MEd, Baylor College of Medicine Dans la majorité des cas, les fibromes sont de petite taille et demeurent totalement asymptomatiques. Ils sont alors souvent découverts de manière fortuite lors d'un examen gynécologique de routine. Toutefois, environ 15 à 30 % des patientes présentent des symptômes qui peuvent altérer leur qualité de vie. L'intensité de ces manifestations dépend de trois critères : la localisation du fibrome, la taille du fibrome, le nombre de fibromes. Lorsqu’ils deviennent symptomatiques, les fibromes peuvent être responsables de manifestations variées, parmi lesquelles : troubles du cycle hémorragique : Les ménorragies : saignements abondants ou prolongés pendant les règles. Les métrorragies : saignements en dehors des règles. douleurs et inconfort pelvien : Sensations de pesanteur, de pression dans le bas-ventre ou crampes. Distension abdominale, avec impression de ballonnements de ventre gonflé. Dyspareunie : douleurs ressenties lors des rapports sexuels. signes de compression des organes voisins : Troubles urinaires, notamment une envie fréquente d’uriner (urgenturie) due à une pression sur la vessie. Troubles digestifs (constipation) ou augmentation du volume de l'abdomen. répercussions générales : Anémie et fatigue chronique : conséquence directe de la perte répétée de sang. Troubles de la fertilité ou complications lors d'un désir de grossesse. 4) Fibrome utérin : impacts sur la fertilité et la grossesse Tous les fibromes n’empêchent pas de concevoir. Tout dépend de leur taille et de leur position. Certains peuvent gêner l’implantation ou augmenter le risque de fausse couche (notamment les fibromes sous-muqueux.) Lors de la grossesse, ils peuvent gonfler à cause des hormones et devenir douloureux. Mais dans la majorité des cas, une grossesse est possible et se déroule généralement bien. 5) Quels examens pour détecter un fibrome utérin ? Les fibromes utérins sont généralement détectés par imagerie médicale par un médecin gynécologue ou une sage-femme. Échographie pelvienne (examen de référence) IRM pelvien (pour cartographier avec précision les fibromes si besoin) Hystéroscopie (en cas de suspicion de fibrome sous-muqueux) Fibromes utérins : techniques de diagnostic 6) Prise en charge des fibromes : Options de traitement et suivi médical. La stratégie thérapeutique est personnalisée en fonction des symptômes, du désir de grossesse et de l'âge de la patiente. Chez les patientes asymptomatiques, une surveillance clinique et échographique régulière sans mise en place de traitement est suffisante. Dans la majorité des cas, les fibromes tendent à diminuer de volume après la ménopause. Un traitement est envisagé lorsque les fibromes sont responsables de symptômes gênants ou invalidants. Plusieurs options thérapeutiques peuvent alors être proposées. Les traitements médicamenteux Les traitements hormonaux ont pour objectif principal de réduire les saignements utérins. Ils peuvent inclure : Les dispositifs intra-utérins (DIU) au lévonorgestrel : ce stérilet hormonal est très efficace pour réduire le flux des règles. Les traitements hormonaux oraux : ils visent à régulariser le cycle et à diminuer le volume des hémorragies. Les analogues de la GnRH ( Gonadotropin Releasing Hormone) : ces médicaments induisent une ménopause artificielle temporaire. En raison de leurs effets secondaires, ils sont principalement prescrits sur une courte durée, souvent pour réduire le volume d'un fibrome avant une intervention chirurgicale. Les alternatives non chirurgicales Pour certaines localisations, des techniques moins invasives existent, comme les ultrasons focalisés. Réalisée sans incision, cette méthode utilise l'énergie thermique pour détruire le tissu du fibrome tout en préservant l'utérus. Les solutions chirurgicales Lorsque les traitements médicaux échouent ou que le volume du fibrome est trop important, la chirurgie est proposée. Deux techniques principales existent : La myomectomie : Cette intervention consiste à retirer uniquement le ou les fibromes. C'est l'option privilégiée pour les femmes souhaitant préserver leur fertilité et leur utérus. L’hystérectomie : Il s'agit de l'ablation partielle ou totale de l'utérus. Cette solution est proposée en dernier recours, généralement chez les femmes n'ayant plus de désir de maternité et pour qui les autres traitements n'ont pas apporté de soulagement suffisant. Source : Groupe ELSAN 7) Ostéopathie et fibrome utérin : un accompagnement complémentaire efficace. L’ostéopathie ne fait pas disparaître les fibromes. E lle intervient pour soulager les conséquences mécaniques et circulatoires liées à la présence du fibrome. . Les objectifs de l'approche ostéopathique : L'ostéopathe travaille sur l'équilibre des structures entourant l'utérus afin de restaurer une meilleure physiologie locale : Libération des tensions pelviennes et lombaires Amélioration du retour veineux et lymphatique du petit bassin Travail sur la mobilité du sacrum, iliaque, diaphragme thoracique, ligaments de l’utérus. Quels bénéfices pour la patiente ? Réduction de la sensation de pesanteur pelvienne Atténuation de la douleur menstruelle Diminution à court terme de l’inflammation locale Amélioration des douleurs mécaniques locales. Les techniques utilisées sont centrées sur de la mobilisation douce articulaire, du fascia, et des techniques d’énergie musculaires. Une prise en charge pluridisciplinaire. L’ostéopathie s’inscrit dans un parcours de soin coordonné. Elle vient en complément du suivi assuré par les gynécologues, sages-femmes et autres professionnels de santé impliqués dans le suivi gynécologique. L’ostéopathie agit en complément des traitements médicaux, non pas pour supprimer le fibrome, mais pour soulager les symptômes associés. Elle est particulièrement recommandée pour atténuer les douleurs, les lourdeurs pelviennes et améliorer le bien-être au quotidien grâce à une meilleure circulation dans la zone concernée. 8) Sources de l'article Santé Publique France : Publication parue en mars 2022. Auteur : Peyronnet Alexia, Goria Sarah, Chesneau Julie, Le Moal Joëlle. Épidémiologie du fibrome utérin pris en charge médicalement en France de 2013 à 2017 Société canadienne du cancer : Article révisé en mars 2025. Fibromes utérins Le Manuel MSD : Article publié en février 2025. Auteurs : Charles Kilpatrick, MD, MEd, Baylor College of Medicine Fibromes utérins Hôpital Américain de Paris Prise en charge et traitement des fibromes utérins Haute Autorité de Santé : Fiche « Recommander les bonnes pratiques » publiée en novembre 2022. Traitements non médicamenteux des fibromes utérins National Library of Medicine - Fertility and Sterility : Article paru en juillet 2024. Auteurs Marie-Madeleine Dolmans, Felice Petraglia, William H Catherino, Jacques Donnez. Pathogenesis of uterine fibroids: current understanding and future directions. (Pathogenèse des fibromes utérins: compréhension actuelle et orientations futures). National Library of Medicine - Fertility and Sterility : Article publié en juin 2011 (Volume 95 No 7). Auteurs Malcolm G. Munro, M.D∙Hilary O.D. Critchley, M.D∙ Ian S. Fraser, M.D The FIGO classification of causes of abnormal uterine bleeding in the reproductive years. (La classification FIGO des causes de saignements utérins anormaux dans les années de reproduction.)
- Ostéopathie et névrome de Morton
Source : Clinique orthopédique Arago Paris 14ième 1) Névrome de Morton : définition, fréquence et population à risque. Le névrome de Morton, également appelé métatarsalgie de Morton, est un syndrome canalaire localisé dans l’avant-pied. Il est lié à la compression d’un nerf interdigital et s'inscrit dans la catégorie des pathologies inflammatoires courantes. Le syndrome de Morton doit son nom au médecin Thomas G. Morton qui en a réalisé la première description en 1876. Cette pathologie affecte majoritairement les femmes, qui représentent environ 80 % des cas . L'âge moyen d'apparition des symptômes se situe autour de la cinquantaine. 2) Causes et facteurs de risque du syndrome de Morton. Auteur « Berichard » : Travail personnel d'après Gray's Anatomy L’origine exacte du syndrome de Morton demeure incertaine. Il est toutefois établi qu’il résulte de la compression d’un nerf interdigital (ou nerf inter-métatarsien), le plus souvent situé entre le troisième (M3) et le quatrième métatarsien (M4). Cette compression peut être favorisée par certaines prédispositions anatomiques ou génétiques, notamment : des déformations des orteils, telles que les orteils en griffe ou en marteau ; un hallux valgus ou d’autres anomalies morphologiques, comme le pied plat. D’autres facteurs de risque sont liés au mode de vie ou à l’environnement : le port régulier d’escarpins ou de chaussures à talons hauts ; l’utilisation de chaussures trop étroites ou mal adaptées ; la pratique d’activités sportives sollicitant intensément l’avant-pied (course à pied, danse, ski, escalade, etc.). Un facteur supplémentaire fait également l’objet d’études : le surpoids, qui pourrait accentuer les contraintes mécaniques exercées sur l’avant-pied. 3) Névrome de Morton : Comment la compression nerveuse abouti à la douleur ? Source : Hôpital Américain de Paris Dans les trois-quarts des cas, cette inflammation se produit au niveau de l’espace inter métatarsien, entre le 3e et le 4e orteil. Cette inflammation provoque un épaississement du ligament métacarpien transverse profond et créé une fibrose responsable des symptômes. C’est un conflit mécanique qui se produit en quatre étapes : Compression répétée du nerf interdigital plantaire. Cette compression chronique entraine une dégénérescence périneurale, le nerf se transforme en névrome (épaississement fibreux). L’accroissement du volume du nerf fait augmenter la pression => cercle vicieux. Le nerf comprimé transmet des décharges neuropathiques et crée la douleur irradiante au niveau de la zone concernée. 4) Syndrome de Morton : quels signes doivent alerter ? Le syndrome de Morton peut être bilatéral dans 20 % des cas. Les manifestations douloureuses (métatarsalgies) L'affection se traduit par une douleur plantaire (sous le pied), située à l'avant-pied (métatarsalgie), souvent décrite comme : Intense et nerveuse : Elle prend typiquement la forme de sensations de décharge électrique, de brûlure ou d'un engourdissement (hypoesthésie) localisé à l'avant-pied et dans les orteils adjacents. Facteurs modulateurs La douleur présente des caractéristiques fortement influencée par l'activité et le chaussage : A. Facteurs déclenchants et aggravants La douleur est exacerbée, voire provoquée, par : La mise en charge prolongée (rester debout longuement). La marche ou la course à pied. Le port de chaussures étroites et/ou de chaussures à talons, qui augmentent la compression nerveuse. B. Facteurs de soulagement Le soulagement est obtenu en : Retirant les chaussures (effet immédiat de décompression). Effectuant un massage de l'avant-pied. Évolution Initialement, la douleur est intermittente (elle apparaît et disparaît). Toutefois, sans traitement, elle peut progresser et devenir : Nocturne (survenant la nuit). Précoce (apparaissant dès la simple mise en charge du pied). 5) Diagnostic du névrome de Morton : Examen clinique et imagerie. Le diagnostic est essentiellement clinique mais se confirmera par des examens complémentaires d’imagerie. L’examen clinique met en évidence une douleur reproduite à la pression de la tête métatarsienne (appelé le signe du haricot ou signe du Mulder.). Signe de Mulder Ensuite la radio du pied peut aider à identifier les facteurs prédisposants (hallux valgus, pied plat) et éliminer d’autres pathologies du pied. L’échographie permettra de visualiser l’épaississement du nerf plantaire. 6) Traitement du névrome de Morton : Solutions conservatrices et chirurgicales. Le traitement de première intention est un traitement conservateur. Dans un premier temps, il sera conseillé de changer de chaussures vers des chaussures plus larges, d’éviter les talons, les semelles rigides et d’utiliser plutôt des chaussures amortissantes et stables. Une orthèse plantaire peut être proposée pour décharger l’espace inter-métatarsien. Cette orthèse se fait sur mesure avec un podologue et peut être très efficace dans les stades débutants et intermédiaires Il est également conseillé de réduire la course, la marche prolongée et autres activités prolongées reproduisant la douleur. Une reprise progressive est possible après une période déterminée cliniquement (prise en charge pluridisciplinaire). La thérapie manuelle, qu’elle soit pratiquée en kinésithérapie ou en ostéopathie contribue également à soulager les symptômes et favoriser la guérison. Des infiltrations de corticoïdes peuvent être proposées par le médecin en cas de douleur très vive persistante. La chirurgie du névrome n’est envisagée qu’en dernier recours, six mois à un an après le début du traitement en cas d’échec. Deux techniques possibles : Neurectomie : ablation du névrome Décompression par section du ligament transverse profond 7) Ostéopathie et névrome de Morton : Prise en charge complémentaire bénéfique. L’ostéopathie peut constituer un complément approprié dans la prise en charge du syndrome de Morton en agissant sur les facteurs mécaniques susceptibles d’entretenir la compression du nerf digital plantaire. Les techniques articulaires et tissulaires permettent d’améliorer la mobilité du pied, du médio-pied, de la cheville, favorisant ainsi une répartition plus homogène des charges sur l’avant-pied. Le travail sur les structures myofasciales et sur les articulations métatarsiennes peut contribuer à réduire les tensions locales et optimiser le fonctionnement des tissus environnants. L’évaluation et la correction des déséquilibres biomécaniques du membre inférieur – tels que les restrictions au niveau du genou, de la hanche ou du bassin - participent à limiter les contraintes répétées sur l’avant-pied. Intégrée à une prise en charge pluridisciplinaire incluant l’adaptation du chaussage, les orthèses plantaires et le suivi médical, l’ostéopathie s’inscrit comme une approche complémentaire visant à améliorer le confort du patient et la fonctionnalité du pied. 8) Sources de l'article Ouvrage The biomechanics of the foot and ankle de Robert A. Donatelli aux éditions FA Davis : Partie: Mécanique de l’avant-pied. Articles Groupe ELSAN Névrome ou syndrome de Morton Clinical Radiology Journal : Article publié en mars 2021 - Volume 76, Numéro 3, p235.E15-235.E23. Auteurs : M.S. Mak, R. Chowdhury, R. Johnson Morton’s neuroma: review of anatomy, pathomechanism, and imaging. (Névrome de Morton : revue de l'anatomie, du pathomécanisme et de l'imagerie). National Library of Medicine - American Journal of Roentgenology (AJR) : Article publié en septembre 2000. Volume 175, No3. Auteurs : Jenny Bencardino, Zehava S. Rosenberg, Javier Beltran, Xiang Liu, and Emmanuelle Marty-Delfaut Morton's Neuroma: Is It Always Symptomatic? ( Névrome de Morton : est-il toujours symptomatique ?) Journal of the American Medical Association (JAMA) : Article publié en décembre 2023. Auteur : Minton Truitt Cooper, MD Affections douloureuses courantes du pied et de la cheville. Une critique. ScienceDirect - Le Journal de chirurgie du pied et de la cheville : Article publié en aout 2015. Volume 54, numéro 4, pages 549-553. Auteurs : Devendra Mahadevan FRCS, MRCS Muralidharan Venkatesan, Raj Bhatt FRCR, Maneesh Bhatia FRCS. Précision diagnostique des tests cliniques pour le névrome de Morton comparée à l’échographie . ScienceDirect - Le Journal de chirurgie du pied et de la cheville : Article publié en octobre 2020. Volume 26, No 7, pages 736-743. Auteurs Lauren Thomson, Randeep S. Aujla, Pip Divall, Maneesh Bhatia . Traitements non chirurgicaux du névrome de Morton : une revue systématique.
- Ostéopathie et maladie osseuse de Paget
Source : Ehpad Notre Dame des Anges Lille 1) Maladie de Paget : Définition et chiffres clés La maladie de Paget, également connue sous le nom d'ostéite déformante, est une maladie osseuse chronique qui affecte principalement les personnes âgées de plus de 50 ans. La prévalence est environ de 3 % de la population après 55 ans, les hommes étant plus touchés que les femmes. Cette maladie a été décrite en 1877 par le chirurgien britannique James Paget. Sa fréquence est en diminution depuis quelques décennies. 2) Comprendre la maladie de Paget : Mécanisme, os touchés et symptômes C'est une affection fréquente, mais souvent discrète, qui n'affecte que quelques os (à la différence de l’ostéoporose.) La maladie de Paget se caractérise par une activité anormale et désorganisée des cellules responsables de la formation et de la résorption osseuse. Les os les plus fréquemment touchés sont le bassin, le fémur, le tibia, la colonne vertébrale et le crâne mais n'importe quel os peut être atteint. La maladie de Paget de l'os est généralement asymptomatique. Lorsque les symptômes apparaissent, ils s'installent de manière insidieuse, consistant en : Douleurs osseuses chroniques Déformation plus ou moins marquée Raideur Augmentation du risque de fracture Augmentation du risque d’arthrose secondaire 3) Origines possibles de la maladie de Paget La cause exacte (étiologie) est inconnue mais plusieurs facteurs sont impliqués : Facteur génétique : mutation du gène SQSTM1 dans 10 % des cas Facteur environnemental : antécédent d’infections virales Age et origine ethnique : pathologie plus commune en Europe du Nord, Royaume-Uni, Australie et Nouvelle-Zélande 4) Maladie de Paget : diagnostic, traitements et suivi médical Le diagnostic repose sur l’imagerie. La radiographie mettra en évidence des os épaissis, déformés, avec une structure hétérogène. La scintigraphie osseuse permet de localiser les zones touchées. Un bilan biologique permet de déceler un taux de phosphatases alcalines augmentées. Ce dosage biologique des phosphatases alcalines sera ensuite réalisé tous les 3 à 6 mois puis une fois par an pour tous les patients. Il n'existe pas de remède et l’on ne traite pas la maladie si elle est asymptomatique. L’objectif du traitement est de diminuer l’activité anormale du remodelage osseux, soulager les douleurs et prévenir ou ralentir les déformations osseuses, les fractures et les complications possibles. Le traitement dépendra du siège, de la symptomatologie et de l’activité biologique. Les biphosphates sont les médicaments de référence. Des antalgiques, AINS et vitamines (vitamine D entre autres) seront prescrites en fonction du besoin. Un suivi de kinésithérapie et d’ostéopathie peut également être indiqué pour entretenir la mobilité articulaire et le confort au quotidien du patient. Des orthèses peuvent être proposées en cas de déformations importantes. 5) L'ostéopathie dans la prise en charge fonctionnelle de la maladie de Paget L’ostéopathe peut intervenir en complément du traitement médical, en coordination avec le médecin généraliste, le rhumatologue et parfois le kinésithérapeute. La maladie de Paget est une contrindication aux manipulations à haute vélocité (type thrust). Il faut donc adapter la prise en charge et privilégier les techniques fonctionnelles non invasives. Objectifs de traitement fonctionnel principaux : Soulager les douleurs musculo-squelettiques secondaires Améliorer la mobilité des articulations voisines d’un os déformé Optimiser la posture et la répartition des contraintes Prévenir les compensations douloureuses (lombalgies, cervicalgies, douleurs de hanche ou de genou) Améliorer la qualité de vie (sommeil, respiration, fatigue) 6) Maladie de Paget : l’importance d’un suivi médical et ostéopathique coordonné et régulier La maladie osseuse de Paget est une affection chronique du remodelage osseux nécessitant une prise en charge rigoureuse. Le traitement repose principalement sur les biphosphates associés à un suivi biologique et fonctionnel régulier. L’ostéopathe, en collaboration avec l’équipe médicale, intervient de manière douce et adaptée pour améliorer le confort, la mobilité et l’équilibre postural du patient, tout en respectant les fragilités osseuses propres à la pathologie. 1) Sources de l'article Archive ouverte de l’université de Lorraine (HAL-UL) : Thèse de doctorat en pharmacie soutenue par Franck Zwolinski en 2020. Ostéoporose et maladie de Paget : dysfonctionnements du métabolisme phospho-calcique liés à l'âge Groupe ELSAN Maladie de Paget Manuel MSD : Article publié en juillet 2025. Auteur : Julia F. Charles, MD, PhD, Brigham and Women's Hospital. Maladie osseuse de Paget Le manuel MERK : article publié en juillet 2025 Maladie osseuse de Paget National Library of Medicine – Journal de l’Association Médicale Canadienne (JAMC) : Article publié en aout 2023 (Volume 195 No 33.). Auteurs : Reza Pishdad, Kendall F. Moseley. Maladie osseuse de Paget ScienceDirect - Revue du Rhumatisme : Article publié en novembre 2015 (vol 82, supplément 1). Auteurs : Laëtitia Michou, Philippe Orcel. La maladie osseuse de Paget : une maladie en voie de disparition ? National Library of Medicine – American Journal of Human Genetics (AJHG) : Article publié en juin 2002( Volume 70 No 6) . Auteurs : Nancy Laurin, Jacques P Brown, Jean Morissette, Vincent Raymond. Recurrent Mutation of the Gene Encoding sequestosome 1 (SQSTM1/p62) in Paget Disease of Bone.
- Ostéopathie et syndrome de l'essuie-glace
Source : Opentri.fr 1) Qu'est-ce que le syndrome de la bandelette ilio-tibiale (essuie-glace) ? Chiffres clés. Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale, souvent appelé syndrome de l’essuie-glace, est une douleur fréquente située sur le côté externe du genou. Elle est fréquente chez les coureurs et les cyclistes. Elle est due à une inflammation d’un tendon appelé tractus ilio-tibial, une sorte de bande fibreuse qui relie la hanche au tibia. Les données épidémiologiques indiquent que ce syndrome représenterait 5 à 14 % des blessures liées à la course à pied. Par ailleurs, une étude menée en France indique que près de 10 % des coureurs en seraient atteints. 2) Anatomie de la bandelette ilio-tibiale : muscles associés et fonctions stabilisatrices. La bandelette ilio-tibiale correspond à un épaississement du fascia lata. Elle s’étend depuis la crête iliaque, au niveau du bassin, jusqu’à la tubérosité latérale du tibia également connue sous le nom de Tubercule de Gerdy . Cette structure fibreuse constitue un point de convergence pour deux muscles importants de la hanche : En avant, le Muscle Tenseur du Fascia Lata (TFL). En arrière, le Muscle Grand Fessier. Son rôle principal est d’assurer la stabilité de la hanche et du genou dans les plans sagittal et frontal. Elle assure la transmission des forces entre le bassin et le tibia et contribue au maintien de l’alignement du membre inférieur pendant la marche et la course. Elle participe aussi : - à l’écartement de la cuisse vers l’extérieur (abduction de la hanche par l’action du TFL), - à la flexion du genou, - et à sa rotation vers l’intérieur. 3) Syndrome de l'essuie-glace : mécanisme d'apparition, symptômes et facteurs de risque. Lors de la course à pied, lorsque le genou atteint environ 30° de flexion, la bandelette ilio-tibiale se déplace d’avant en arrière sur le condyle fémoral latéral, à la manière d’un essuie-glace. Ce mouvement répété de frottement au cours des phases de flexion et d’extension entraîne la formation de microlésions au niveau des fibres de collagène, provoquant ainsi une réaction inflammatoire locale. Plusieurs éléments peuvent favoriser l'apparition du syndrome de l'essuie-glace : Surcharge d'entraînement : une augmentation trop rapide de la fréquence ou de l'intensité (charge) des séances. Déficits musculaires : une faiblesse au niveau des muscles de la hanche ou du genou (instabilité). Matériel inadapté : l'utilisation de chaussures de course inadaptées ou de semelles orthopédiques mal ajustées. Type de terrain : la pratique de la course à pied sur des terrains irréguliers, en pente ou de mauvaise qualité. Les principaux symptômes du syndrome de l'essuie-glace incluent : une douleur de type brûlure, localisée sur le côté externe du genou, une sensibilité au toucher, surtout au niveau du petit relief osseux appelé tubercule de Gerdy, une douleur déclenchée ou aggravée par la course, la marche, voire la montée ou la descente d’escaliers, en l’absence de prise en charge adaptée, une évolution possible vers une gêne persistante, même au repos. 4) Diagnostic et prise en charge du syndrome de l’essuie-glace : repos, kinésithérapie et semelles Établissement du diagnostic Le diagnostic de ce syndrome repose sur un examen clinique réalisable par un un médecin généraliste, un kinésithérapeute ou un ostéopathe. Cet examen comporte deux éléments clés : Palpation du genou mettant en évidence une douleur sur le tubercule de Gerdy, sur la partie externe du condyle fémoral et 2 à 3 cm au-dessus de l’interligne articulaire. Deux tests orthopédiques spécifiques : Test de Renne : Le patient se tient sur une jambe et effectue une trentaine de mouvements de flexion-extension. Le test est jugé positif si en fin de mouvement une douleur apparaît sur la zone externe du genou (au niveau du tubercule du condyle externe). Source : Institut de Thérapie Manuelle et de Physiothérapie (ITMP) Test de Noble. Le patient est allongé sur le côté, genou fléchi à 90 degré. Le praticien exerce une pression digitale sur le sommet du condyle externe à 2 à 3 cm au-dessus de l’interligne articulaire pendant qu’il réalise une extension passive du genou. Le test est positif lorsqu’une douleur vive apparait à 30 degré d'extension. Source : Piriforme Le reste de l’examen clinique est généralement normal et ces deux tests suffisent au diagnostic. Des examens complémentaires peuvent être prescrits uniquement en cas de doute afin d’écarter d’autres pathologies ou de confirmer l’inflammation : radiographie (pour exclure une arthrose ou une fracture) ou échographie (afin de détecter un éventuel épanchement articulaire). Principes de la prise en charge Le traitement commence par l’éducation thérapeutique du patient. Cela consiste en l’explication du diagnostic ainsi que les mesures à mettre en place pour la guérison. Selon l’intensité du syndrome, un repos sportif temporaire peut être recommandé. L’objectif principal de la prise en charge est de permettre la poursuite de l’activité physique, mais à un rythme moins soutenu , afin de réduire le stress mécanique. Le protocole thérapeutique repose sur une approche pluridisciplinaire : rééducation par l'exercice : elle comprend des exercices de renforcement musculaire réalisables à domicile, en salle de sport ou avec un kinésithérapeute, suivi ostéopathique : pour améliorer l’équilibre postural et la mobilité articulaire, prescription de semelles orthopédiques : Ce complément thérapeutique est envisagé en fonction du bilan clinique initial. À domicile, il est conseillé d’effectuer régulièrement des étirements et d’appliquer du froid durant la phase inflammatoire. Si ces traitements restent sans effet, une infiltration de corticoïdes peut être envisagée. 5) L'ostéopathe face au syndrome de l’essuie-glace : approche globale et prévention des récidives L’ostéopathie offre une approche globale et complémentaire dans la prise en charge du syndrome de l’essuie-glace en agissant sur les causes mécaniques et fonctionnelles qui entretiennent la douleur. L’ostéopathe recherche les déséquilibres biomécaniques pouvant modifier la tension de la bandelette ilio-tibiale : troubles de la mobilité du bassin, désaxation fémoro-tibiale, dysfonction du pied et de la cheville. Ces trois facteurs peuvent impacter la chaîne postéro-latérale du membre inférieur. Le traitement ostéopathique vise à réharmoniser les tensions myofasciales du TFL, du grand fessier et des autres muscles stabilisateurs de hanche tout en améliorant la mobilité articulaire de la hanche, du genou et de la cheville. Par un travail doux sur les tissus conjonctifs, les articulations et la posture globale, l’ostéopathie favorise la diminution de l’inflammation, la relaxation musculaire et une meilleure répartition des contraintes lors de la course ou de la marche. Enfin, elle joue un rôle important dans la prévention des récidives, en accompagnant le sportif dans la correction de ses appuis, de sa gestuelle et de son schéma corporel. 6) Sources de l'article ScienceDirect - Journal de Traumatologie du Sport : Auteurs L. Derville, B. Lemarchand, J.M Franco, P. Gaillard, P. Le Nabat. Volume 41, No 1, mars 2024, Pages 58-72. Épidémiologie du syndrome de la bandelette ilio-tibiale chez le traileur à La Réunion : prévalence, caractéristiques, facteurs de risque et prise en charge HAL open science - Université Aix-Marseille – Formation en Masso-Kinésithérapie : Mémoire de fin d’étude de Maëva Goncalves Filipe (octobre 2023). Facteurs de risques du syndrome de l’essuie-glace chez les coureurs de fond National Library of Medicine - Revue « The physician and sports medicine » : Auteurs : Jandre V Marais, Audrey Jansen van Rensburg, Martin P Schwellnus, Esme Jordaan, Pieter Boer. Volume 52, avril 2024 - Numéro 6 Risk factors associated with a history of iliotibial band syndrome (hITBS) in distance runners: a cross-sectional study in 76 654 race entrants – a SAFER XXXIII study. National Library of Medicine - Journal of Orthopaedic Surgery and Research : Auteurs : Janine McKay, Nicola Maffulli, Rocco Aicale and Jack Taunton. Parution en mai 2020 Iliotibial band syndrome rehabilitation in female runners: a pilot randomized study
- Ostéopathie et entorse de genou
1) Entorse de genou : définition, fréquence et population à risque Une entorse du genou est une lésion d’un ou plusieurs ligaments qui maintiennent l’articulation du genou en place. C’est une affection courante. En France, on estime qu’environ 200 000 traumatismes du genou nécessitent une prise en charge médicale chaque année. Parmi eux, une part significative correspond aux entorses du genou, particulièrement chez les sportifs. Ces entorses affectent préférentiellement les adolescents et adultes jeunes lors de la pratique de certains sports comme le ski, les sports collectifs (football, rugby, basketball, handball…) et les sports de combat tels que le judo. Néanmoins, on constate qu’elles surviennent de plus en plus chez les 40-60 ans. 2) Ligaments du genou (LCA, LCP, LCL, LCM) : rôle, anatomie et importance dans la stabilité articulaire Source : Giphar Les ligaments sont des structures essentielles dans la stabilité du genou. Ils sont constitués de tissu conjonctif fibreux solide et permettent le maintien des os entre eux. On trouve quatre ligaments : Le ligament croisé antérieur (LCA) relie le plateau tibial à la face axiale du condyle latéral fémoral Le ligament croisé postérieur (LCP) relie le plateau tibial à la face axiale du condyle médial fémoral Le ligament collatéral latéral (LCL ou LLE) relie le condyle latéral fémoral à la fibula (ou péroné en ancienne nomenclature) Le ligament collatéral médial (LCM ou LLI) relie le condyle médial fémoral à l’extrémité supérieure de la diaphyse du tibia. Les ligaments collatéraux assurent la stabilité dans le plan frontal, tandis que les croisés, aussi appelés pivots centraux, assurent la stabilité dans le plan sagittal. À cela nous pouvons rajouter le ligament poplité, qui est en réalité une extension fibreuse du tendon du muscle ischio-jambier (semi-membraneux) NB : les ménisques ne sont pas des ligaments, ce sont deux petits cartilages en forme de croissant tandis que les ligaments sont des bandes de fibres tendineuses. Les deux ont pour rôle de stabiliser l’articulation. 3) Reconnaître une entorse de genou : symptômes et degrés de gravité Source : Clinique Drouot La lésion du ligament croisé antérieur (LCA) représente à elle seule 40 % des lésions traumatiques de genou. L’entorse de genou se produit par traumatisme, direct ou indirect, impliquant une torsion ou une hyperextension du genou. Il y a différents stades de gravité pour une entorse et ses lésions ligamentaires . Quatre mécanismes d’entorse sont décrits au niveau du genou. Le plus fréquent associe valgus-flexion-rotation externe. Il affecte le ligament latéral interne (LLI), le ménisque interne et le l igament croisé antérieur ( LCA). Le mouvement inverse (varus, flexion et rotation interne) touche le ligament latéral externe (LLE) et le l igament croisé antérieur ( LCA). Une hyperextension peut déchirer le LCA. Quant au ligament croisé postérieur (LCP), il est lésé lorsque le tibia recule sous le fémur suite à un choc direct antérieur. Ces mouvements peuvent aussi se combiner et aggraver le tableau lésionnel, surtout lors d’un traumatisme à haute énergie. Le stade le plus grave des entorses est la luxation du genou qui déchire l’ensemble capsulo-ligamentaire, désolidarisant la jambe de la cuisse, et peut menacer la survie de la jambe à cause d'une lésion vasculo-nerveuse. La gravité de l’entorse est classée en trois stades : Stade 1 : entorse bénigne ou légère Stade 2 : entorse modérée Stade 3 : entorse grave, souvent accompagnée d’un arrachement osseux, voire une luxation. Selon la gravité de l’entorse les symptômes suivants seront présents : Douleur plus ou moins vive Sensation d’instabilité du genou Épanchement, gonflement du genou Craquement du genou lors de l'accident (surtout en stade 3) Boiterie ou impotence fonctionnelle. 4) Prise en charge médicale d’une entorse de genou : du diagnostic à la rééducation Le diagnostic précis d’une entorse de genou commence par une évaluation physique approfondie (tests cliniques) menée par un médecin (généraliste ou du sport) . En l'absence de médecin disponible immédiatement, un kinésithérapeute ou un ostéopathe peut effectuer cette première évaluation. Cette étape est suivie d'une série d'examens d'imagerie : La radio permet d’exclure une potentielle fracture L'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) permet une visualisation détaillée des ligaments et autres structures articulaires. Le traitement est déterminé en fonction du type et de la gravité de l'entorse . Quelle que soit l'atteinte, la prise en charge initiale comprend une immobilisation relative du genou, avec ou sans attelle de maintien. L'application de glace (glaçage) est utilisée pour réduire l'œdème et l'inflammation. Pour les entorses les plus sévères (stade 3) , une opération sous arthroscopie peut être proposée. Après l'entorse, la phase de rééducation auprès d'un kinésithérapeute est essentielle pour garantir une récupération fonctionnelle complète de l'articulation. Selon la sévérité de la lésion , la guérison totale peut prendre entre 4 et 24 semaines. 5) Ostéopathie et entorse de genou : accélérer la récupération et éviter les récidives L’entorse du genou, qu’elle soit bénigne ou grave, entraîne une perte de mobilité articulaire et des compensations mécaniques. Même après la phase de guérison, certaines tensions peuvent persister et gêner la récupération complète. L’ostéopathie agit en synergie avec la rééducation pour aider le corps à retrouver son équilibre naturel : Restaurer la mobilité articulaire du genou, mais aussi de la hanche, de la cheville et du bassin Travailler les tissus périarticulaires : adhérences cicatricielles, tensions ligamentaires (par des techniques douces) Optimiser la récupération fonctionnelle : améliorer la stabilité du genou, réduire les douleurs résiduelles (afin de prévenir les récidives). 6) Sources de l'article Le manuel MSD : Article de Danielle Campagne, MD, University of California, San Francisco (juillet 2023) Entorses du genou et traumatismes apparentés Revue Médicale Suisse : Article publié en décembre 2001. Auteur Olivier Siegrist La prise en charge des entorses du genou Institut Audomarois de Chirurgie Orthopédique et du Sport (IACOS) Entorse de genou Groupe ELSAN Entorse du genou Encyclopédie Médicale Libre : Article mis à jour en mars 2020 Lésion ligamentaire du genou HAL open science - UFR de sante de Rouen Normandie : Thèse de doctorat en médecine de Quentin Leduc soutenue en septembre 2024 Traumatisme du genou : état des lieux de la prise en charge par les médecins généralistes de la région Haute-Normandie Site web du Dr Richard FERRER - Protocoles d'urgences Conduite à tenir devant une entorse du genou
- Ostéopathie et adénomyose
Femme souffrant d'adénomyose 1) Adénomyose : une maladie gynécologique fréquente et méconnue. L’adénomyose ou endométriose interne est une maladie gynécologique de l’utérus fréquente. Elle est définie par la présence de glandes endométriales et de stroma cytogène à l’intérieur du myomètre, la couche interne de la paroi utérine. La prévalence est variable selon les études, les critères diagnostiques utilisés, l’âge des femmes étudiées, mais l’on estime qu’entre 11 et 13 % des femmes sont atteintes d’adénomyose en France (Association EndoFrance). L’endométriose et l’adénomyose ne doivent pas être confondues. En réalité, une femme peut avoir de l’adénomyose sans avoir d’endométriose et inversement. Source : www.monendométriose.net 2) Adénomyose : symptômes, causes et facteurs de risque. Source : Association S-Endo La cause exacte de l’adénomyose n’est à l’heure actuelle pas connue. Certaines études suggèrent qu’elle serait liée au processus de vieillissement de l’utérus. Mais d’autres études récentes montrent que plus de 30 % des patientes ont moins de 40 ans. Facteurs prédisposants : Multiparité Antécédent chirurgical de l’utérus (IVG par aspiration, césarienne, curetage, etc.) Hormonothérapie Il existe trois types d’adénomyose : Diffuse : on retrouve de nombreux foyers disséminés sur l’ensemble du myomètre Focale : un ou quelques foyers localisés sur le myomètre Externe : quand l’endométriose pelvienne profonde vient infiltrer le myomètre Source : The Seckin Endometriosis Center (SEC) Bien que l'adénomyose puisse être asymptomatique chez certaines patientes, elle provoque majoritairement des symptômes dans la zone pelvienne . Les symptômes caractéristiques comprennent : Dysménorrhées (douleur menstruelles) Ménorragies (règles abondantes et prolongées) Métrorragies (saignements en dehors des règles) Douleurs pelviennes chroniques. Associés à ces trois symptômes, peuvent s’ajouter Dyspareunie (douleurs lors de rapports sexuels) Ballonnements et troubles digestifs Asthénie (fatigue) et anémie Troubles de la fertilité 3) Comment diagnostiquer l’adénomyose et quels traitements choisir ? Le diagnostic de l’adénomyose peut être posé par un médecin gynécologue, une sage-femme, ou un médecin généraliste. La première étape consiste en une échographie endovaginale, qui permet de détecter un épaississement anormal de la paroi utérine. Pour confirmer le diagnostic, une IRM pelvienne peut être prescrite. Cet examen, plus précis, aide à distinguer l’adénomyose d’autres affections gynécologiques telles que les fibromes utérins. À ce jour, aucun traitement ne permet de guérir définitivement l'adénomyose. Pour les femmes présentant des symptômes, le dispositif intra-utérin (DIU) hormonal au lévonorgestrel, plus connu sous le nom de stérilet hormonal, constitue le traitement de référence. D’autres options peuvent être envisagées selon chaque cas : la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), d’autres méthodes contraceptives hormonales, ou encore des antalgiques et/ou antispasmodiques pour soulager la douleur. Lorsque ces approches ne suffisent pas, un traitement chirurgical peut être proposé en dernier recours. L’intervention est dite conservatrice, afin de préserver la fertilité chez les femmes en âge de procréer. Cependant, cela reste une opération invasive. Elle consiste en une embolisation de l’utérus, réalisée sous anesthésie locale. L’acte dure environ une heure, nécessite une hospitalisation de deux à trois jours, et peut donner suite un arrêt de travail d’une à deux semaines le temps de récupérer. Le traitement chirurgical par embolisation soulage plus de 75 % des patientes qui en bénéficient. 4) L’ostéopathie, une alliée pour soulager les douleurs utérines en cas d’adénomyose. L’ostéopathie fait partie des traitements naturels pouvant soulager les femmes atteintes de troubles gynécologiques, et plus particulièrement d’adénomyose. L’ostéopathe n’a pas pour rôle de traiter la maladie mais accompagne les femmes atteintes d’adénomyose en travaillant sur les adhérences tissulaires et la mobilité osseuse du bassin, des lombaires, du périnée ainsi que des organes digestifs et gynécologiques pour soulager l’inflammation locale et permettre aux patientes d’améliorer la qualité de vie durant les cycles menstruels. Les séances permettent : Soulagement de la douleur Amélioration de la qualité de vie Amélioration de la circulation sanguine et lymphatique. L’ostéopathe peut également donner des conseils adaptés et orienter dans le cadre de la pluridisciplinarité au besoin, la patiente vers kiné/sage-femme/nutritionniste/sophrologue ou encore médecin gynécologue si nécessaire. 5) Sources de l'article. Ouvrages L'Adénomyose : Au-Delà des Douleurs : Ouvrage de Caroline-Anne Rousseau. Auteur Caroline-Anne Rousseau ( Aout 2023.) Adenomyosis - The Bad Cousin of Endometriosis : An unsuspected cause of Heavy Painful Periods : Ouvrage de Eisen Liang et Bevan Brown. The Bad Cousin of Endometriosis Articles Institut Franco-Européen Multidisciplinaire d’Endométriose (IFEM Endo) Qu’est-ce que l’adénomyose ? Le manuel MSD : Article publié en février 2023. Auteur Charles Kilpatrick, MD, MEd, Baylor College of Medicine Adénomyose utérine EndoFrance, association française de lutte contre l'endométriose Qu’est-ce que l’adénomyose ? Groupe ELSAN : Article publié en septembre 2022 Adénomyose : définition, causes et traitements Santé publique France : Etude publiée en mars 2022. Épidémiologie de l’endométriose prise en charge à l’hôpital en France de 2011 à 2017 National Library of Medicine - Pan African Medical Journal : Article publié en septembre 2015. Auteurs Moez Kdous, Monia Ferchiou, Fethi Zhioua. Adenomyose utérine, étude clinique et thérapeutique: à propos de 87 cas . National Library of Medicine – Journal de l’Association médicale canadienne (JAMC ) : Article du 3 mai 2021, volume 193, numéro 18. Auteurs : (Ebernella) Shirin Dason, Crystal Chan, Mara Sobel. Diagnostic et traitement de l’adénomyose HAL open science – Université Clermont Auvergne : Thèse de doctorat en médecine de Clémentine Langin soutenue en octobre 2023. Adénomyose : de la nécessité d’un consensus : revue systématique et présentation du protocole ECCRAN Collège national des gynécologues et obstétriciens - CHU Amiens / Université de Picardie-Jules Verne UFR de médecine : Article de P. Merviel, E.Lourdel,R. Cabry, F. Scheffler, C. Chambenoit, O. Gagneur, S. Sanguin, A. Nasreddine, J. Gondry Adénomyose et infertilité National Library of Medicine - The Fertility and Sterility Family of Journals / American Society for Reproductive Medicine (ASRM) : Article de mars 2018, Volume 109, Numéro 3, p380-388. Auteurs : Stephan Gordts, M.D., Grigoris Grimbizis, M.D., Ph.D., Rudi Campo, M.D Symptômes et classification de l'adénomyose utérine, y compris la place de l'hystéroscopie dans le diagnostic
- Ostéopathie et gymnastique
Gymnastes avec boules 1) La Gymnastique : Chiffres Clés et Disciplines en France La gymnastique est un ensemble d’exercices physiques, pratiqués avec ou sans agrès et instruments légers, et destinés à assouplir, développer ou rééduquer le corps . La Fédération Française de Gymnastique (FFG) fondée en 1873 est la plus vieille fédération sportive française. Sur la saison 2023-2024, la Fédération recense 1482 clubs et plus de 326 000 licenciés (83 % de filles contre 17 % de garçons.) La gymnastique est accessible dès l’âge de 2/3 ans avec les cours de baby gym. Elle est principalement pratiquée par des jeunes, avec une moyenne d'âge de 13 ans pour les garçons et les filles. Source : Institut National de la Jeunesse et de l'Education Populaire (INJEP) 2) Quatre Disciplines Olympiques en Gymnastique La FFG reconnait officiellement 9 disciplines parmi lesquelles quatre sont olympiques : Gymnastique artistique (agrès) masculine et féminine Gymnastique rythmique (qui s'exécute uniquement au sol) Trampoline Trois disciplines sont reconnues de haut niveau : Gymnastique aérobic Tumbling Parkour Gymnastique de haut niveau non olympique Deux autres disciplines sont également reconnues par la fédération Gymnastique acrobatique qui se pratique en duo, trio ou quatuor. Elle se caractérise par la réalisation de pyramides humaines et d'enchaînements acrobatiques. Team gym : Une discipline par équipe, où les gymnastes effectuent des mouvements au sol, au tumbling et au mini-trampoline Dans cet article, nous nous concentrons sur les quatre disciplines olympiques : Gymnastique : disciplines olympiques La gymnastique artistique est un sport complet exigeant souplesse, équilibre et force. Il y a quatre agrès chez les filles (sol, saut, barre asymétrique et poutre) et six chez les garçons (sol, arçons, anneaux, saut, barres parallèles et barre fixe) . Cela consiste en la réalisation d’enchainements courts sur ces derniers. La gymnastique rythmique s e pratique au sol. Cinq instruments sont autorisés : la corde, le cerceau, le ballon, les massues et le ruban. Le trampoline , apparu dans les années 50 en France, peut se pratiquer en individuel ou par paire. Discipline olympique depuis 2000, elle consiste en l’enchainement d’acrobaties (vrille, saut, salto). 3) Blessures du Gymnaste La gymnastique est un sport très technique, nécessitant de répéter des mouvements d’une grande amplitude et provoquant de forts impacts sur le corps. Les gymnastes, que ce soit à haut niveau ou en loisirs, sont soumis à un risque accru de blessures traumatiques et blessures d’usure ou chroniques. Quelques blessures fréquentes : Exemples de blessures rencontrées chez les gymnastes Pathologies de croissance chez les 10-16 ans : comme Osgood Schlatter, maladie de Sever, maladie de Köhler, maladie de Scheuermann etc. Entorse Cheville Poignet Genou Tendinopathie et tendinite Golf elbow Tennis elbow Coiffe des rotateurs (épaule) Tendinite tendon d’Achille Fracture traumatique (lors d’une chute, ou d’un choc) ou fracture de fatigue Cheville / pied Poignet / main Clavicule Rachis Rachis cervical : entorse, cervicalgies Rachis lombaire : spondyloses, spondylolisthésis et lombalgies 4) Ostéopathie et Gymnastique : Optimiser Performance et Récupération L’ostéopathie s’inscrit naturellement dans le suivi des gymnastes, qu'ils soient de haut niveau ou amateurs, enfants ou adultes. Comme pour la plupart des sports, l'ostéopathie peut être utilisée pour : Prévenir les blessures Accompagner la rééducation après une blessure Optimiser la récupération Améliorer la performance tout au long de la saison Corriger les déséquilibres posturaux Gérer les douleurs chroniques. Pour atteindre ces objectifs, l’ostéopathie dispose de plusieurs champs d’action, parmi lesquels : L'amélioration de la mobilité articulaire (amplitude et qualité de mouvement) Le relâchement des tensions musculaires Le relâchement des tensions fasciales et ligamentaires. En cas de blessure, l’approche holistique ostéopathique, en étroite collaboration avec la kinésithérapie et la préparation physique, permet d’optimiser la reprise progressive. 5) Sources de l'article Ouvrage Éditions L'harmattan : Auteur Bruno Papin Conversion et reconversion des élites sportives. Approche socio-historique de la gymnastique artistique et sportive Ouvrage paru en mai 2007 Articles Fédération française de gymnastique (FFGYM) Les disciplines Nos disciplines ScienceDirect - Journal de Traumatologie du Sport : Volume 41, Issue 4, Décembre 2024 page 346,356. Auteurs L. Besson (université de Lyon), P. Edouard (CHU de Saint-Etienne). Les conséquences à long terme de la pratique de la gymnastique artistique féminine à haut niveau : étude rétrospective sur 27 anciennes gymnastes de haut niveau. Portail Persée - Les Cahiers de l'INSEP, n°40, 2008 pages 155-163 : Dr Françoise Fraisse Croissance et maturité des gymnastes de haut niveau National Library of Medicine - Sports Health (Vol15 No 3) : Article publié en juin 2023. Auteurs J Alex Albright,Ozair Meghani, Nicholas J Lemme, Brett D Owens, Ramin Tabaddor Characterization of Musculoskeletal Injuries in Gymnastics Participants From 2013 to 2020 DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires après Soutenance) – Université de Poitiers : Thèse de doctorat en pharmacie soutenue par Tiphaine Legros en mai 2021 Accompagnement post-traumatique de la blessure ostéo-articulaire du membre inférieur de la jeune sportive pratiquant la gymnastique rythmique de haut niveau
- Arthrose ou arthrite : comment les différencier ?
Différence entre arthrose et arthrite. Source "Fondation Arthrose" 1) Définitions L’arthrose correspond à la dégradation mécanique du cartilage au sein d’une articulation. Le cartilage joue un rôle d'amortisseur entre les os, mais en cas d'arthrose, il s’affine et devient plus mou et friable. À ses débuts, l’arthrose est parfois asymptomatique c’est-à-dire qu’elle ne se traduit par aucun symptôme. L’arthrite désigne l’inflammation d’une ou plusieurs articulations, non causée par l’usure mais par un dysfonctionnement du système immunitaire. Il existe plus d’une centaine de maladies inflammatoires, les plus fréquentes dans les pays développés étant la polyarthrite rhumatoïde (PR), la spondylarthrite ankylosante (SPA), et l’arthrite septique. 2) Arthrose ou arthrite : Points communs Ce qui crée souvent la confusion, c’est que dans le cas de l’arthrose il peut y avoir également des poussées inflammatoires. Dans le cas de l’arthrose, l’inflammation est la conséquence du mécanisme de dégradation mécanique de l’articulation et non la cause de l’affection. Autre point commun : la présence d’un dérouillage matinal. Il est cependant beaucoup plus long dans le cas de l’arthrite. Il dure en moyenne trente minutes chez un patient arthrosique contre plus d’une heure en cas d’arthrite. 3) Arthrose ou arthrite : Différences Étiologie (cause des lésions) Dans le cas d’une affection arthritique, c’est l’inflammation de la membrane synoviale qui est responsable de la dégradation du cartilage. À l’inverse, dans le cas de l’arthrose, c’est la dégradation du cartilage qui est responsable de l’inflammation de la membrane synoviale. L’origine est d’ordre mécanique. Horaire de la douleur L’arthrite provoque des douleurs qui augmentent au repos et diminuent voire cessent pendant la journée avec l’activité. L’horaire nocturne de la douleur compromet souvent le sommeil. À l’inverse, l’arthrose, en dehors de phases de poussées inflammatoire, donc en phase froide, provoque des douleurs mécaniques, reproduites à l’effort et au mouvement, et cessent au repos. Elle ne réveille généralement pas la nuit. Âge d’apparition Si l’arthrose survient généralement après 45 ans (elle touche seulement 3 % des moins de 45 ans), les arthrites peuvent toucher toutes catégories d’âge, même les enfants comme dans le cas de l’arthrite juvénile idiopathique. Autres différences L’arthrose n’altère pas l’état général (pas de fièvre, pas de perte de poids, pas fatigue en lien avec la pathologie) tandis que certaines formes d’arthrite peuvent provoquer ces symptômes. L’arthrose est souvent localisée au niveau de la colonne vertébrale, des hanches, genoux et mains tandis que l’arthrite peut toucher l’ensemble des articulations. 4) Sources de l'article Ouvrages Article de Andrew J. Grainger and Charles S. Resnik situé au Chapter 11 "Arthritis" Articles INSERM : Article publié en juin 2023 Polyarthrite rhumatoïde. Une maladie modèle pour la recherche sur l’inflammation chronique INSERM : Article publié en septembre 2023 Spondyloarthrites. Des douleurs dorsales exacerbées par le repos. Manuel MSD : Article de Jay Mehta MD, Perelman School of Medicine at The University of Pennsylvania (février 2025) Arthrite juvénile idiopathique Société de l’arthrite du Canada : Article publié en septembre 2023 avec l’expertise de Bindee Kuriya, M.D,SM,FRCPC (université de Toronto) Polyarthrite rhumatoïde Société de l’arthrite du Canada : Article publié en septembre 2017 avec l’expertise de : Sasha Bernatsky, M.D., Ph. D., FRCPC (université de Toronto) et Deborah Levy, M.D., M.S., FRCPC (université de Toronto) Lupus érythémateux disséminé INSERM : Article publié en novembre 2023 Maladies auto-immunes. La rupture de la tolérance au soi. Thomas et al. Chiropractic & Manual Therapies : Article publié en aout 2019. Auteurs : Ewan Thomas, Antonio Rosario Cavallaro, Diba Mani, Antonino Bianco & Antonio Palma The efficacy of muscle energy techniques in symptomatic and asymptomatic subjects: a systematic review
- Ostéopathie et syndrome du canal carpien
Syndrome du canal carpien 1) Définition et épidémiologie Le syndrome du canal carpien est un syndrome canalaire correspondant à la compression du nerf médian dans le canal carpien au niveau du poignet. Il s’agit d’une affection neurologique fréquente et bénigne du membre supérieur. Le syndrome du canal carpien est l’un des troubles musculo-squelettiques les plus fréquents. En France, l’incidence annuelle du syndrome du canal carpien est estimée à 3 pour 1000. C’est une pathologie de prédominance féminine, avec un ratio de trois femmes pour un homme. L’âge moyen du début des symptômes se situe entre 45 et 50 ans. 2) Le canal carpien Syndrome canal carpien > Anatomie. Source "Clinique Jouvenet Paris 16ième" Le canal carpien est la zone de transition entre l'avant-bras et la main. Il s'agit d'un canal ostéofibreux étroit, situé en profondeur à la face palmaire du poignet. Il est délimité par le rétinaculum des fléchisseurs en avant, et par le plancher des os du carpe en arrière. Il contient le nerf médian ainsi que neuf tendons musculaires : quatre tendons du muscle fléchisseur superficiel des doigts, quatre tendons du muscle fléchisseur profond des doigts, et le tendon du muscle long fléchisseur du pouce. Ces tendons sont enveloppés dans une gaine synoviale permettant le passage du nerf médian. Le nerf médian est l’une des branches terminales du plexus brachial. Il prend son origine au niveau des racines rachidiennes C5, C6 et C7, C8 et T1. Il chemine jusqu’au bord inférieur du rétinaculum des fléchisseurs. Source : Sobotta - Atlas of Human Anatomy, Vol.1, 15th ed. Auteurs Paulsen Friedrich ; Waschke Jens Innervation sensitive du Nerf Médian Le nerf médian, lorsqu'il traverse le canal carpien, est responsable de la sensibilité d'une partie cruciale de la main : Face palmaire (paume) et doigts : Il assure la sensibilité de la face palmaire des trois premiers doigts (le pouce, l'index et le majeur) ainsi que de la moitié du quatrième doigt (l'annulaire, côté pouce). Il innerve également la moitié de la paume de la main et l'éminence thénar. Note pour le lecteur : L'éminence thénar est le renflement musculaire situé à la base du pouce, dans la paume de la main. Face dorsale (dos) des doigts : Le nerf médian contribue aussi à la sensibilité de la face dorsale des deuxièmes et troisièmes phalanges de l'index et du majeur, ainsi que de la moitié de l'annulaire (côté pouce) sur cette même face dorsale. Innervation sensitive de la main : Source Belvisi Thomas - Université Aix Marseille Innervation motrice et fonctions du Nerf Médian Au-delà de la sensibilité, le nerf médian joue un rôle essentiel dans le mouvement de la main et des doigts. Il innerve certains muscles qui permettent : Les mouvements d'opposition (permettant de toucher le bout des autres doigts avec le pouce) et d'antépulsion du pouce (avancer le pouce). La flexion du poignet. La flexion des trois premiers doigts (pouce, index, majeur). La pronation (rotation de l'avant-bras pour que la paume de la main regarde vers le bas ou en arrière). 3) Clinique Les symptômes : Symptômes du syndrome du canal carpien. Source : Institut Main Landy Paresthésies nocturnes et diurnes dans le territoire du nerf médian (trois premiers doigts + face interne du quatrième doigt face palmaire Douleur de type de picotement/décharge électrique ou engourdissement sur le territoire du nerf médian Douleur unilatérale ou bilatérale Les douleurs pouvant réveiller la nuit Apparition d’un déficit moteur et d’une amyotrophie de la loge thénar. Les causes et facteurs favorisants : A l’heure actuelle, le syndrome du canal carpien est dans la majorité des cas idiopathique, c’est-à-dire sans cause identifiée. Mais certains facteurs peuvent favoriser la compression du nerf médian dans le canal carpien : Facteur hormonal ou métabolique : hypothyroïdie, ménopause, insuffisance rénale, diabète, grossesse Anomalie constitutionnelle ou acquise du poignet : le canal peut être naturellement étroit, ou bien déformé ou rétréci suite à un traumatisme comme une fracture du poignet, une luxation ou une tendinite. Certaines maladies rhumatismales : polyarthrite rhumatoïde, goutte Certains mouvements ou postures : lors de travaux manuels répétitifs, rapides, sollicitant les membres supérieurs, dans le cadre professionnel ou extra-professionnel (bricolage, jardinage, ménage, couture, coiffure, caissier(ère), boulanger, musiciens, etc). L’existence d’un lien entre le syndrome du canal carpien et l’utilisation de la souris informatique n’a pas été établie avec certitude. 4) Diagnostic et traitement => Le diagnostic se fait d’abord par un examen clinique de la main et du poignet. Signe de Tinel : reproduction des paresthésies et/ou douleur sur le territoire du nerf lors de la percussion du canal carpien Signe de Phalen : reproduction des paresthésies à la flexion forcée du poignet Faiblesse des muscles thénariens Perte de la sensibilité dans le territoire du nerf médian. L’électromyogramme (EMG) est l’examen complémentaire de référence. C’est un examen fiable qui permet d’évaluer la sévérité de la lésion du nerf médian. Il permet également de rechercher d’autres lésions nerveuses associées au rachis cervical (névralgie cervico-brachiale, syndrome du défilé thoraco-brachial), ou au membre supérieur (compression d’autres nerfs, comme le nerf ulnaire). Electromyogramme pour canal carpien. Source : Clinique Jouvenet => Le choix du traitement dépend de la sévérité du syndrome du canal carpien, des facteurs favorisants sa survenue et de la présence ou non de pathologies concomitantes. En l’absence de signes de gravité, le traitement aura pour but de conserver une intégrité motrice et sensorielle. Ce traitement comprend le port d’une attelle amovible d’usage nocturne pour soulager les symptômes. Les médicaments antalgiques ou anti-inflammatoires non stéroïdiens seront prescrits avec précaution car ils comportent des contre-indications et peuvent être responsables d’effets secondaires. L’infiltration de corticoïde en seconde intention apporte un soulagement immédiat mais temporaire et doit être limitée et espacée dans le temps. Le traitement chirurgical est envisagé dans les formes graves ou en cas d’échec thérapeutique. Il consiste à sectionner le ligament annulaire du carpe pour réduire la compression du nerf médian. Plus la prise en charge est précoce, plus elle permet d’éviter ou de retarder la chirurgie et les infiltrations. 5) Apport de l’ostéopathie L’objectif est de rétablir un équilibre musculo-squelettiques et de : Redonner de la mobilité Réduire les tensions musculo-ligamentaires Favoriser la circulation sanguine Approche posturale Éviter ou retarder l’acte chirurgical (en collaboration étroite avec le personnel médical du patient). L’ostéopathe vous donnera également quelques conseils et des exercices d'auto-traitement. En tant qu'approche holistique du corps humain, pour ce qui est du syndrome du canal carpien, l'ostéopathie ne se contente pas de traiter la main et le poignet. Les techniques employées peuvent aussi cibler des zones éloignées comme les cervicales, l'épaule, le coude et toute autre région présentant des tensions qui contribuent au problème. Des études récentes ont montré son efficacité pour atténuer les symptômes de ce syndrome. C'est une approche complémentaire intéressante, mais elle ne remplace pas le traitement médical. 6) Sources de l'article => Ouvrage Pierre Kamina - Anatomie Clinique (Tomes I-V) - Editions Maloine. Anatomie Clinique => Articles Le manuel MSD : Article de David R. Steinberg (mai 2024). Syndrome du canal carpien Santé publique France : Article publié en avril 2024. Syndrome du canal carpien Santé publique France : Bulletin épidémiologique hebdomadaire No11 Juillet 2021. Auteurs : Émilie Chazelle, Natacha Fouquet, Yves Roquelaure. Part des syndromes du canal carpien attribuable à l’activité professionnelle parmi les professions et secteurs d’activité à risque, dans deux départements français . Haute autorité de santé Syndrome du canal carpien : Optimiser la pertinence du parcours patient (février 2013) National Library of Medicine - Pan African Medical Journal : Article publié en 2018. Auteurs : Amine Tahir, Amine Sdoudi, Mohamed Chahed, Aniss Elbaitil, Lkoutbi Fakherdine, Yasser Sbihi, Driss Bennouna, Mustafa Fadili. Syndrome du canal carpien secondaire à une variété anatomique rare du nerf médian . Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail : Article révisé en mai 2024. Syndrome du canal carpien National Library of Medicine - J ournal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy : Article publié en mars 2017. Auteurs : César Fernández-de-Las-Peñas, Joshua Cleland, María Palacios-Ceña, Stella Fuensalida-Novo, Juan A Pareja, Cristina Alonso-Blanco. The Effectiveness of Manual Therapy Versus Surgery on Self-reported Function, Cervical Range of Motion, and Pinch Grip Force in Carpal Tunnel Syndrome: A Randomized Clinical Trial . National Library of Medicine - De Gruyter Brill : Article de mars 2015. Auteurs : Taylor Burnham, Derek C Higgins, Robert S Burnham, Deborah M Heath. Effectiveness of osteopathic manipulative treatment for carpal tunnel syndrome: a pilot project . National Library of Medicine – Revue Neurologique : Volume 167, Issue 1, January 2011, Pages 64-71. Auteurs : P. Petiot, E. Bernard. Pièges diagnostiques du syndrome du canal carpien .
- Ostéopathie et fibromyalgie
Fibromyalgie 1) Définition et épidémiologie La fibromyalgie, aussi appelée syndrome fibromyalgique, est une affection chronique caractérisée par des douleurs diffuses associées à une hypersensibilité douloureuse. Décrite en 1977 par deux médecins canadiens, elle est reconnue par l’OMS depuis 1992, mais n’a à ce jour pas de cause connue. La fibromyalgie est une maladie touchant 1,5 à 2% de la population, les femmes majoritairement, et qui se diagnostique généralement entre 40 et 50 ans. 2) Fibromyalgie : Mécanisme La douleur fibromyalgique est aujourd’hui qualifiée de « nociplastique », ne pouvant pas s’expliquer par la présence de lésions tissulaires activant les nocicepteurs périphériques. Cela proviendrait d’une altération du système de détection et de contrôle de la douleur. Concrètement, la perception de la douleur est perturbée chez le patient fibromyalgique et conduit à : Une perception douloureuse de stimulations qui sont habituellement indolores. Par exemple, le fait d’être touché simplement. C’est l’ allodynie . Une perception anormalement importante des stimulations douloureuses. C’est l’ hyperalgésie . Les chercheurs ont établi que de nombreux facteurs pourraient être à l’origine de ces modifications, notamment : Des facteurs génétiques : La fibromyalgie semble en partie héréditaire, certaines mutations génétiques pourraient favoriser l’apparition de cette maladie. Des infections : Particulièrement virales : certaines pathologies infectieuses semblent déclencher ou accentuer la fibromyalgie Des traumatismes physiques ou émotionnels : Une fibromyalgie sévère peut parfois survenir à la suite d’un événement traumatique physique ou psychologique, prolongé ou répétitif. 3) Fibromyalgie : Diagnostic Le diagnostic de syndrome fibromyalgique est clinique. Selon l’ACR (American college of rhumatology), l’existence d’un syndrome fibromyalgique doit être reconnue quand existent conjointement deux critères : Une douleur diffuse d’une durée d’évolution d’au moins trois mois. Des points douloureux à la pression, localisés précisément dans cette classification : au moins 11 des 18 points doivent être douloureux sous une pression digitale d’environ 4kg. La douleur est considérée comme diffuse quand elle est Bilatérale (des deux côtés du corps) Présente au-dessous et au-dessus de la taille. Les 18 sites répertoriés sont indiqués sur le schéma suivant : Source : Dargazanli Joris D’autres symptômes peuvent accompagner la fibromyalgie : Fatigue chronique (asthénie) Troubles du sommeil Anxiété, dépression Maux de tête (céphalées de tension, migraine) Troubles digestifs (syndrome du côlon irritable). 4) Traitement Il n’existe à ce jour aucun traitement universel efficace contre la fibromyalgie. Les traitements médicaux actuellement disponibles doivent se contenter de soulager les symptômes avec le plus souvent une approche pluridisciplina ire Activité physique adaptée Gestion du stress Suivi psychologique Thérapie manuelle. D’après les études menées ces dernières années, la méthode la plus efficace pour lutter contre les douleurs fibromyalgique semble être le renforcement musculaire (musculation). 5) Apport de l’ostéopathie L’ostéopathie, en complément de la prise en charge médicale de la fibromyalgie, permet de soulager les patients et d’améliorer leur quotidien. L’approche holistique de l’ostéopathie (prenant en compte le corps dans sa globalité) peut être particulièrement bénéfique dans le traitement de douleurs diffuses et de points douloureux multiples. Dans le traitement de la fibromyalgie, les techniques fasciales, tissulaires, et l’approche viscérale et crânienne seront privilégiées en comparaison des techniques articulaires structurelles (crac). L’objectif sera de travailler selon une approche globale adaptée aux symptômes et au degré de fibromyalgie de chaque patient. Un suivi régulier pourrait apporter : Gain de mobilité Diminution des tensions musculo-ligamentaires Soulagement des douleurs Optimisation de la circulation sanguine et lymphatique. 6) Études Une étude réalisée en 2014 sur 45 patients fibromyalgiques a pu démontrer un effet bénéfique à court terme de l’ostéopathie après un suivi sur 5 séances. Effets à court terme d'un protocole de thérapie manuelle sur la douleur, la fonction physique, la qualité du sommeil, les symptômes dépressifs et la sensibilité à la pression chez les femmes et les hommes atteints du syndrome de fibromyalgie : un essai contrôlé randomisé 7) Sources INSERM : Article publié le 29/06/2021 Fibromyalgie Une douleur chronique et diffuse, enfin reconnue L'assurance maladie - Amelie.fr : Article publié le 26 février 2025 Définition et causes de la fibromyalgie Association Fibromyalgie France : La fibromyalgie, maladie de la douleur chronique INSERM : Collection Expertise collective. Montrouge : EDP Sciences,2020. Fibromyalgie HAL open science : Article de Hanae Drioichi paru le 6 juillet 2017 La fibromyalgie











