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  • Ostéopathie pour les enfants et les adolescents

    En complément du suivi médical, l'ostéopathie pédiatrique un accompagnement essentiel à chaque étape de développement Le parcours de développement de l’enfant, de la petite enfance (2 à 6 ans) jusqu’à l’âge adulte, est jalonné de phases essentielles. Durant cette période, l’enfant apprend, découvre, et se transforme tant sur le plan physique que psychologique : acquisition du langage, entrée à l'école, exploration des activités sportives et artistiques, ainsi que changements hormonaux. La croissance est un processus fondamental qui influence directement la santé future de l’enfant.   Un suivi ostéopathique régulier, à raison d'une à deux séances par an, aide à prévenir les troubles de la croissance, les douleurs et à soulager les éventuels dysfonctionnements déjà présents. L’intervention d’autres professionnels de santé (orthophoniste, orthodontiste…) peut également être nécessaire pour garantir une prise en charge globale de l’enfant. Ostéopathie pour enfants Pourquoi consulter un ostéopathe pour son enfant ? De la naissance à 6 ans:   À cet âge, l’enfant est très actif et en plein développement moteur. L’ostéopathie peut alors intervenir pour : - Prévenir ou corriger des déséquilibres liés à la marche et à l’apprentissage de l’écriture ; - Soulager les premiers troubles posturaux ; - Effectuer un bilan ponctuel en cas de chute ou traumatisme. Motifs courants de consultation : - Chutes ou traumatismes nécessitant une prise en charge médicale (plâtre, rééducation). - Retard ou douleurs de croissance - Troubles digestifs (Coliques, RGO, constipation...) - Troubles du sommeil. - Troubles ORL fréquents (rhinopharyngites...). - Troubles posturaux (scoliose, maladie de Scheuermann...). - Troubles respiratoires, comme l’asthme.   Entre 6 et 12 ans À cet âge, le développement physique s’accélère avec de nouveaux défis. Pendant cette phase, la consultation ostéopathique semi-annuelle peut répondre aux besoins suivants: - Douleurs dorsales liées au port du cartable ou aux mauvaises postures - Accompagnement lors du début d’une activité sportive ou artistique - Troubles ORL chroniques (otites à répétition, sinusites...) - Suivi en complément de traitements orthodontiques pour prévenir les maux de tête, bruxisme, cervicalgies, ou vertiges. Les consultations régulières, en particulier en lien avec les soins dentaires, permettent de limiter les contraintes engendrées par les appareils orthodontiques.   Pendant l’adolescence L’adolescence est une période de changements intenses, avec des contraintes physiques et hormonales. Ces transformations peuvent générer du stress, de la fatigue, des troubles du sommeil et de la concentration. L’ostéopathie aide à gérer : - Les troubles posturaux. - Les douleurs liées à une croissance rapide. - Les douleurs en lien avec les traitements orthodontiques. - Les traumatismes (chocs, fractures, entorses). - Les douleurs menstruelles chez la jeune adolescente. Déroulement d'une consultation d'ostéopathie pour enfants   La présence d’un adulte est requise pour toute consultation d'un mineur. À partir de 13 ans, une autorisation parentale signée peut permettre au mineur de consulter seul. Comme pour un adulte, la consultation commence par une anamnèse détaillée, incluant les antécédents médicaux, habitudes et activités de l’enfant. Les consultations se déroulent dans un climat de confiance et de bienveillance. L'ostéopathe prend le temps d'écouter les parents et l'enfant. Les techniques utilisées sont adaptées à l'âge, à la morphologie et au besoins spécifiques de chaque enfant, afin de lui procurer un maximum de confort

  • Ostéopathie et cyclisme

    Cyclisme En 2022, la Fédération Française de Cyclisme (FFC) comptait plus de 100 000 licenciés, la classant en 18e position des sports les plus pratiqués par les français.   Selon d’autres sources, le cyclisme est en 2024 la cinquième activité sportive préférée des français. Disciplines du cyclisme Le cyclisme regroupe un total de quinze disciplines dont neuf disciplines olympiques réparties dans 4 grandes catégories :  Cyclisme sur route :  trois disciplines Course en ligne Contre-la-montre Cyclisme sportif ou de loisir   Cyclisme sur piste : deux disciplines   Sprint Poursuite et endurance     Vélo tout terrain (VTT)  : découpé en six disciplines Enduro Assistance électrique Cross-country olympique Cross-country eliminator Descente VTT trial    BMX :  divisé en quatre disciplines Time trial Race Freestyle park Freestyle flatland Facteurs de risque de blessure  Quelle que soit la discipline, le cyclisme permet d’améliorer son endurance et renforcer son système musculaire mais nécessite la prise en compte de certains paramètres techniques pour éviter de se blesser. Facteurs intrinsèques potentiels de blessure : Une mauvaise posture statique Un mauvais alignement dynamique Le niveau de forme physique Déséquilibre musculaire Facteurs extrinsèques potentiels de blessure Paramètres d’entrainement : volume, intensité, fréquence Mécanique du vélo : cale-pieds, pédale automatique, mauvais réglage de la selle, du guidon Pathologies et blessures du cycliste  Douleurs du cycliste Rachialgie : Lombalgie, cervicalgie, dorsalgie Gonalgie Tendinite : quadriceps, TFL, patte d’oie, tendon d’Achille Aponévrosite plantaire Syndrome du canal carpien Compression du périnée ( Impact de la selle sur le périnée) Le périnée correspond à la zone du plancher pelvien délimité par les ischions sur les côtés (os des fesses), le coccyx à l’arrière (partie terminale du rachis) et les os pubiens à l’avant.  Lors de la pratique du vélo, le périnée se retrouve comprimé par la position assise sur la selle, ce qui contraint la circulation sanguine et peut amener à une hypoxie (manque d’oxygène) locale. Ce phénomène peut entrainer une irritation du nerf pudendal se traduisant par des sensations d’engourdissement, picotement dans la zone et entrainer des troubles de la miction, en particulier chez l’homme.  Pour éviter ce phénomène, il est important de bien choisir sa selle, de bien la régler et d’adapter sa posture de conduite (changer régulièrement de position sur la selle). Apport de l’ostéopathie Amateur ou de haut niveau, le cyclisme étant une activité sportive soumettant le corps à de nombreuses contraintes, un suivi ostéopathique régulier peut s’avérer bénéfique en préparation d’objectifs ou en récupération après blessure ou contraintes importantes.   Dans un premier temps, l’ostéopathe peut effectuer une évaluation de la posture du cycliste, en identifiant les zones de moindre mobilité et de tensions musculosquelettiques.    Comme pour tous sportifs, l’ostéopathe utilise des techniques manuelles visant à corriger les déséquilibres musculaires et articulaires du corps.   En améliorant l’équilibre et l’alignement du corps, en favorisant la mobilité articulaire et la coordination musculaire, l’ostéopathe peut contribuer à optimiser la performance du cycliste.   Sources de l'article STATISTICA  Le cyclisme en France - Faits et chiffres Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires Enquête nationale “usage du vélo” : Résultats 2023 Collège d’Études Ostéopathiques, Montréal, Canada : Mémoire de Simon Lambert Lemay présenté en mai 2019  L'influence d'un traitement d'ostéopathie ciblé sur l'adaptation de la position du cyclosportif CNRS, le journal : Article d’Adèle Vanot publié le 5 août 2024 Le vélo, c'est aussi de la science HAL open science : Université Paris Est - Thèse de Francis Papon publiée en 2013 Le retour du vélo comme mode de déplacement HAL open science : Université de Pau et des pays de l’Adour - Mémoire de master 2 de Rémi Castells publié en juin 2023 Approche multifactorielle des déterminants de la performance en sprint en cyclisme sur route

  • Ostéopathie et colique du nourrisson

    Ostéopathie et colique du nourrisson La colique est un trouble digestif bénin touchant environ 40% des nourrissons durant les 3-4 premiers mois de vie.   Dans la majorité des cas, la colique est physiologique et due à l’immaturité du système digestif du bébé. Il n’y a donc pas de cause scientifique connue aujourd’hui à l’origine de la colique du nourrisson, mais voici les 2 diagnostics médicaux plus fréquents lors de la prise en charge médicale :   1)   Intolérance au lactose 2)   Allergie aux protéines de lait de vache   Quand suspecter une colique du nourrisson ?   Pleurs, cris inconsolable Bébé agité qui se recroqueville sur lui-même avec parfois le visage rouge Émission de gaz Ventre gonflé et dur Crises d’apparition nocturne ou en fin de journée le plus souvent   La colique du nourrisson de moins de 3 mois ne provoque pas de fièvre, selles liquides, de perte de poids ni de vomissements, si ces symptômes apparaissent, il est urgent de consulter votre pédiatre ou médecin traitant.   Pourquoi consulter un ostéopathe en cas de colique ? L’ostéopathe qualifié en traitement ostéopathique pédiatrique utilisera des techniques douces et non invasives pour soulager votre bébé :   Des techniques viscérales pour améliorer la mobilité et le péristaltisme intestinale   Des techniques fasciales pour libérer les tensions tissulaires autour des organes abdominaux et des muscles loco-régionaux.   Des techniques crâniennes ciblant la zone cervico-crânienne, s’assurant la bonne mobilité du rachis cervical, des os du crâne pour s’assurer une bonne alimentation et un confort optimal pour la digestion   Des techniques articulaires pour améliorer la mobilité du bassin et du rachis   L’ostéopathe vous donnera également des conseils personnalisés pour soulager votre bébé

  • Ostéopathie et Reflux du nourrisson (RGO)

    Ostéopathie et Reflux du nourrisson (RGO) Le reflux gastro-œsophagien (RGO)   désigne le passage intermittent ou permanent d’une partie du contenu gastrique dans l’œsophage (à travers ce que l’on appelle le cardia). La muqueuse œsophagienne n’est pas adaptée à recevoir le contenu gastrique, d’où une réaction inflammatoire avec modification de la muqueuse. Le  reflux gastro-œsophagien ou RGO  concerne plus de 30% des nouveau-nés, il s'agit d’ailleurs de la deuxième cause des visites chez le pédiatre. Reflux gastro-oesophagien Le système digestif n’est pas mature à la naissance . Les reflux  surviennent généralement avant l’âge de trois mois . Ils   s’estompent avec la diversification alimentaire et la croissance, notamment avec l’acquisition de la position assise et debout donc entre neuf et douze mois en fonction des bébés. Le RGO disparaît spontanément au cours de la première année de vie dans 80 % des cas. Quels sont les signes cliniques d’un RGO du nourrisson ? Le reflux gastro-œsophagien simple   se manifeste par des régurgitations bénignes de faible volume. Elles sont mêlées de lait et de salive. Elles surviennent généralement juste après la tétée. Le nourrisson continue cependant de prendre du poids et ne refuse pas de s’alimenter. Causes Chez le nouveau-né, le reflux gastro-œsophagien résulte d’une inadéquation entre le volume oeso-gastrique et la quantité de lait ingérée. La contenance de cette poche est extrêmement faible ; ce volume est d’environ 4 à 6 mL chez le nouveau-né au niveau de l’œsophage (contre 180 mL chez l’adulte). Cette disproportion est l’une des principales causes de RGO, du fait d’importants volumes de lait et d’air déglutis par le bébé. Le sphincter inférieur de l’œsophage, appelé cardia, est comparable à un clapet entre l’œsophage et l’estomac ; cependant, ce sphincter est immature chez le nouveau-né et des relaxations inappropriées de ce sphincter peuvent donner lieu à des remontées de liquide dans la bouche. Le crâne   d’un nouveau-né est très souple. Au niveau de la base du crâne émerge le  nerf vague  (nerf X ou nerf pneumogastrique) responsable de l’innervation d’une grande partie du tube digestif dont fait partie l’estomac. Si ce nerf est comprimé, les informations qu’il transmet seront moins bien acheminées vers les organes. Cela peut provoquer un relâchement du cardia (sphincter de l’œsophage) et donc favoriser le reflux. Quand faut-il s’inquiéter si le bébé régurgite ? Si ces régurgitations s’accompagnent des symptômes suivants : Refus de s’alimenter/ pleurs durant les repas Stagnation ou perte de poids Vomissement ou rejet de bile (couleur jaune ou transparent) Vomissement en jet (sténose du pylore) Troubles ORL : toux nocturne, rhino-pharyngite, otite/ bronchite/sinusites récidivantes Troubles du sommeil Apport de l’ostéopathie Le RGO est un motif de consultation très fréquent en  ostéopathie pédiatrique .     Tout d’abord, l’ostéopathe réalisera une anamnèse et questionnera sur la grossesse ainsi que l’accouchement. Il posera des questions sur le mode d’alimentation du bébé, son mode de couchage, son environnement..   Ensuite il réalisera un bilan global vérifiant la bonne mobilité et l’absence de tensions dans toutes les zones du corps.   Puis il utilisera des techniques douces et précises pour relâcher les tensions et dysfonctions retrouvées au bilan   Il sera éventuellement amené à utiliser des techniques viscérales pour soulager les tensions notamment gastriques et œsophagiennes de votre bébé.   Il pourra é galement travailler avec des techniques ostéopathiques crâniennes et de libérer le nerf vague, important pour l’innervation de l’estomac.   En général une à trois séances suffisent à traiter les RGO du nourrisson. Il n’est pas possible de donner une réponse précise car chaque bébé réagit différemment et des conseils vous seront donnés pour adapter le suivi de votre enfant. Ces conseils peuvent porter sur l’alimentation : Fractionner l’apport alimentaire en plus petite quantité Ne pas coucher le bébé directement après le repas Éviter d’avoir une alimentation acide si vous allaitez Tester les laits anti-reflux   Conseils d’ergonomie et d’environnement Mettre le bébé en position semi verticale   Vérifier que la couche du bébé ne soit pas trop serrée pour éviter qu’il n’y ait trop de tensions abdominales Éviter de fumer : En effet, le tabagisme passif relaxe le sphincter inférieur de l’œsophage et irrite la muqueuse de ce dernier.   Études scientifiques portant sur le RGO du nourrisson en ostéopathie   Une étude clinique randomisée menée par Wander et al. (2018) a examiné l’effet de l’ostéopathie sur les symptômes de RGO chez les nourrissons. Les résultats ont montré une amélioration significative des symptômes, suggérant que l’ostéopathie pourrait être bénéfique en complément des approches conventionnelles.  Dans une méta-analyse réalisée par Smith et coll. (2020), les chercheurs ont synthétisé les données de plusieurs études portant sur l’ostéopathie et les RGO chez les nourrissons. Les résultats ont indiqué une réduction statistiquement significative des symptômes de RGO chez les nourrissons traités par ostéopathie par rapport aux groupes témoins.

  • Ostéopathie et golf

    Ostéopathie et golf Le golf est le sport le plus pratiqué au monde après le football , surtout dans les pays anglo-saxons .  En France, on compte plus 400 000 licenciés annuels dont environ 72% d’hommes et 28%de femmes. La moyenne d’âge des pratiquants est de 53 ans. La pratique du golf permet de développer et de conserver trois éléments essentiels du système ostéoarticulaire : la force, la souplesse et l'équilibre.    Les deux gestes utilisés au golf sont le  swing , pour rapprocher la balle du trou depuis le départ sur des longues distances, et le putt , pour mettre la balle dans le trou depuis le green. Le swing est un mouvement rapide et complexe dans lequel le joueur amène le club au-dessus de sa tête puis vient frapper la balle avec un mouvement du club vers le bas et l’avant. C’est un geste nécessitant une coordination et précision. Le putt désigne l’action de pousser la balle pour l’amener dans le trou. C’est un geste qui demande précision et concentration.   Une étude de Perron (Perron et al. 2016) a montré, sur la population française, qu’une blessure ou une douleur apparaissait toutes les 500 heures de jeu, principalement au niveau des lombaires. Ces douleurs sont la première cause d’arrêt des carrières des joueurs professionnels (McHardy et al. 2016). Ce type de douleur peut apparaître suite à une amplitude articulaire plus faible au niveau de la région lombaire (Gluck et al. 2007) mais aussi au niveau des hanches (Lindsay et al. 2014).   Pathologies du golfeur   Pathologies du golfeur Lombalgie   Golf Elbow : Épitrochléite = Tendinite des muscles s’insérant sur l’épitrochlée du coude  (face interne du coude) Tendinite de la coiffe des rotateurs (épaule) Tendinite poignet Gonalgie Autres troubles musculo-squelettiques classiques (entorse, fracture, cervicalgies…)   Apport de l’ostéopathie   Le suivi du patient golfeur est similaire à celui de n’importe quel sportif. Quel que soit votre niveau, un suivi ostéopathique peut s’avérer propice :   En prévention   Bilan annuel /semi-annuel Préparation d’une compétition En cas de douleurs : Amélioration de la mobilité articulaire et relâchement des tensions musculo-aponévrotiques.     Après une blessure   Amélioration de la récupération physique. Optimisation de la cicatrisation Optimisation de la reprise sportive Le suivi régulier par un ostéopathe permet de maintenir une condition physique optimale pour la pratique durable du golf et limite le risque de blessure.   Sources de cet article   HAL open science - Thèse 2018 - École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) :  Analyse biomécanique du swing de golf de Maxime Bourgain IFM3R (Institut Régional de Formation aux Métiers de la Rééducation et de la Réadaptation) - Mémoire de fin d'étude 2019 : Les déficits musculosquelettiques spécifiques au golfeur présentant une douleur lombaire de Tiphaine MOREAU NIH (National Institutes of Health) : Les relations entre le golf et la santé : une étude de cas (AD Murray, L Daines, D Archibald, RA Hawkes, C Schiphorst, P Kelly, L Grant, N Mutrie) HAL open science - Mémoire de fin d'étude 2023 - Institut de Formation en Ostéopathie du Grand Avignon (IFO-GA) : Efficacité de l’ostéopathie chez des patients souffrant de pathologies de la coiffe des rotateurs : une revue systématique et une méta-analyse de Victor Banos et Valentin Dath

  • L’ostéopathie au service des chirurgies bariatriques

    Équipe de chirurgiens pendant une opération bariatrique avec des instruments laparoscopiques La  chirurgie bariatrique  est un type de  chirurgie  portant sur l'anatomie de l'estomac et de l'intestin dans une perspective de réduction du poids de l'opéré.   En France selon les chiffres les plus récents de la DREESS (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques), 15% de la population adulte est obèse et 31% en surpoids. Source : Les dossiers de la DREES No 118 juillet 2024 L’obésité est associée à de nombreux risques pour la santé et à une diminution de l’espérance de vie. Pour les personnes concernées, perdre du poids peut devenir une question de survie.   Les risques d’une surcharge pondérale sur le long terme Maladies cardio-vasculaires Maladies métaboliques (diabète, HTA …) Troubles musculo-articulaires (arthrose, ostéoporose …) Cancers (utérus, sein ou colon) Maladies respiratoires Problèmes dermatologiques Mais entre régimes restrictifs, stress, sédentarité, facteurs environnementaux et présence de comorbidités, la perte de poids est loin d’être quelque chose d’aussi simple que faire de l’exercice et mieux manger. Il est facile de se perdre entre toutes les méthodes, plus ou moins scientifiquement valides, connues du grand public. Certains patients connaissent pendant des années l’effet Yo-yo ou ne parviennent pas à perdre du poids. Qui peut bénéficier d’une chirurgie bariatrique ? Personnes en situation d’obésité sévère (classe II), morbide (classe III) ne parvenant pas à perdre du poids et/ou en présence de comorbidités (diabète de type 2, HTA, apnée du sommeil…) Quelles sont les contre-indications ? Age : inférieur à 18 ans ou supérieur à 68/70ans Addictions sévères à l’alcool ou autres stupéfiants Maladies graves et/ou évolutives (cancéreuse, infectieuse (Sida, hépatite virale) ou inflammatoire (Crohn/RCH) Troubles psychiatriques sévères non stabilisés   La chirurgie est un traitement de deuxième intention après un parcours médical global et seulement dans certaines conditions. Quelles sont les méthodes proposées ? Méthodes de chirurgie bariatriques Trois méthodes connues :   Sleeve gastrectomie ou gastrectomie longitudinale  By-pass Anneau gastrique (méthode beaucoup moins pratiquée que les deux autres)   a) La sleeve gastrectomie Sleeve gastrectomie C’est l’opération bariatrique de référence depuis quelques années en France. Principe : Cette intervention se fait par coelioscopie et consiste à ablater les deux-tiers de l’estomac (fundus) de manière à former un tube gastrique. Cette opération est restrictive car elle diminue le volume gastrique. Il en résulte une sensation de satiété rapide. En effet, la résection de l’estomac diminue le nombre de cellules sécrétant la ghréline, qui est l’hormone de l’appétit. Avantage : opération présentant peu de complications et avec d’excellents résultats Inconvénients : opération irréversible ; carences en vitamines B12, D et fer ; Reflux gastro-œsophagien chez 15 à 20% des patients a)   Le By-pass By-pass Cette intervention a été pratiquée pour la première fois en 1969. Depuis le début des années 2000 elle se fait sous coelioscopie. Elle représente un tiers des interventions bariatriques en France. C’est une technique qui réalise un court-circuit d’une partie de l’estomac et de l’intestin, il n’y a donc aucun organe ablaté. Principe : création d’une poche gastrique d’une capacité volumique d’environ 60 cm3   reliée par un circuit en dérivation à l’intestin. Avantage : opération réversible (mais risquée) Inconvénients : complications opératoires (les mêmes que pour la sleeve), supplémentation en vitamines à vie (comme pour la sleeve), dumping syndrome qui se produit lorsque les aliments, en particulier les sucres, arrivent trop vite dans l'intestin grêle. a)   L’anneau gastrique Anneau gastrique Cette technique est aujourd’hui très rarement pratiquée suite au fort taux d’échec sur le moyen/long terme et aux complications.   Le principe : Implantation autour de la partie supérieure de l’estomac d’un anneau gonflable en forme de tube en silicone souple permettant lors de la prise alimentaire d’obtenir une satiété rapide. Avantage : une opération réversible, l’anneau peut être resserré ou desserré voire retiré en cas d’infection. Inconvénients : taux d’échec trop important, complications nombreuses (infections, RGO, troubles digestifs, etc.)   NB : Quelle que soit la méthode choisie, l’ intervention chirurgicale seule ne permet qu’un résultat moyen et de courte durée.  Obligations préopératoires Dans tous les cas avant l'opération un bilan complet est obligatoire   Bilan sanguin complet + recherche de la bactérie Helicobacter pylori (au laboratoire) Recherche d’apnée du sommeil Fibroscopie (gastroscopie) Une consultation dentaire Suivi nutritionnel et psychiatrique Consultation cardiologique (ECG + échographie) Consultation d’anesthésie Échographie abdominale Consultation diététique (plan nutritionnel) Une consultation avec le chirurgien permet de répondre aux questions et d’optimiser la programmation de l’intervention   Ostéopathie et chirurgie bariatrique : quels bénéfices ?   Lors d’une perte de poids rapide, notre corps peut avoir du mal à s’adapter. La posture est modifiée et le centre de gravité se réajuste. Face à tous ces changements, un accompagnement ostéopathique peut être bénéfique.   L’ostéopathie s’inscrit dans une approche complémentaire et holistique qui vous accompagne dans votre parcours de perte de poids et peut être un allié pour optimiser cette période de transition .   Quand consulter l’ostéopathe ?   Même s’il n’y a pas de réponse préconçue possible, il serait intéressant de faire une séance préopératoire (une à trois semaines avant), une séance post-opératoire (entre une semaine et un mois après) puis un suivi plus ou moins fréquent lors des premières années jusqu’à ce que le poids se stabilise (environ une fois par trimestre)   Avant l’opération Il est possible de consulter avant l’opération pour réduire les douleurs ostéoarticulaires et tensions présentes dans le corps. Un suivi en amont de l’opération permet également de mieux appréhender l’opération.   Après l’opération Favoriser la cicatrisation Limiter l’apparition d’adhérences Améliorer de la mobilité articulaire Améliorer de la mobilité viscérale (œsophage, estomac, intestin …) Agir sur la proprioception Agir sur le nerf vague (X), lequel assure la connexion entre le système digestif et le cerveau   Suivi sur le long terme La prise en charge ostéopathique des patients en surpoids est globale. Un suivi régulier permet d’optimiser les résultats de la perte pondérale. L’ostéopathie, s’inscrit dans un suivi pluridisciplinaire (diététique, sportif et psychologique) qui permet d’améliorer la qualité de vie des patients en surcharge pondérale.   Stratégies de prise en charge   En l’absence de contre-indication, toutes les techniques ostéopathiques sont pertinentes. Ostéopathie viscérale :  l’ ostéopathe peut travailler sur la sphère viscérale afin de redonner de la mobilité aux viscères et relancer le système. Ostéopathie crânienne  : techniques sur le nerf vague, rôle de connexion entre le système nerveux central et le système digestif. Ostéopathie structurelle  : pour permettre de redonner de la mobilité aux articulations. Ostéopathie tissulaire  pour diminuer les tensions fasciales et musculaires.   L’ostéopathe sera en mesure également de vous donner des conseils personnalisés selon les différents symptômes lors de cette prise en charge. Les conseils pourront porter sur les exercices d’étirement, renforcement musculaire, ou des conseils de mesures d’hygiène diététique (MHD)   Ouvrages conseillés Le Guide de la chirurgie de l'obésité - Ce qu'il faut savoir pour bien se préparer de Élodie Sentenac et Magali Walkowicz. Le Guide de la chirurgie de l'obésité -  Élodie Sentenac et Magali Walkowicz Sleeve - Bypass : Guide pratique pour la chirurgie de l'obésité: Parcours pré-opératoire et premières années (témoignages)  de Olivier TYRBAS . Sleeve - Bypass : Guide pratique pour la chirurgie de l'obésité de Olivier TYRBAS Le charme discret de l’intestin par Giulia Enders Le charme discret de l’intestin par Giulia Enders Sources de cet article Haute autorité de santé (HAS) : «  Chirurgie de l’obésité : Ce qu’il faut savoir avant de vous décider » Juillet 2024 INSERM : Couper-caler – C’est quoi la chirurgie bariatrique ? Aout 2024 Association Française de Formation Médicale Continue en Hépato-Gastro-Entérologie  : Chirurgie de l’obésité : risques et gestion des complications POST’U (2016) Le manuel MSD : Chirurgie métabolique et bariatrique novembre 2023 par Shauna M. Levy et Michelle Nessen HAL open science : Impact à deux ans de la chirurgie bariatrique sur la densité minérale osseuse novembre 2017 Thèse de Nawel Sarouti Institut de Formation Supérieure en Ostéopathie de Rennes (IFSO) : Intérêt de l’approche ostéopathique structurelle dans l’accompagnement de patients obèses en recherche de perte de poids, dans un contexte de phase plateau Mémoire de Juliette PUILLANDRE Reflexosteo  : Étude ostéopathie et obésité (n°2) : Protocole de traitement

  • Ostéopathie et troubles de la succion chez le nourrisson

    Ostéopathie et trouble de la succion La succion est un réflexe inné. Ce réflexe de développe dès la 12e semaine de vie intra-utérine (succion des doigts ou des orteils). C’est un réflexe neurologique qui fait intervenir la langue, les lèvres, le palais, la mâchoire et les joues. Tout blocage fonctionnel ou organique de la zone crânienne, cervicale, mandibulaire ou linguale peut donc susciter des troubles de la succion chez le nourrisson. Quels sont les signes que votre bébé a un trouble de la succion ? Perte de poids ou difficulté à prendre du poids Difficulté à prendre le sein ou le biberon Pleurs durant la tétée (inconfort, douleur) Longue tétée sans signe de faim / faible quantité de prise Bébé qui se fatigue vite lors des repas (besoin de pause ou s’endort rapidement) Bébé qui bave beaucoup ou menton qui tremble Troubles associés : reflux, reflex de toux, troubles digestifs, respiratoires Chez la mère : douleur mammaire lors de l’allaitement Quelles sont les causes d’un trouble de la succion ? Le frein de langue c’est quoi ? Le frein de langue est une petite bande de tissu sous la langue, qui peut être trop courte ou tendue, limitant ainsi la mobilité de la langue. Cela peut entraver la capacité du bébé de faire avancer la langue pour pouvoir attraper le sein ou la tétine. Si vous remarquez que la langue de votre bébé peine à sortir de la bouche, à se mobiliser librement de côté ou à former une ventouse avec votre doigt, il est possible que votre enfant ait un problème de frein de langue. Cependant, Il est important de comprendre que tous les troubles de la succion ne sont pas causés par un problème de frein de langue. La cause peut être mécanique, fonctionnelle ou sensorielle (réflexe de succion) Bien souvent, des tensions cervicales, de la mâchoire et des tissus environnants sont des causes de restriction des mouvements buccaux. Ces tensions peuvent résulter de la position in utero, d’un accouchement difficile ou de contraintes mécaniques exercées lors de la naissance. Apport de l’ostéopathie L’ostéopathie, se place ici dans une étroite collaboration avec des spécialistes en périnatalité (sage-femme, pédiatre, conseillère en lactation... ) Consulter un ostéopathe pour un nourrisson sujet aux troubles de la succion peut être l’occasion de faire un bilan ostéopathique pour le bébé, mais aussi pour la maman, surtout lorsque l’accouchement a été difficile. Une séance d’ostéopathie pour un nourrisson implique des techniques douces et non invasives. L’ostéopathe effectuera un bilan manuel pour identifier les déséquilibres et utilisera des techniques spécifiques pour les corriger. Lors de sa prise en charge, l’ostéopathe devra s’assurer : De la bonne mobilité de la langue De l’ouverture de la bouche (mâchoire) De la bonne mobilité des cervicales et des épaules De la souplesse du palais Mais aussi la mobilité de l’ensemble du corps du nourrisson Quelques conseils pour l'allaitement Avant même de chercher un trouble fonctionnel ou organique lorsqu’on éprouve des difficultés d’allaitement, il faut parfois revenir à la base, c’est-à-dire le positionnement : => Pour la maman : Il faut s’assurer de la bonne position d’allaitement : Assise confortablement ; épaules bien relâchées Bébé à hauteur du mamelon face au sein; Emmener bébé au sein et non l’inverse. => Pour l’enfant : Une grande ouverture de bouche du bébé (comme s’il bâillait) va lui permettre de prendre une grande partie de l’aréole et non seulement le mamelon; Une langue qui s’avance assez loin sous le mamelon; Des lèvres supérieures et inférieures retroussées. Source oummi-materne.com Pour aller plus loin Deux ouvrages humoristiques permettant d’aborder la pédiatrie sur un ton léger Le bisou magique, existe-t-il ? Le bisou magique, existe-t-il? Mon guide anti-panique de Jules Fougère et Pedurg Mon guide anti-panique de Jules Fougère et Pedurg

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