Cabinet d'ostéopathie Barbara Wolf Paris 12
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- Ostéopathie et maladie d’Osgood Schlatter
Maladie d’Osgood Schlatter 1) Définition et épidémiologie La maladie d’Osgood-Schlatter est une apophysite de croissance correspondant à l’inflammation de la tubérosité tibiale. Elle est également appelée ostéochondrose tibiale antérieure. C’est une pathologie bénigne appartenant aux troubles ostéo-cartilagineux de croissance. Cette maladie affecte environ 10 % des adolescents, un chiffre qui monte à 20 % chez ceux qui pratiquent une activité sportive. Elle touche un peu plus les garçons que les filles. Mais cette tendance tend à diminuer ces dernières décennies car de plus en plus de jeunes filles sont impliquées dans l’activité physique, y compris à haut niveau. 2) Facteur favorisant L’origine exacte de la maladie d’Osgood Schlatter reste inconnue. Cependant la pathologie survient souvent dans un cadre de pratique sportive intensive associée à une période de croissance rapide. Les études scientifiques suggèrent que les sollicitations musculo-tendineuses répétées et intenses, générées par les mouvements d'extension du genou – courants dans des sports comme le football, le handball, le volleyball, la course à pied ou la gymnastique – seraient à l'origine de l'inflammation locale observée au niveau du tendon rotulien. 3) Clinique et diagnostic Source : American Academy of Orthopaedic Surgeons Le tableau clinique est le suivant : une douleur unilatérale localisée à la face antérieure du genou : aggravée lors de la pratique sportive ; aggravée par la montée / descente des escaliers ; aggravée parfois par le fait de s’accroupir ou s’agenouiller ; atténuée par le repos ; un gonflement sous le genou. Le diagnostic se fait par un examen clinique dans lequel on retrouve : une douleur reproduite à la palpation du tendon rotulien au niveau de la TTA ; une douleur lors de l’extension active et passive du genou. La plupart du temps, l’examen radiologique n’est pas indispensable car l’examen clinique suffit au diagnostic. Cependant il peut être indiqué pour éliminer l’hypothèse d’une autre pathologie notamment en cas de douleurs atypiques, bilatérales ou rebelles au traitement. 4) Traitement Source : Revue Médicale Suisse Cette affection présente un pronostic très favorable : elle se résout habituellement à la fin de la période de croissance. Dans un premier temps, le but du traitement est de soulager la douleur. Le repos sportif sera donc la méthode de référence pour réduire les symptômes. Associé à ce repos, le froid et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pourront être prescrits. Le protocole comprendra également de la kinésithérapie pour le renforcement musculaire, ainsi qu’un bilan podologique pour un éventuel port de semelles orthopédiques, et un suivi ostéopathique. Dans de rares cas, des injections de corticoïdes peuvent soulager. La chirurgie est rare. 5) Maladie d’Osgood Schlatter : Apport de l’ostéopathie Le suivi ostéopathique est pour l’adolescent sportif un atout majeur pour aider son corps à répondre aux exigences de l'activité pratiquée, comme pour les sportifs professionnels qui s'entourent d'une équipe médicale et paramédicale pour optimiser leurs performances. Dans le cas de la maladie d’Osgood-Schlatter, l’ostéopathie permettra d’améliorer la mobilité articulaire, de relâcher les tensions musculaires et d’améliorer la posture globale. Le suivi ostéopathique permettra également d’accompagner la reprise sportive progressive afin de limiter les tensions et blocages éventuels et maximiser la récupération entre les périodes de compétitions ou tournois. Dans le cadre de la prise en charge pluridisciplinaire, l’ostéopathe pourra orienter l’adolescent vers un podologue si cela n’a pas été fait, afin de réaliser un bilan posturologique dans le but de corriger les déséquilibres via le port de semelles orthopédiques personnalisées. Des étirements musculaires peuvent également être conseillés. 6) Sources de l'article Revue Médicale Suisse : Article de Bernardo Vargas, Nicolas Lutz, Michel Dutoit et Pierre Yves Zambelli publié en 2008. Maladie d’Osgood-Schlatter Société Française d'Orthopédie Pédiatrique : Fiches d'information pour les parents publiée en 2020. La maladie d’Osgood Schlatter American Academy of Orthopaedic Surgeons : Article mis à jour en septembre 2024. Osgood-Schlatter Disease (Knee Pain) HAL open science - Université Aix Marseille : Mémoire de fin d’étude de masso – kinésithérapie soutenu par Lorenzo Cohen-Solal en octobre 2023. La maladie d’Osgood-Schlatter : impact à long terme sur la qualité de vie National Library of Medicine – British Journal of General Practice : Article de Guido J van Leeuwen, Evelien It de Schepper, Michael S Rathleff, Patrick Je Bindels, Sita Ma Bierma-Zeinstra, Marienke van Middelkoop - Publié en mars 2022. Incidence and management of Osgood - Schlatter disease in general practice : retrospective cohort study Le manuel MSD : Article de Frank Pessler publié en novembre 2022. Maladie d’Osgood-Schlatter Université de Lille faculté de médecine Henri Warembourg : Thèse de doctorat en médecine de Claire KWASNIK soutenue en février 2022. La maladie d’Osgood-Schlatter chez l’enfant sportif
- Ostéopathie et football
L'ostéopathie au service des footballeurs 1. Introduction et statistiques En France, le football est le sport national le plus pratiqué. La fédération française de football (FFF), compte plus de 2,3 millions de licenciés dont 251 000 licenciées féminines. Le football est un sport dans lequel répétition et l’intensité des mouvements peut facilement conduire à des microlésions pouvant créer des déséquilibres et en absence de traitement à des blessures plus graves. Blessures fréquentes du footballeur Source : Statistique LAA AANP + AAC, 2012-2016, état 2016, extrapolation des échantillons, SSA Blessures fréquentes sur le terrain : Entorse de cheville (un article est dédié à cette blessure dans la rubrique sportive) Entorse de genou (surtout le ligament croisé antérieur) Fracture (plus fréquemment au niveau des membres inférieurs : tibia, fibula et pied/cheville) Blessures musculaires aiguës : contracture, élongation voire claquage (rupture) : Rupture méniscale. Blessures d’usure : Pubalgie Gonalgie Tendinopathie : tendon d’Achille, rotule, adducteurs, tenseur du fascia latta (syndrome de l’essuie-glace), quadriceps (droit fémoral), ischio-jambiers, mollets Dorso-lombalgie. Autres blessures possibles : Fracture de la clavicule Commotion cérébrale Luxation acromio-claviculaire Périostite Pathologies de croissance chez les adolescents : maladie de Sever, maladie d’Osgood Schlatter, etc.. Apport de l'ostéopathie Les objectifs du traitement ostéopathique du footballeur sont les mêmes qu’il soit professionnel ou amateur : Prévenir les blessures Accompagner la réhabilitation après une blessure Optimiser la récupération Améliorer la performance tout au long de la saison Corriger les déséquilibres posturaux Gestion des douleurs chroniques. Champ d’action de l’ostéopathie : Amélioration de la mobilité articulaire : amplitude et qualité de mouvement Relâchement des tensions musculaires Relâchement des tensions fasciales et ligamentaires. En cas de blessure, l’approche holistique ostéopathique, en étroite collaboration avec la kinésithérapie et la préparation physique, permet d’optimiser la reprise progressive. Sources de l'article Institut de Recherche du Bien-être, de la Médecine et du Sport Santé : Article paru en juin 2021. Auteur Dr. Patrick Bacquaert. Top 5 des blessures du football. Fédération Française de Football. Blessures saison 2018-2019 - football amateur Université de Bretagne Occidentale - D.U. Ostéopathie du sport : Rapport de stage de Ansay Guy - Da Silva Paolo. Le rôle de l’Ostéopathe au sein d’une équipe de football . Université du Droit et de la Santé - Lille II : thèse de Alan Mc Call (2014). La prévention des blessures dans le football professionnel . National Library of Medicine - Pan African Medical Journal : Article de mai 2024. Auteurs : Adama Tiama, Alain Traoré, Abdoul Rahamane Cissé, André Kaboré, Amidou Sawadogo, Brigitte Nana, Bertin Koné, Zakaridja Soré. Caractérisation des blessures sur une saison sportive chez des footballeurs d'élite au Burkina Faso: cas de la saison 2019-2020 . HAL open science - Université Aix Marseille : Mémoire de fin de formation en Masso-Kinésithérapie. Auteur Louise Robert (année 2024). L’impact de la croissance sur l’incidence des blessures chez les jeunes footballeurs lors du jeu . Université de Strasbourg - École doctorale sciences de la vie et de la sant é : Thèse présentée par Anasthase Massamba en juin 2023. Caractérisation des blessures et étiologie de la fatigue neuromusculaire chez le footballeur en centre de formation : implication des muscles quadriceps et ischio-jambiers dans différents contextes d’exercice.
- Quelles sont les contre-indications à l’ostéopathie ?
Contre-indications à l'ostéopathie 1.Définition Une contre-indication est une condition ou une situation dans laquelle un traitement donné, tel que l’ostéopathie, devrait être évité car il pourrait causer plus de mal que de bien. Il est essentiel de distinguer les contre-indications absolues, où le traitement ne doit pas être réalisé et les contre-indications relatives, où le traitement peut être réalisé sous certaines précautions. Selon la loi, il n’existe que deux contre-indications absolues au traitement ostéopathique : Absence de consentement du patient Praticien ne pouvant déterminer la qualité des tissus du patient, quelles qu'en soient les raisons (article 20 du code de déontologie ). Dans la pratique, c’est un peu plus complexe. 2.Contre-indications absolues Traumatismes violent récent (moins de 48 heures) n’ayant pas suivi à un diagnostic médical : traumatisme crânien, accident de la voie publique, fracture, luxation … État infectieux avec fièvre : septicémie, ostéomyélite, méningite, etc. Signes neurologiques aigues évoquant un AVC ou compression médullaire Signes évocateurs d’un évènement cardio-pulmonaire aigu : infarctus, pneumothorax, etc. Phase postopératoire : il est nécessaire d’attendre quelques semaines que la zone opérée cicatrise avant de consulter un ostéopathe. 3.Contre-indications relatives La grossesse : l’ostéopathie peut être particulièrement efficace au cours de la grossesse mais certaines techniques doivent être évitées ou modifiées par précaution. Cancer : l’ostéopathie peut contribuer à diminuer certaines douleurs liées à la présence d’un cancer et améliorer la qualité de vie, mais certaines manipulations directes sont à éviter. Troubles neurologiques : SEP, Parkinson ou encore épilepsie sont des conditions nécessitant un ajustement de la pratique ostéopathique Maladies inflammatoires : En phase aiguë : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite, maladie de Crohn. Ostéoporose et ostéopénie : le risque plus important de fracture nécessite la prise de précaution du praticien lors des manipulations articulaires Les troubles psychiques non stabilisés En cas de doute, l’ostéopathe est tenu de réorienter son patient pour un diagnostic auprès du service de soin spécialisé compte tenu des symptômes évoqués lors de son anamnèse. Si vous avez un doute, n’hésitez pas à consulter votre praticien. 4.So urces de l'article Registre des ostéopathes de France : Les contre indications à l'ostéopathie Syndicat Français Des Ostéopathes Existe-t-il des contre-indications à l’ostéopathie ? Legifrance : Décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie. Chapitre 1er : Actes autorisés. (Articles 1 à 3)
- Ostéopathie et entorse de cheville
Entorse de Cheville 1) Définition et épidémiologie L’entorse désigne un traumatisme ligamentaire causé par une sollicitation excessive d’une articulation. Les ligaments sont de courtes bandes de tissu solides qui maintiennent les os au niveau d’une articulation. L’entorse de cheville est une affection courante et représente le premier motif de consultation d’urgence traumatologique. En France, on estime à 6 500 les consultations par jour aux urgences qui concernent des entorses de cheville. Cependant, on estime que moins de la moitié des patients ayant une entorse consultent après le traumatisme. Selon les chiffres de Haute Autorité de Santé (HAS) , 70 % de la population a déjà subi une blessure de cheville. L’entorse de cheville représenterait à elle seule 25 % des blessures sportives, tous sports confondus. Certaines études mettent en avant une prévalence plus élevée chez les jeunes filles, notamment dans le cas de la pratique du football. Ces mêmes études montrent que la survenue d’entorse est rare avant 15 ans et après 55 ans. 2) Anatomie de la cheville et du pied Source : Collège français des enseignants en rhumatologie Organe de support et de mouvement, le pied est un organe très structuré, caractéristique de l’espèce humaine. Sa fonction statique est bien étudiée mais sa fonction dynamique est encore difficile à comprendre. Au total, le complexe pied-cheville comprend 38 articulations et 28 muscles. La cheville permet de soutenir le poids du corps et d’assurer la propulsion du pied, permettant l’action de la marche. L’anatomie de la cheville repose sur trois principaux ensembles ligamentaires : Source : Brizon et Castaing - Feuillets d'anatomie - Tome 2 : Ostéologie du membre inférieur Le ligament latéral externe (LLE) comportant trois faisceaux, antérieur, moyen et postérieur Le ligament latéral interne (LLI) comportant deux faisceaux formant un triangle Le ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur reliant la partie inférieure des deux os dans le plan frontal. Plusieurs groupes musculaires entourent la cheville et sont responsables des mouvements du pied et de la cheville. Parmi les principaux muscles figurent le muscle du mollet (triceps sural), le muscle tibial antérieur, les muscles long et court fibulaires et le muscle extenseur commun des orteils. 3 ) Mécanisme lésionnel et clinique Il existe quatre types d’entorse de cheville/pied. La plus fréquente, de loin, est l’entorse externe en inversion de cheville. Elle représente, dans les services d’urgence, traumatologie et kinésithérapie, plus de 80 % des entorses. L’entorse externe est due à un mécanisme traumatique brutal et survient lors d’une chute, ou d’un mouvement trop rapide et ou trop ample de la cheville. Par son mécanisme en inversion, c’est-à-dire en flexion plantaire, adduction et supination forcée. Ce mouvement dévie le centre de gravité mettant en tension le système capsulo-ligamentaire de la cheville ce qui peut entraîner une déchirure partielle ou totale du ligament latéral externe. Les autres types sont : Entorse du ligament latéral interne (mouvement inverse de l’entorse externe) Entorse de Chopard (interligne entre le talon et le tarse) Entorse de Lisfranc (interligne entre tarse et métatarse) Il existe trois stades de gravité : Stade 1 : entorse bénigne = élongation des ligaments sans rupture ligamentaire (1 à 3 semaines de guérison) Stade 2 : entorse modérée = déchirure partielle ligamentaire (jusqu’à six semaines pour la guérison) Stade 3 : entorse grave = déchirure totale des ligaments avec arrachement osseux associé (jusqu’à 3 mois). Signes cliniques : Douleur localisée au niveau de la malléole externe Œdème + épanchement Ecchymose « bleu » Incapacité́ à poser le pied par terre Douleur à la mobilisation de la cheville, à la palpation. 4) Entorse de cheville : Diagnostic Diagnostic entorse de cheville : Source Haute autorité de santé (HAS) Le diagnostic s’effectue par l’examen clinique, en ville ou aux Urgences grâce aux « critères d’Ottawa » : Source : Cours EOP Douleur à la palpation des malléoles latérale ou médiale et 6 cm au-dessus Douleur à la palpation du naviculaire Douleur à la palpation de la base du cinquième métatarse Incapacité d’effectuer quatre pas après le traumatisme ou pendant examen. Cet examen clinique peut être réalisé en première intention en ville par le médecin ou à défaut par l’ostéopathe, formé à réaliser les tests suivants : Test de provocation en varus Test du tiroir antérieur Palpation des ligaments/muscles Diapason pour éliminer l’hypothèse d’un arrachement osseux/fracture. La radio est prescrite lorsqu’un des critères d’Ottawa est positif et/ou si le patient a moins de 15 ans ou plus de 55 ans et permet de rechercher un arrachement osseux ou fracture. 5 ) Traitement Le choix du traitement dépend du type d’entorse. Le protocole PEACE and LOVE est aujourd’hui la méthode de référence la plus efficace en cas de lésion traumatique aigue, succédant aux précédentes méthodes GREC ou PRICE ayant été longtemps au programme de physiothérapie ces dernières décennies. PEACE = dès les premiers jours après la blessure P : protection de la zone lésée (orthèse ou béquille) et limitation des mouvements les deux à trois premiers jours E : Élévation : surélever le membre lésé pour minimiser l’œdème A : Avoid (éviter) les anti-inflammatoire car ils ralentissent la guérison tissulaire C : Compression : taping ou bandage pour limiter le gonflement E : Éducation du patient sur les étapes de récupération et l’importance du suivi pour une rééducation active et durable. Le grade de l’entorse articulaire détermine en partie le temps nécessaire à la reprise des activités. LOVE = Après quelques jours ou lorsque les symptômes aigus ont bien diminué : début de la stabilisation L : Load (charge) : introduire une charge mécanique adaptée O : Optimisme : influence de l’état psychologique sur la douleur et les résultats fonctionnels V : Vascularisation : une activité comme la natation ou le vélo pour aider à maintenir une bonne circulation sanguine E : Exercice : travail progressif de l’amplitude articulaire et restauration de la fonction musculaire. Il faut en moyenne six semaines pour une cicatrisation ligamentaire complète. Cela dépend et varie selon plusieurs facteurs tels quel le stade d’entorse, l’assiduité du protocole mis en place, la capacité individuelle de cicatrisation (système immunitaire), etc. Quel que soit le stade d’entorse, la rééducation par la kinésithérapie permet de travailler la proprioception (équilibre) et de renforcer le système musculo-ligamentaire locorégional lésé. 6) Apport de l’ostéopathie La kinésithérapie et l’ostéopathie sont deux approches complémentaires qui, combinées, permettent une récupération optimale en cas de blessure de type entorse et d’accompagner la reprise sportive progressive. L’entorse crée un déséquilibre corporel qui ne se limite pas à la mobilité de la cheville. Il est donc intéressant d’investiguer l’ensemble des systèmes et articulations en lien avec la lésion initiale. Après un examen clinique précis, l’ostéopathe travaillera la mobilité articulaire de la cheville et du pied, mais aussi les fascias, aponévroses et muscles du pied et de la jambe. Il pourra réaliser un bilan complet, détecter les déséquilibres et intégrer dans son plan de traitement l’ensemble des membres inférieurs mais aussi le bassin, le dos etc. Selon le degré d’entorse et l’intensité de la douleur, il peut être préférable d’attendre quelques jours avant de consulter l’ostéopathe. Si vous avez un doute, demandez conseil à votre médecin référent. 7) Sources de l'article Le manuel MSD : Article vérifié/révisé en oct. 2024 Présentation des entorses Haute autorité de santé : Recommandation de bonne pratiques (avril - mai 2025) Entorse du ligament collatéral latéral (ligament latéral externe) de cheville : diagnostic, rééducation et reprise de l’activité physique et de la pratique sportive . SYNTHESE - Entorse du ligament collatéral latéral (ligament latéral externe) de cheville : diagnostic, rééducation et reprise de l’activité physique et de la pratique sportive . FICHE - Entorse du ligament collatéral latéral (ligament latéral externe) de cheville : diagnostic, rééducation et reprise de l’activité physique et de la pratique sportive. Université de Picardie Jules Verne : thèse de doctorat en médecine de ANTOINE LORIOT (septembre 2018) Étude isocinétique des inverseurs et des éverseurs du pied dans l'instabilité chronique de la cheville. La clinique du coureur : PEACE & LOVE : nouvel acronyme de traitement des lésions traumatiques. Clinique orthopédique de Monaco IM2S : Article du Dr Feller| (décembre 2023) Entorse de cheville . La médecine du sport - Centre hospitalier universitaire de Brest (CHRU Brest) : Article des Dr Gurvan Prigent, Guillaume Prado, Yannick Guillodo. Clinique orthopédique de Monaco - IM2S : Article du Dr Feller| (décembre 2023) Entorse de cheville Fédération française de football : Diaporama d’Emmanuel ORHANT Épidémiologie des lésions des chevilles . Groupe ELSAN (cliniques privées) Entorse de la cheville
- Ostéopathie après un accouchement
Post-partum : mieux vivre l’après accouchement (Source : Magazine "Harmonie Santé") 1) Introduction Le post-partum correspond à la période post-natale, c’est-à-dire après l’accouchement. Cette période, aussi appelée suite de couche, est la période qui va de l’accouchement jusqu’à la première menstruation normale de la parturiente et dure en moyenne six semaines. C’est une période marquée par la perte de poids, les modifications hormonales et anatomiques importantes pouvant être source de déséquilibres et de tensions musculo-ligamentaires. 2) Mécanisme de l’accouchement Source : Le manuel MSD Il peut être long, souvent douloureux. Chez la patiente multipare, c’est-à-dire ayant déjà accouché précédemment, l’accouchement est généralement plus rapide. Il existe deux types d’accouchement : par voie basse ou césarienne. Le fœtus peut se présenter de trois façons différentes dans le bassin de la mère (le sommet avec ses 4 déclinaisons, le siège et le transversal). Dans 95 % des cas, la présentation se fait par le sommet, c’est-à-dire la tête fléchie. Cela se mesure par le toucher vaginal réalisé par le gynécologue ou la sage-femme. La position par le sommet permet normalement un accouchement par voie basse. Les deux autres positions : en siège et occipito-postérieure, rendront l’accouchement par voie basse plus compliquée voire impossible. L'accouchement par voie basse, également appelé parturition, comprend trois phases : La première phase est la phase de dilatation du col utérin, lors de laquelle la femme commence à sentir des contractions. Ces contractions sont induites par l’hormone ocytocine. La dilatation du col est plus ou moins longue pouvant durer de quelques heures à plusieurs jours. En début de travail, les contractions peuvent survenir toutes les 15 à 20 minutes et durer quelques dizaines de secondes. L'intensité et la fréquence des contractions augmentent au fur et à mesure de la progression du travail. La deuxième phase est l’expulsion du fœtus par le vagin, c’est la naissance de l’enfant. Lors de cette phase, la distension des tissus nécessaire au passage du bébé provoque généralement des douleurs viscérales et périnéales. La troisième et dernière phase est l’expulsion du placenta et des membranes et est appelée la délivrance. => La péridurale Source : Clinique Saint-Jean Inventée en 1921 par un médecin espagnol, la péridurale est un acte anesthésique visant à soulager les douleurs. Cet acte consiste en l'introduction d'un cathéter permettant d'administrer un mélange d'un opioïde (de type morphine) et d'un anesthésique local (par exemple, la lidocaïne) au niveau de la zone L3-L4. Ce n’est pas un acte réservé à l’accouchement mais dans le cadre obstétrical il permet de soulager les douleurs de contractions. Pour un accouchement par voie basse, le but est d’ analgésier tout en permettant à la patiente de garder une conscience suffisante pour se mobiliser effectuer l’action de poussée. => La césarienne Césarienne. Source : Ramsay Santé La césarienne est une intervention chirurgicale permettant l’accouchement par incision de l’abdomen et de l’utérus. En France, une femme sur cinq donne naissance par césarienne. Elle peut être réalisée en urgence ou programmée. La décision est prise par le corps médical (en accord avec la patiente) selon l’état de l’enfant et/ou de la mère. Les possibles causes de césarienne : Antécédent de césarienne Travail prolongé (durée trop longue) Présentation par le siège ou occipito-postérieure Grossesse multiple Souffrance fœtale Mauvaise position du placenta En cas d’infection transmissible au fœtus C’est une opération qui a lieu sous anesthésie loco-régionale (péridurale), très rarement générale. Les complications sont rares, les principales étant l'hémorragie, l'infection et les troubles de la circulation sanguine. Elles peuvent être anticipées par des mesures médicales (comme les antibiotiques ou les bas de contention). 3) Zoom sur le périnée Le périnée chez la femme Le périnée, aussi appelé plancher pelvien, correspond à la paroi inférieure du pelvis, fermant le détroit inférieur. Chez l’homme comme chez la femme, il contient l’extrémité inférieure des voies digestives, urinaires et génitales. Il est délimité en avant par le pubis et en arrière par le sommet du coccyx. C’est un ensemble de neuf muscles répartis en trois plans : superficiel, moyen et profond. Il a pour rôle principal la continence urinaire et fécale. Il permet d’amortir les pressions. Après la grossesse et l’accouchement, le périnée de la femme est distendu. Il peut même être déchiré par le travail de poussée. Problématiques : Incontinence urinaire ou anale Prolapsus (descente d’organe) Névralgie pudendale La rééducation du périnée après l’accouchement se fait avec un kinésithérapeute spécialisé ou une sage-femme. 5) Apport de l’ostéopathie Pourquoi consulter un ostéopathe après un accouchement ? L’accouchement, qu’il soit par voie basse ou césarienne, est un évènement traumatique pour le corps de la femme. Le corps doit s’adapter, les courbures rachidiennes se modifient et il peut être difficile de retrouver son équilibre. Il est recommandé de consulter un ostéopathe dans les semaines suivants votre accouchement : Si l’accouchement a été difficile et douloureux En cas de difficulté à récupérer après l’accouchement En cas de douleurs du bassin, périnée ou du rachis cervico-dorso-lombaire ou encore épaules En cas de troubles intestinaux ou urinaires En cas de geste chirurgical : césarienne ou épisiotomie À titre préventif pour aider le corps à se rééquilibrer 5) Sources de l'article The Journal of the American Osteopathic Association : Article publié en aout 2016 (Vol 116 No 8 ) - Victoria Hastings, Adrienne Marie McCallister, Sarah A. Curtis, Roseanna J. Valant and Sheldon Yao. Efficacy of Osteopathic Manipulative Treatment for Management of Postpartum Pain UFR de médecine et des sciences de la santé BREST : Mémoire de fin d’études. Diplôme d’Etat de sage-femme (année 2014). L’apport de l’ostéopathie dans le traitement des douleurs pelvipérinéales résistantes chez la femme dans la période du post-partum. National Institute of Health : Article publié en septembre 2008 - Ingrid Nygaard, MD, MS; Matthew D. Barber, MD, MHS; Kathryn L. Burgio, PhD; et al Prevalence of symptomatic pelvic floor disorders in US women Université Médicale Virtuelle Francophone : Anatomie du périnée féminin Haute Autorité de Santé : Brochure publiée en 2013 La césarienne - Ce que toute femme enceinte devrait savoir... Centre Hospitalier Mémorial France - États-Unis de Saint-Lô Accouchement et postures Royal College of Anaesthetists : Brochure publié en juin 2023 Anesthésie péridurale pendant et après l'intervention chirurgicale Journal of the American Osteopathic Association : Article publié en juillet 2016 Osteopathic Manipulation Can Improve Pain in Postpartum Women Wikipédia : Histoire de la péridurale
- Ostéopathie et polyarthrite rhumatoïde
Source : Santé log - La communauté des professionnel de santé 1) Polyarthrite rhumatoïde : Définition et épidémiologie La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie articulaire inflammatoire chronique. C’est une pathologie auto-immune caractérisée par la fabrication d'auto-anticorps dirigés contre la membrane synoviale des articulations. En l’absence de traitement, cette pathologie entraine la déformation progressive des articulations touchées. Des manifestations extra-articulaires peuvent apparaitre, i.e. certains organes peuvent être touchés. La prévalence mondiale de la PR est d’environ 1% de la population. Cette prévalence présente des disparités géographiques. En France, cette maladie touche environ 0,5 % de la population, soit plus de 300 000 personnes. La polyarthrite rhumatoïde est deux à trois fois plus fréquente chez les femmes. Elle survient généralement entre 30 et 50 ans avec un pic autour des 45 ans. 2) Causes et facteurs de risque Il n’y a actuellement pas une cause connue unique mais plusieurs facteurs génétiques et environnementaux interviennent dans l’apparition de la PR. => Rôle de la génétique Elle contribuerait à hauteur de 30 % selon certaines études citées en bas de page. Le gène HLA-DRB1 : ce gène est le facteur de risque génétique connu le plus important pour le développement de la PR. Il existe de nombreuses variantes différentes de ce gène, et plusieurs sont associées à un risque accru de développer une PR. Il existe également des preuves d'une interaction entre certaines variantes du gène et des facteurs environnementaux. Il serait présent chez plus de la moitié des patients. => Rôle hormonal Les œstrogènes, hormones féminines sécrétées par les ovaires, semblent notamment impliquées. Des études ont constaté que le taux d’œstrogènes serait bas durant les phases de déclenchement ou de poussée de la maladie et élevé durant les phases de rémission. Néanmoins, d’autres facteurs hormonaux peuvent intervenir, comme le montre la survenue de PR chez les hommes. => Facteurs environnementaux Il existe certains facteurs de risque environnementaux, en particulier le tabagisme. Les études actuelles démontrent un lien dans le déclenchement de la maladie mais également dans la réponse au traitement. => Facteurs infectieux Il manque à ce jour des informations sur le lien entre infection et PR mais certains virus et bactéries sont actuellement sous essais cliniques pour évaluer leur lien avec l’apparition de la pathologie. 3) Clinique et diagnostic Articulations touchées : Source : Magazine de santé "MSD" La polyarthrite rhumatoïde se manifeste par une inflammation douloureuse de certaines articulations. En l'absence de traitement, cette pathologie chronique dégénérative peut progressivement atteindre d'autres systèmes, tels que les systèmes pulmonaire, cardiaque ou nerveux. La maladie évolue par poussées de durée variable (parfois plusieurs semaines), alternant au début avec des phases de rémission. La PR se caractérise par plusieurs signes distinctifs : Une douleur inflammatoire, plus intense la nuit et au petit matin. Une raideur matinale de durée supérieure à 30 minutes. Un gonflement des articulations, appelé synovite. Une douleur à la palpation des zones affectées. L'atteinte d'au moins trois articulations, généralement de manière bilatérale et symétrique. Les premières articulations touchées sont le plus souvent celles des mains et des poignets, suivies des coudes et de l'avant-pied. Le diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde repose sur plusieurs éléments clés : L'examen clinique : Un interrogatoire approfondi du patient et un examen physique sont réalisés. L'imagerie médicale : Des radiographies des mains, des pieds, des articulations touchées et souvent de la colonne vertébrale (rachis) sont effectuées. Elles visent à détecter une synovite et les signes de sa progression destructrice, comme la déminéralisation osseuse ou le pincement articulaire. Une échographie ou une IRM est parfois réalisée . Les analyses biologiques : Des prises de sang permettent de mesurer les marqueurs d'inflammation (vitesse de sédimentation - VS et protéine C réactive - CRP) et de rechercher la présence d'auto-anticorps spécifiques, notamment les ACPA et le "facteur rhumatoïde". La détermination du génotype HLA-DR est parfois utilisée par certaines équipes médicales. Le diagnostic a lieu en moyenne deux ans après le début des premiers symptômes. 4) Traitement Prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde - Source : VIDAL La PR ne se guérit pas. La prise en charge aide à améliorer et conserver la mobilité articulaire, la force musculaire et à réduire la douleur. Le traitement de référence est le méthotrexate, un médicament antimétabolite d’usage pour certains cancers et autres maladies auto-immune. Il inhibe une enzyme appelée dihydrofolate réductase, et bloque ainsi l’action de l’acide folique (vitamine du groupe B) qui est impliquée dans la division cellulaire. Des études sont actuellement en cours sur l’efficacité de ce traitement. D’autres classes de médicaments comme les antalgiques, les Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens ( AINS) et les corticoïdes permettent un soulagement des symptômes plus ou moins efficace. Outre le traitement médicamenteux, la HAS (Haute Autorité de Santé) recommande une activité physique, la thérapie manuelle (kinésithérapie, ostéopathie), la balnéothérapie, ainsi que le port d’orthèse de nuit ou de jour. 5) Apport de l’ostéopathie En dehors des pics d'inflammation, l'ostéopathie peut intervenir pour soulager le patient atteint de PR. Un suivi ostéopathique pourrait permettre d’améliorer la mobilité, de réduire les tensions musculaires et tissulaires environnantes et d’améliorer le confort de vie. Les techniques utilisées seront adaptées en fonction du niveau d’inflammation. 6) Sources de l'article INSERM : Article publié en juin 2023 Polyarthrite rhumatoïde : Une maladie modèle pour la recherche sur l’inflammation chronique Haute Autorité de santé : Synthèse des recommandations professionnelles (sept 2007) Polyarthrite rhumatoïde (PR) : Diagnostic et prise en charge initiale Organisation Mondiale de la Santé : Article publié en juin 2023 Polyarthrite rhumatoïde DUMAS : Thèse de Mme Jourdan Delphine Docteur en pharmacie – Soutenue à l’université de Montpellier – Publiée en avril 2023 Polyarthrite rhumatoïde : étude de l’évolution et des thérapeutiques médicamenteuses chez la femme enceinte National Rheumatoid Arthritis Society (NRAS) : Article mis à jour en septembre 2019. La génétique de la polyarthrite rhumatoïde INSERM : Article publié en novembre 2024 Maladies auto-immunes et inflammatoires : un frein immunitaire à lever pour les traiter ? Société Française de Rhumatologie (SFR) : Article publié en janvier 2021 Comment diagnostiquer la polyarthrite rhumatoïde ? Haute Autorité de santé : Synthèse des recommandations professionnelles - Publiées en 2007 Polyarthrite rhumatoïde : aspects thérapeutiques hors médicaments et chirurgie - aspects médico-sociaux et organisationnels
- Ostéopathie et ostéoporose
Source : arthrolink.com 1) Définition et épidémiologie Selon la définition de l’OMS, « L'ostéoporose est une maladie généralisée du squelette, caractérisée par une densité osseuse basse et des altérations de la microarchitecture osseuse, responsable d'une fragilité osseuse exagérée et donc d'un risque élevé de fracture. » L’os est en permanence soumis à un processus de renouvellement et de réparation : le remodelage osseux. L’ostéoporose correspond à une accélération pathologique du remodelage osseux. C’est une pathologie aboutissant à une diminution de la résistance osseuse, augmentant le risque de fracture. Quelques chiffres : En 2019 en France, près de quatre millions de personnes sont touchées par cette maladie osseuse. Au niveau mondial, c’est plus de 200 millions de personnes qui sont atteintes. C’est une pathologie de prédominance féminine. Elle touche une femme sur cinq contre un homme sur vingt. La fréquence augmente proportionnellement avec l’âge. Autour de l’âge de 65 ans, on estime que 39% des femmes souffrent d’ostéoporose. À 80 ans et plus, cette proportion monte à 70%. 2) Le système osseux Structure de l'os Il existe deux types d’os : l’os cortical et l’os trabéculaire. L’os cortical est compact. Il a une fonction de soutien et de protection. Il correspond aux trois-quarts de la masse squelettique totale. C’est un os dense. L’os trabéculaire est un os spongieux. Il est rigide et correspond au quart de la masse squelettique totale. Il a une fonction de résistance. L'os est un tissu vivant qui se renouvelle en permanence. Pendant l'enfance et l'adolescence, le renouvellement osseux se produit rapidement et la densité minérale osseuse atteint son maximum avant la trentaine. Après cet âge, l'os commence à se dégrader plus rapidement qu'il n'est renouvelé. 3) Facteurs de risque de l'ostéoporose Il existe deux types d’ostéoporose : L’ostéoporose primitive, qui survient spontanément L’ostéoporose secondaire, causée par une autre affection ou bien la prise de certains médicaments. Facteurs de risque d’ostéoporose primaire : Sexe féminin Age Antécédents familiaux d’ostéoporose Morphotype : sujets de petite taille, IMC faible Ménopause précoce Carence en calcium et en vitamine D Tabagisme. Facteurs de risque d’ostéoporose secondaire : Pathologies endocriniennes : hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie, hypogonadisme, hypercorticisme Autres pathologies inflammatoires : polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn, maladie cœliaque Médicaments : Corticothérapie (corticoïdes), certains antidépresseurs et antiulcéreux. 4) Clinique L’ostéoporose est une pathologie silencieuse, c’est-à-dire qu’elle reste longtemps asymptomatique. Mais elle est la première cause de fracture dans la population ménopausée. Age moyen des fractures liées à l’ostéoporose : Poignet : 57 ans Vertébrales : 67 ans Col fémoral : 80 ans. La fracture apparait souvent sans traumatisme (chute ou choc.) Associé aux fractures, l’ostéoporose avancée peut ensuite créer : Une douleur dorso-lombaire aigue ou chronique Une perte de mobilité Un tassement vertébral entrainant un changement de posture et une perte de taille. 5) Diagnostic et traitement Ostéodensitométrie osseuse - Source : Radiologie Abbeville Le diagnostic se fait par ostéodensitométrie (DMO). C’est un examen médical pris en charge par la sécurité sociale à hauteur de 70 % La DMO mesure la densité osseuse et permet de dépister une ostéoporose avant la survenue de fractures ainsi que d’apporter des arguments pour une ostéoporose en cas de fracture. C’est une forme de radiographie utilisant les rayons X. L’examen est indolore et dure environ 20 mins. Cet examen permet de calculer le T-Score. Cette échelle classe la densité osseuse de - 4 à + 4. Entre -1 et 4, la densité est considérée comme normale. Entre -2,5 et -1, on parle d’ostéopénie. Ce problème de santé doit être traité pour éviter l’ostéoporose. L’ostéoporose est diagnostiquée quand le score du patient se situe entre -2,5 et -4. L’objectif du traitement est de ralentir la perte de densité osseuse : Traitement médicamenteux : Biphosphates Cure de vitamine D, calcium, magnésium Activité physique : marche, renforcement musculaire, danse… seront conseillés 6) Approche ostéopathique Hors fracture récente non consolidée, l’ostéopathie est tout à fait indiquée dans le suivi du patient ostéoporotique. L’ostéopathie s’intègre dans le parcours de soin, en complément de la médecine générale, la rhumatologie et la kinésithérapie. Lors de son anamnèse, l’ostéopathe sera attentif aux signes de fragilité osseuse, aux précédentes fractures et à la densité osseuse du patient. Toutefois, l’ostéopathe adaptera ses techniques. En particulier les manipulations structurelles seront évitées. L’objectif du traitement sera d’accroitre la mobilité articulaire, diminuer les contractures musculaires et améliorer la posture. 7) Ouvrages conseillés Ostéoporose : mythe ou réalité ? de Jean-Pierre Poinsignon (septembre 2015 - édition Rocher Eds Du) Ostéoporose : mythe ou réalité? Le secret des os solides : Thierry Souccar (mars 2025 édition Thierry Souccar Eds) Le secret des os solides 8) Sources de l’article INSERM : Article Publié en octobre 2023 Ostéoporose : Des os fragilisés à risque de fracture Le manuel MSD : Article de Marcy B. Bolster publié en oct. 2023 Ostéoporose Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) Tout savoir sur l'ostéoporose Haute Autorité de Santé – HAS : Fiche publiée en janvier 2023 Bon usage des médicaments de l'ostéoporose National Institutes of Health (NIH) : article de Liria Papa, Alfonso Mandara, Michele Bottali, Vincenzo Gulisano, Stefano Orfe (paru en décembre 2012). A randomized control trial on the effectiveness of osteopathic manipulative treatment in reducing pain and improving the quality of life in elderly patients affected by osteoporosis
- Ostéopathie et Lumbago
Lumbago 1) Lumbago : Définition et épidémiologie La lombalgie aiguë, communément appelée lumbago est une douleur de la région lombaire d’évolution inférieure à 3 mois qui survient généralement brutalement. Selon son degré d’intensité, la lombalgie aiguë peut limiter les activités professionnelles, sportives et du quotidien. En 2019, 619 millions de personnes ont connu une lombalgie dans le monde. La lombalgie peut survenir à tout âge, même si la fréquence augmente proportionnellement avec l’âge. On distingue deux types de lombalgie. La plus fréquente, appelée lombalgie commune ou lombalgie simple, correspond à 90% des cas et est d’origine mécanique. L’autre type, lombalgie symptomatique ou spécifique, est la conséquence d’une pathologie d’origine infectieuse, inflammatoire ou encore neurologique. 2) Le rachis lombaire Source : Unité RACHIS - Hôpital Henri Mondor Source : Société Française de Rhumatologie Le rachis lombaire se compose de cinq vertèbres. Chaque vertèbre est constituée d'une partie massive appelée corps vertébral, en arrière de laquelle se trouve un arc osseux (l'arc vertébral) qui délimite un orifice circulaire : le trou vertébral. La superposition des trous vertébraux forme le canal rachidien renfermant la moelle épinière. Entre chaque vertèbre s’intercale un disque intervertébral. Ce disque est constitué d'un anneau externe formé de cartilage fibreux, assimilable à des petits élastiques concentriques, et d'un noyau interne, mou, gélatineux, qui se déforme sans se laisser comprimer. On peut comparer ce noyau à un petit sac étanche rempli de liquide visqueux. De par sa composition, ce disque vertébral a un rôle d’amortisseur. 3) Clinique et facteurs de risques Le lumbago consiste en une douleur localisée dans la région lombaire qui se caractérise par : Une intensité élevée Une localisation centrale ou latéralisée en barre ou ponctiforme Le fait que les mouvements rachidiens (flexion, extension, rotation, inclinaison) aggravent la douleur et sont limités La présence d’une contracture musculaire douloureuse à la palpation La présence d’une posture antalgique. Les principaux facteurs de risque : Une sollicitation inhabituelle : port de charge lourde, mouvements brutaux, chute Le manque d'activité physique L'obésité Un métier physique : manutention, postures pénibles, exposition aux vibrations La grossesse L’âge Les antécédents personnels ou familiaux de lombalgie. Les drapeaux rouges : Une douleur apparue suite à un traumatisme important De la fièvre Une altération de l’état général Une douleur non mécanique d’aggravation nocturne Des symptômes neurologiques : déficit moteur, sensoriel, troubles sphinctériens associés Une paresthésie pelvienne ou des membres inférieurs (fourmillements, picotements, engourdissements, etc). En l’absence de drapeau rouge, il n’y a pas d’indication à réaliser une imagerie rachidienne dans le cas d’une poussée aiguë de lombalgie (grade C). L’imagerie se justifiera en cas de récidives, de durée supérieure à trois mois sans période d’accalmie, ou de signes de gravité. 4) Lumbago : Apport de l’ostéopathie Les muscles du dos La lombalgie commune est le premier motif de consultation chez l’ostéopathe. Face à un lumbago, l’objectif premier de l’ostéopathe sera de diminuer la contracture musculaire. L’ostéopathe réalisera un examen physique actif et passif permettant d’analyser la mobilité ainsi que la posture. Puis il utilisera des techniques douces fasciales, d’énergie musculaire, de mobilisation articulaire et viscérale afin de soulager la douleur. Le nombre de séances nécessaire est variable selon plusieurs facteurs et va de 1 à 3 en moyenne. 5) Lumbago : Conseils Voici quelques conseils lors d’une lombalgie aiguë : Repos le plus bref possible : le mouvement favorise la guérison Essayer de marcher voire faire une activité physique peu traumatique (vélo, natation, gymnastique douce) Étirement Cataplasme d’argile verte Massage à l’huile d’arnica Chaleur 6) Sources de l'article HAL open science - Faculté de médecine de Rouen - : Thèse de médecine de Paola Lecointe (février 2019) Prise en charge de la lombalgie commune et intérêt de l’ostéopathie : analyse de la pratique des médecins généralistes en Seine-Maritime Hôpitaux Universitaires de Genève - Service de médecine de premier secours : Article de B. Leuba-Manueddu et H. Stalder Lombalgie aiguë Haute Autorité de Santé : Publication mise en ligne en avril 2019 Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune Organisation mondiale de la Santé : Publication mise en ligne en juin 2023 Lombalgie Institut national de recherche et de sécurité (INRS) : Lombalgies - Facteurs de risque National Library of Medecine - Pub Med : Short-term effect of muscle energy technique on pain in individuals with non-specific lumbopelvic pain: a pilot study. National Library of Medecine - Pub Med : Article de Noelle Selkow, Terry Grindstaff, Kevin Cross, Kelli Pugh, Jay Hertel, Susan Saliba Efficacy of "therapist-selected" versus "randomly selected" mobilisation techniques for the treatment of low back pain: a randomised controlled trial.
- Ostéopathie et tendinite achiléenne
Tendinite achiléenne 1) Tendinite achiléenne : Définition La tendinite achiléenne ou tendinite d’Achille est une inflammation du tendon achiléen. Il existe deux types de tendinites achiléennes : La tendinite non insertionnelle se produit lorsque les fibres au milieu du tendon d’Achille se rompent, enflent ou s’épaississent. Elle est surtout fréquente chez les personnes jeunes et actives. La tendinite insertionnelle se produit dans la partie inférieure du talon, où le tendon d’Achille est attaché à l’os du talon. Elle peut également être accompagnée d’une épine calcanéenne et peut survenir quel que soit l’âge ou le niveau d’activité physique. 2) Le tendon d’Achille Muscles et tendons superficiels de la jambe. Source : MEDIA LAROUSSE Le tendon d’Achille « ou tendon calcanéen » est le tendon de terminaison du mollet (triceps sural) qui relie le pied à la jambe, et qui permet les mouvements de flexion et de propulsion. C’est le tendon le plus volumineux et le plus puissant du corps humain. Il nait de la fusion, au niveau du tiers inférieur de la jambe, des lames tendineuses terminales des muscles gastrocnémiens et soléaires formant le triceps sural. Sa longueur est variable, de 12 à 15 cm selon le profil génétique de l'individu. Il est superficiel, facilement palpable à la partie inférieure de la jambe, et se termine au niveau du calcanéum (os du talon). Lors de la contraction du mollet, le tendon d’Achille assure la propulsion du pas, la montée sur la pointe du pied, la foulée lors de la course. 3) Causes et facteurs de risque La tendinite du tendon d’Achille peut survenir à partir de différents facteurs dans la mesure où la cheville est une articulation qui supporte tout le poids du corps et qui est largement sollicitée au quotidien. Le tendon d’Achille est le tendon le plus souvent lésé́ et compte pour 40 % de toutes les ruptures tendineuses. Les hommes sont plus souvent atteints que les femmes. Les principaux facteurs de risque sont : Sursollicitations sportives : très fréquentes en course à pied mais aussi dans des sports comme le volley, le handball, le badminton ou encore la danse Mauvais chaussage Autres facteurs : troubles posturaux, surpoids, malformations génétiques. La survenue de la tendinite du tendon d’Achille se fait souvent chez les sportifs à cause d’un manque d’étirements et d’échauffements. Elle est notamment fréquente chez les coureurs car les forces répétitives exercées pendant la course, associées à un temps de récupération insuffisant peuvent entrainer l’apparition d’une inflammation du tendon d’Achille. La tendinite achiléenne peut également survenir à cause d’un mauvais chaussage. En effet, le choix de mauvaises chaussures peut avoir une incidence sur l’inclinaison du pied et donc fragiliser l’articulation, pour, à terme, créer une lésion tissulaire. 4) Signes cliniques Douleur localisée à l’arrière du talon, augmentée lors de l’effort Douleur à la marche entrainant une boiterie Sensation de raideur Incapacité à se mettre sur la pointe des pieds 5) Diagnostic et traitement Examen clinique Lors de l’examen physique, on retrouve la triade spécifique de la tendinite : Douleur à la palpation du tendon Douleur à l’étirement du mollet Douleur à la contraction, contre-résistance en flexion plantaire Le diagnostic est ensuite confirmé par imagerie. Cela permet de préciser l’importance des lésions. La radiographie permet de voir des calcifications. L’échographie et l’IRM permettent de voir une éventuelle rupture partielle et/ou nécrose tissulaire. En l’absence de prise en charge rapide et appropriée, la tendinite peut mener à la rupture du tendon d'Achille. La tendinite d’Achille impose un repos sportif de 4 à 6 semaines. Durant cette phase, des anti-inflammatoires locaux ou généraux seront prescrits. La cryothérapie peut être proposée également. Le kinésithérapeute mettra en place le protocole de Stanish qui consiste en 6 à 10 semaines de rééducation. Une fois passée la période de repos, le patient sera orienté vers un podologue pour évaluer la nécessité de semelles orthopédiques ou de talonnettes. La reprise du sport doit être progressive et accompagnée. Dans certains cas de déséquilibres posturaux , le port de semelles orthopédiques peut résoudre des problèmes d’ asymétrie du bassin ou de différences de longueur des jambes , qui peuvent contribuer à la tendinopathie du tendon calcanéen. 6) Apport de l’ostéopathie L’ostéopathie, et plus généralement la thérapie manuelle, s’inscrit dans une approche pluridisciplinaire du traitement de la tendinopathie d’Achille. L’ostéopathe va analyser tout le corps en observant la posture et la marche afin de prévenir l’apparition de la tendinite. Puis par son bilan global il sera amené à travailler les zones du pied, de la cheville, le genou, le bassin mais aussi l’ensemble du rachis jusqu’aux cervicales dans le but de rétablir un équilibre global de toutes ces structures. 7) Sources de l'article Le manuel MSD : Tendinite achilléenne : Article de Paul L. Liebert, MD, Tomah Memorial Hospital, Tomah, WI (novembre 2023) Tendinite du tendon d’Achille : Article de Paul L. Liebert, MD, Tomah Memorial Hospital, Tomah, WI (novembre 2023) DUMAS - HAL open science : Mémoire de fin d’étude de formation en masso-kinésithérapie - de Kévin Bernas (juin 2019). État actuel de la prise en charge préventive des tendinopathies d’Achille par les masseurs-kinésithérapeutes libéraux du Finistère Revue Médicale Suisse : Drs Jean-Luc Ziltener et Sandra Leal, Dr Maxime Grosclaude Lésions du tendon d’Achille chez le sportif : étiologie et prise en charge Institut de Formation en Ostéopathie de Rennes (IFSOR) : Mémoire de fin d’étude de David Ferreira (juin 2018). Intérêt de l'Ostéopathie dans la prise en charge de la tendinopathie achiléenne
- Ostéopathie et troubles de la succion chez le nourrisson
Ostéopathie et trouble de la succion La succion est un réflexe inné. Ce réflexe de développe dès la 12e semaine de vie intra-utérine (succion des doigts ou des orteils). C’est un réflexe neurologique qui fait intervenir la langue, les lèvres, le palais, la mâchoire et les joues. Tout blocage fonctionnel ou organique de la zone crânienne, cervicale, mandibulaire ou linguale peut donc susciter des troubles de la succion chez le nourrisson. Quels sont les signes que votre bébé a un trouble de la succion ? Perte de poids ou difficulté à prendre du poids Difficulté à prendre le sein ou le biberon Pleurs durant la tétée (inconfort, douleur) Longue tétée sans signe de faim / faible quantité de prise Bébé qui se fatigue vite lors des repas (besoin de pause ou s’endort rapidement) Bébé qui bave beaucoup ou menton qui tremble Troubles associés : reflux, reflex de toux, troubles digestifs, respiratoires Chez la mère : douleur mammaire lors de l’allaitement Quelles sont les causes d’un trouble de la succion ? Le frein de langue c’est quoi ? Le frein de langue est une petite bande de tissu sous la langue, qui peut être trop courte ou tendue, limitant ainsi la mobilité de la langue. Cela peut entraver la capacité du bébé de faire avancer la langue pour pouvoir attraper le sein ou la tétine. Si vous remarquez que la langue de votre bébé peine à sortir de la bouche, à se mobiliser librement de côté ou à former une ventouse avec votre doigt, il est possible que votre enfant ait un problème de frein de langue. Cependant, Il est important de comprendre que tous les troubles de la succion ne sont pas causés par un problème de frein de langue. La cause peut être mécanique, fonctionnelle ou sensorielle (réflexe de succion) Bien souvent, des tensions cervicales, de la mâchoire et des tissus environnants sont des causes de restriction des mouvements buccaux. Ces tensions peuvent résulter de la position in utero, d’un accouchement difficile ou de contraintes mécaniques exercées lors de la naissance. Apport de l’ostéopathie L’ostéopathie, se place ici dans une étroite collaboration avec des spécialistes en périnatalité (sage-femme, pédiatre, conseillère en lactation... ) Consulter un ostéopathe pour un nourrisson sujet aux troubles de la succion peut être l’occasion de faire un bilan ostéopathique pour le bébé, mais aussi pour la maman, surtout lorsque l’accouchement a été difficile. Une séance d’ostéopathie pour un nourrisson implique des techniques douces et non invasives. L’ostéopathe effectuera un bilan manuel pour identifier les déséquilibres et utilisera des techniques spécifiques pour les corriger. Lors de sa prise en charge, l’ostéopathe devra s’assurer : De la bonne mobilité de la langue De l’ouverture de la bouche (mâchoire) De la bonne mobilité des cervicales et des épaules De la souplesse du palais Mais aussi la mobilité de l’ensemble du corps du nourrisson Quelques conseils pour l'allaitement Avant même de chercher un trouble fonctionnel ou organique lorsqu’on éprouve des difficultés d’allaitement, il faut parfois revenir à la base, c’est-à-dire le positionnement : => Pour la maman : Il faut s’assurer de la bonne position d’allaitement : Assise confortablement ; épaules bien relâchées Bébé à hauteur du mamelon face au sein; Emmener bébé au sein et non l’inverse. => Pour l’enfant : Une grande ouverture de bouche du bébé (comme s’il bâillait) va lui permettre de prendre une grande partie de l’aréole et non seulement le mamelon; Une langue qui s’avance assez loin sous le mamelon; Des lèvres supérieures et inférieures retroussées. Source oummi-materne.com Pour aller plus loin Deux ouvrages humoristiques permettant d’aborder la pédiatrie sur un ton léger Le bisou magique, existe-t-il ? Le bisou magique, existe-t-il? Mon guide anti-panique de Jules Fougère et Pedurg Mon guide anti-panique de Jules Fougère et Pedurg
- Ostéopathie pour les enfants et les adolescents
En complément du suivi médical, l'ostéopathie pédiatrique un accompagnement essentiel à chaque étape de développement Le parcours de développement de l’enfant, de la petite enfance (2 à 6 ans) jusqu’à l’âge adulte, est jalonné de phases essentielles. Durant cette période, l’enfant apprend, découvre, et se transforme tant sur le plan physique que psychologique : acquisition du langage, entrée à l'école, exploration des activités sportives et artistiques, ainsi que changements hormonaux. La croissance est un processus fondamental qui influence directement la santé future de l’enfant. Un suivi ostéopathique régulier, à raison d'une à deux séances par an, aide à prévenir les troubles de la croissance, les douleurs et à soulager les éventuels dysfonctionnements déjà présents. L’intervention d’autres professionnels de santé (orthophoniste, orthodontiste…) peut également être nécessaire pour garantir une prise en charge globale de l’enfant. Ostéopathie pour enfants Pourquoi consulter un ostéopathe pour son enfant ? De la naissance à 6 ans: À cet âge, l’enfant est très actif et en plein développement moteur. L’ostéopathie peut alors intervenir pour : - Prévenir ou corriger des déséquilibres liés à la marche et à l’apprentissage de l’écriture ; - Soulager les premiers troubles posturaux ; - Effectuer un bilan ponctuel en cas de chute ou traumatisme. Motifs courants de consultation : - Chutes ou traumatismes nécessitant une prise en charge médicale (plâtre, rééducation). - Retard ou douleurs de croissance - Troubles digestifs (Coliques, RGO, constipation...) - Troubles du sommeil. - Troubles ORL fréquents (rhinopharyngites...). - Troubles posturaux (scoliose, maladie de Scheuermann...). - Troubles respiratoires, comme l’asthme. Entre 6 et 12 ans À cet âge, le développement physique s’accélère avec de nouveaux défis. Pendant cette phase, la consultation ostéopathique semi-annuelle peut répondre aux besoins suivants: - Douleurs dorsales liées au port du cartable ou aux mauvaises postures - Accompagnement lors du début d’une activité sportive ou artistique - Troubles ORL chroniques (otites à répétition, sinusites...) - Suivi en complément de traitements orthodontiques pour prévenir les maux de tête, bruxisme, cervicalgies, ou vertiges. Les consultations régulières, en particulier en lien avec les soins dentaires, permettent de limiter les contraintes engendrées par les appareils orthodontiques. Pendant l’adolescence L’adolescence est une période de changements intenses, avec des contraintes physiques et hormonales. Ces transformations peuvent générer du stress, de la fatigue, des troubles du sommeil et de la concentration. L’ostéopathie aide à gérer : - Les troubles posturaux. - Les douleurs liées à une croissance rapide. - Les douleurs en lien avec les traitements orthodontiques. - Les traumatismes (chocs, fractures, entorses). - Les douleurs menstruelles chez la jeune adolescente. Déroulement d'une consultation d'ostéopathie pour enfants La présence d’un adulte est requise pour toute consultation d'un mineur. À partir de 13 ans, une autorisation parentale signée peut permettre au mineur de consulter seul. Comme pour un adulte, la consultation commence par une anamnèse détaillée, incluant les antécédents médicaux, habitudes et activités de l’enfant. Les consultations se déroulent dans un climat de confiance et de bienveillance. L'ostéopathe prend le temps d'écouter les parents et l'enfant. Les techniques utilisées sont adaptées à l'âge, à la morphologie et au besoins spécifiques de chaque enfant, afin de lui procurer un maximum de confort
- Ostéopathie et cyclisme
Cyclisme En 2022, la Fédération Française de Cyclisme (FFC) comptait plus de 100 000 licenciés, la classant en 18e position des sports les plus pratiqués par les français. Selon d’autres sources, le cyclisme est en 2024 la cinquième activité sportive préférée des français. Disciplines du cyclisme Le cyclisme regroupe un total de quinze disciplines dont neuf disciplines olympiques réparties dans 4 grandes catégories : Cyclisme sur route : trois disciplines Course en ligne Contre-la-montre Cyclisme sportif ou de loisir Cyclisme sur piste : deux disciplines Sprint Poursuite et endurance Vélo tout terrain (VTT) : découpé en six disciplines Enduro Assistance électrique Cross-country olympique Cross-country eliminator Descente VTT trial BMX : divisé en quatre disciplines Time trial Race Freestyle park Freestyle flatland Facteurs de risque de blessure Quelle que soit la discipline, le cyclisme permet d’améliorer son endurance et renforcer son système musculaire mais nécessite la prise en compte de certains paramètres techniques pour éviter de se blesser. Facteurs intrinsèques potentiels de blessure : Une mauvaise posture statique Un mauvais alignement dynamique Le niveau de forme physique Déséquilibre musculaire Facteurs extrinsèques potentiels de blessure Paramètres d’entrainement : volume, intensité, fréquence Mécanique du vélo : cale-pieds, pédale automatique, mauvais réglage de la selle, du guidon Pathologies et blessures du cycliste Douleurs du cycliste Rachialgie : Lombalgie, cervicalgie, dorsalgie Gonalgie Tendinite : quadriceps, TFL, patte d’oie, tendon d’Achille Aponévrosite plantaire Syndrome du canal carpien Compression du périnée ( Impact de la selle sur le périnée) Le périnée correspond à la zone du plancher pelvien délimité par les ischions sur les côtés (os des fesses), le coccyx à l’arrière (partie terminale du rachis) et les os pubiens à l’avant. Lors de la pratique du vélo, le périnée se retrouve comprimé par la position assise sur la selle, ce qui contraint la circulation sanguine et peut amener à une hypoxie (manque d’oxygène) locale. Ce phénomène peut entrainer une irritation du nerf pudendal se traduisant par des sensations d’engourdissement, picotement dans la zone et entrainer des troubles de la miction, en particulier chez l’homme. Pour éviter ce phénomène, il est important de bien choisir sa selle, de bien la régler et d’adapter sa posture de conduite (changer régulièrement de position sur la selle). Apport de l’ostéopathie Amateur ou de haut niveau, le cyclisme étant une activité sportive soumettant le corps à de nombreuses contraintes, un suivi ostéopathique régulier peut s’avérer bénéfique en préparation d’objectifs ou en récupération après blessure ou contraintes importantes. Dans un premier temps, l’ostéopathe peut effectuer une évaluation de la posture du cycliste, en identifiant les zones de moindre mobilité et de tensions musculosquelettiques. Comme pour tous sportifs, l’ostéopathe utilise des techniques manuelles visant à corriger les déséquilibres musculaires et articulaires du corps. En améliorant l’équilibre et l’alignement du corps, en favorisant la mobilité articulaire et la coordination musculaire, l’ostéopathe peut contribuer à optimiser la performance du cycliste. Sources de l'article STATISTICA Le cyclisme en France - Faits et chiffres Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires Enquête nationale “usage du vélo” : Résultats 2023 Collège d’Études Ostéopathiques, Montréal, Canada : Mémoire de Simon Lambert Lemay présenté en mai 2019 L'influence d'un traitement d'ostéopathie ciblé sur l'adaptation de la position du cyclosportif CNRS, le journal : Article d’Adèle Vanot publié le 5 août 2024 Le vélo, c'est aussi de la science HAL open science : Université Paris Est - Thèse de Francis Papon publiée en 2013 Le retour du vélo comme mode de déplacement HAL open science : Université de Pau et des pays de l’Adour - Mémoire de master 2 de Rémi Castells publié en juin 2023 Approche multifactorielle des déterminants de la performance en sprint en cyclisme sur route











