Cabinet d'ostéopathie Barbara Wolf Paris 12
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- Ostéopathie et gymnastique
Gymnastes avec boules 1) La Gymnastique : Chiffres Clés et Disciplines en France La gymnastique est un ensemble d’exercices physiques, pratiqués avec ou sans agrès et instruments légers, et destinés à assouplir, développer ou rééduquer le corps . La Fédération Française de Gymnastique (FFG) fondée en 1873 est la plus vieille fédération sportive française. Sur la saison 2023-2024, la Fédération recense 1482 clubs et plus de 326 000 licenciés (83 % de filles contre 17 % de garçons.) La gymnastique est accessible dès l’âge de 2/3 ans avec les cours de baby gym. Elle est principalement pratiquée par des jeunes, avec une moyenne d'âge de 13 ans pour les garçons et les filles. Source : Institut National de la Jeunesse et de l'Education Populaire (INJEP) 2) Quatre Disciplines Olympiques en Gymnastique La FFG reconnait officiellement 9 disciplines parmi lesquelles quatre sont olympiques : Gymnastique artistique (agrès) masculine et féminine Gymnastique rythmique (qui s'exécute uniquement au sol) Trampoline Trois disciplines sont reconnues de haut niveau : Gymnastique aérobic Tumbling Parkour Gymnastique de haut niveau non olympique Deux autres disciplines sont également reconnues par la fédération Gymnastique acrobatique qui se pratique en duo, trio ou quatuor. Elle se caractérise par la réalisation de pyramides humaines et d'enchaînements acrobatiques. Team gym : Une discipline par équipe, où les gymnastes effectuent des mouvements au sol, au tumbling et au mini-trampoline Dans cet article, nous nous concentrons sur les quatre disciplines olympiques : Gymnastique : disciplines olympiques La gymnastique artistique est un sport complet exigeant souplesse, équilibre et force. Il y a quatre agrès chez les filles (sol, saut, barre asymétrique et poutre) et six chez les garçons (sol, arçons, anneaux, saut, barres parallèles et barre fixe) . Cela consiste en la réalisation d’enchainements courts sur ces derniers. La gymnastique rythmique s e pratique au sol. Cinq instruments sont autorisés : la corde, le cerceau, le ballon, les massues et le ruban. Le trampoline , apparu dans les années 50 en France, peut se pratiquer en individuel ou par paire. Discipline olympique depuis 2000, elle consiste en l’enchainement d’acrobaties (vrille, saut, salto). 3) Blessures du Gymnaste La gymnastique est un sport très technique, nécessitant de répéter des mouvements d’une grande amplitude et provoquant de forts impacts sur le corps. Les gymnastes, que ce soit à haut niveau ou en loisirs, sont soumis à un risque accru de blessures traumatiques et blessures d’usure ou chroniques. Quelques blessures fréquentes : Exemples de blessures rencontrées chez les gymnastes Pathologies de croissance chez les 10-16 ans : comme Osgood Schlatter, maladie de Sever, maladie de Köhler, maladie de Scheuermann etc. Entorse Cheville Poignet Genou Tendinopathie et tendinite Golf elbow Tennis elbow Coiffe des rotateurs (épaule) Tendinite tendon d’Achille Fracture traumatique (lors d’une chute, ou d’un choc) ou fracture de fatigue Cheville / pied Poignet / main Clavicule Rachis Rachis cervical : entorse, cervicalgies Rachis lombaire : spondyloses, spondylolisthésis et lombalgies 4) Ostéopathie et Gymnastique : Optimiser Performance et Récupération L’ostéopathie s’inscrit naturellement dans le suivi des gymnastes, qu'ils soient de haut niveau ou amateurs, enfants ou adultes. Comme pour la plupart des sports, l'ostéopathie peut être utilisée pour : Prévenir les blessures Accompagner la rééducation après une blessure Optimiser la récupération Améliorer la performance tout au long de la saison Corriger les déséquilibres posturaux Gérer les douleurs chroniques. Pour atteindre ces objectifs, l’ostéopathie dispose de plusieurs champs d’action, parmi lesquels : L'amélioration de la mobilité articulaire (amplitude et qualité de mouvement) Le relâchement des tensions musculaires Le relâchement des tensions fasciales et ligamentaires. En cas de blessure, l’approche holistique ostéopathique, en étroite collaboration avec la kinésithérapie et la préparation physique, permet d’optimiser la reprise progressive. 5) Sources de l'article Ouvrage Éditions L'harmattan : Auteur Bruno Papin Conversion et reconversion des élites sportives. Approche socio-historique de la gymnastique artistique et sportive Ouvrage paru en mai 2007 Articles Fédération française de gymnastique (FFGYM) Les disciplines Nos disciplines ScienceDirect - Journal de Traumatologie du Sport : Volume 41, Issue 4, Décembre 2024 page 346,356. Auteurs L. Besson (université de Lyon), P. Edouard (CHU de Saint-Etienne). Les conséquences à long terme de la pratique de la gymnastique artistique féminine à haut niveau : étude rétrospective sur 27 anciennes gymnastes de haut niveau. Portail Persée - Les Cahiers de l'INSEP, n°40, 2008 pages 155-163 : Dr Françoise Fraisse Croissance et maturité des gymnastes de haut niveau National Library of Medicine - Sports Health (Vol15 No 3) : Article publié en juin 2023. Auteurs J Alex Albright,Ozair Meghani, Nicholas J Lemme, Brett D Owens, Ramin Tabaddor Characterization of Musculoskeletal Injuries in Gymnastics Participants From 2013 to 2020 DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires après Soutenance) – Université de Poitiers : Thèse de doctorat en pharmacie soutenue par Tiphaine Legros en mai 2021 Accompagnement post-traumatique de la blessure ostéo-articulaire du membre inférieur de la jeune sportive pratiquant la gymnastique rythmique de haut niveau
- Arthrose ou arthrite : comment les différencier ?
Différence entre arthrose et arthrite. Source "Fondation Arthrose" 1) Définitions L’arthrose correspond à la dégradation mécanique du cartilage au sein d’une articulation. Le cartilage joue un rôle d'amortisseur entre les os, mais en cas d'arthrose, il s’affine et devient plus mou et friable. À ses débuts, l’arthrose est parfois asymptomatique c’est-à-dire qu’elle ne se traduit par aucun symptôme. L’arthrite désigne l’inflammation d’une ou plusieurs articulations, non causée par l’usure mais par un dysfonctionnement du système immunitaire. Il existe plus d’une centaine de maladies inflammatoires, les plus fréquentes dans les pays développés étant la polyarthrite rhumatoïde (PR), la spondylarthrite ankylosante (SPA), et l’arthrite septique. 2) Arthrose ou arthrite : Points communs Ce qui crée souvent la confusion, c’est que dans le cas de l’arthrose il peut y avoir également des poussées inflammatoires. Dans le cas de l’arthrose, l’inflammation est la conséquence du mécanisme de dégradation mécanique de l’articulation et non la cause de l’affection. Autre point commun : la présence d’un dérouillage matinal. Il est cependant beaucoup plus long dans le cas de l’arthrite. Il dure en moyenne trente minutes chez un patient arthrosique contre plus d’une heure en cas d’arthrite. 3) Arthrose ou arthrite : Différences Étiologie (cause des lésions) Dans le cas d’une affection arthritique, c’est l’inflammation de la membrane synoviale qui est responsable de la dégradation du cartilage. À l’inverse, dans le cas de l’arthrose, c’est la dégradation du cartilage qui est responsable de l’inflammation de la membrane synoviale. L’origine est d’ordre mécanique. Horaire de la douleur L’arthrite provoque des douleurs qui augmentent au repos et diminuent voire cessent pendant la journée avec l’activité. L’horaire nocturne de la douleur compromet souvent le sommeil. À l’inverse, l’arthrose, en dehors de phases de poussées inflammatoire, donc en phase froide, provoque des douleurs mécaniques, reproduites à l’effort et au mouvement, et cessent au repos. Elle ne réveille généralement pas la nuit. Âge d’apparition Si l’arthrose survient généralement après 45 ans (elle touche seulement 3 % des moins de 45 ans), les arthrites peuvent toucher toutes catégories d’âge, même les enfants comme dans le cas de l’arthrite juvénile idiopathique. Autres différences L’arthrose n’altère pas l’état général (pas de fièvre, pas de perte de poids, pas fatigue en lien avec la pathologie) tandis que certaines formes d’arthrite peuvent provoquer ces symptômes. L’arthrose est souvent localisée au niveau de la colonne vertébrale, des hanches, genoux et mains tandis que l’arthrite peut toucher l’ensemble des articulations. 4) Sources de l'article Ouvrages Article de Andrew J. Grainger and Charles S. Resnik situé au Chapter 11 "Arthritis" Articles INSERM : Article publié en juin 2023 Polyarthrite rhumatoïde. Une maladie modèle pour la recherche sur l’inflammation chronique INSERM : Article publié en septembre 2023 Spondyloarthrites. Des douleurs dorsales exacerbées par le repos. Manuel MSD : Article de Jay Mehta MD, Perelman School of Medicine at The University of Pennsylvania (février 2025) Arthrite juvénile idiopathique Société de l’arthrite du Canada : Article publié en septembre 2023 avec l’expertise de Bindee Kuriya, M.D,SM,FRCPC (université de Toronto) Polyarthrite rhumatoïde Société de l’arthrite du Canada : Article publié en septembre 2017 avec l’expertise de : Sasha Bernatsky, M.D., Ph. D., FRCPC (université de Toronto) et Deborah Levy, M.D., M.S., FRCPC (université de Toronto) Lupus érythémateux disséminé INSERM : Article publié en novembre 2023 Maladies auto-immunes. La rupture de la tolérance au soi. Thomas et al. Chiropractic & Manual Therapies : Article publié en aout 2019. Auteurs : Ewan Thomas, Antonio Rosario Cavallaro, Diba Mani, Antonino Bianco & Antonio Palma The efficacy of muscle energy techniques in symptomatic and asymptomatic subjects: a systematic review
- Ostéopathie et syndrome du canal carpien
Syndrome du canal carpien 1) Définition et épidémiologie Le syndrome du canal carpien est un syndrome canalaire correspondant à la compression du nerf médian dans le canal carpien au niveau du poignet. Il s’agit d’une affection neurologique fréquente et bénigne du membre supérieur. Le syndrome du canal carpien est l’un des troubles musculo-squelettiques les plus fréquents. En France, l’incidence annuelle du syndrome du canal carpien est estimée à 3 pour 1000. C’est une pathologie de prédominance féminine, avec un ratio de trois femmes pour un homme. L’âge moyen du début des symptômes se situe entre 45 et 50 ans. 2) Le canal carpien Syndrome canal carpien > Anatomie. Source "Clinique Jouvenet Paris 16ième" Le canal carpien est la zone de transition entre l'avant-bras et la main. Il s'agit d'un canal ostéofibreux étroit, situé en profondeur à la face palmaire du poignet. Il est délimité par le rétinaculum des fléchisseurs en avant, et par le plancher des os du carpe en arrière. Il contient le nerf médian ainsi que neuf tendons musculaires : quatre tendons du muscle fléchisseur superficiel des doigts, quatre tendons du muscle fléchisseur profond des doigts, et le tendon du muscle long fléchisseur du pouce. Ces tendons sont enveloppés dans une gaine synoviale permettant le passage du nerf médian. Le nerf médian est l’une des branches terminales du plexus brachial. Il prend son origine au niveau des racines rachidiennes C5, C6 et C7, C8 et T1. Il chemine jusqu’au bord inférieur du rétinaculum des fléchisseurs. Source : Sobotta - Atlas of Human Anatomy, Vol.1, 15th ed. Auteurs Paulsen Friedrich ; Waschke Jens Innervation sensitive du Nerf Médian Le nerf médian, lorsqu'il traverse le canal carpien, est responsable de la sensibilité d'une partie cruciale de la main : Face palmaire (paume) et doigts : Il assure la sensibilité de la face palmaire des trois premiers doigts (le pouce, l'index et le majeur) ainsi que de la moitié du quatrième doigt (l'annulaire, côté pouce). Il innerve également la moitié de la paume de la main et l'éminence thénar. Note pour le lecteur : L'éminence thénar est le renflement musculaire situé à la base du pouce, dans la paume de la main. Face dorsale (dos) des doigts : Le nerf médian contribue aussi à la sensibilité de la face dorsale des deuxièmes et troisièmes phalanges de l'index et du majeur, ainsi que de la moitié de l'annulaire (côté pouce) sur cette même face dorsale. Innervation sensitive de la main : Source Belvisi Thomas - Université Aix Marseille Innervation motrice et fonctions du Nerf Médian Au-delà de la sensibilité, le nerf médian joue un rôle essentiel dans le mouvement de la main et des doigts. Il innerve certains muscles qui permettent : Les mouvements d'opposition (permettant de toucher le bout des autres doigts avec le pouce) et d'antépulsion du pouce (avancer le pouce). La flexion du poignet. La flexion des trois premiers doigts (pouce, index, majeur). La pronation (rotation de l'avant-bras pour que la paume de la main regarde vers le bas ou en arrière). 3) Clinique Les symptômes : Symptômes du syndrome du canal carpien. Source : Institut Main Landy Paresthésies nocturnes et diurnes dans le territoire du nerf médian (trois premiers doigts + face interne du quatrième doigt face palmaire Douleur de type de picotement/décharge électrique ou engourdissement sur le territoire du nerf médian Douleur unilatérale ou bilatérale Les douleurs pouvant réveiller la nuit Apparition d’un déficit moteur et d’une amyotrophie de la loge thénar. Les causes et facteurs favorisants : A l’heure actuelle, le syndrome du canal carpien est dans la majorité des cas idiopathique, c’est-à-dire sans cause identifiée. Mais certains facteurs peuvent favoriser la compression du nerf médian dans le canal carpien : Facteur hormonal ou métabolique : hypothyroïdie, ménopause, insuffisance rénale, diabète, grossesse Anomalie constitutionnelle ou acquise du poignet : le canal peut être naturellement étroit, ou bien déformé ou rétréci suite à un traumatisme comme une fracture du poignet, une luxation ou une tendinite. Certaines maladies rhumatismales : polyarthrite rhumatoïde, goutte Certains mouvements ou postures : lors de travaux manuels répétitifs, rapides, sollicitant les membres supérieurs, dans le cadre professionnel ou extra-professionnel (bricolage, jardinage, ménage, couture, coiffure, caissier(ère), boulanger, musiciens, etc). L’existence d’un lien entre le syndrome du canal carpien et l’utilisation de la souris informatique n’a pas été établie avec certitude. 4) Diagnostic et traitement => Le diagnostic se fait d’abord par un examen clinique de la main et du poignet. Signe de Tinel : reproduction des paresthésies et/ou douleur sur le territoire du nerf lors de la percussion du canal carpien Signe de Phalen : reproduction des paresthésies à la flexion forcée du poignet Faiblesse des muscles thénariens Perte de la sensibilité dans le territoire du nerf médian. L’électromyogramme (EMG) est l’examen complémentaire de référence. C’est un examen fiable qui permet d’évaluer la sévérité de la lésion du nerf médian. Il permet également de rechercher d’autres lésions nerveuses associées au rachis cervical (névralgie cervico-brachiale, syndrome du défilé thoraco-brachial), ou au membre supérieur (compression d’autres nerfs, comme le nerf ulnaire). Electromyogramme pour canal carpien. Source : Clinique Jouvenet => Le choix du traitement dépend de la sévérité du syndrome du canal carpien, des facteurs favorisants sa survenue et de la présence ou non de pathologies concomitantes. En l’absence de signes de gravité, le traitement aura pour but de conserver une intégrité motrice et sensorielle. Ce traitement comprend le port d’une attelle amovible d’usage nocturne pour soulager les symptômes. Les médicaments antalgiques ou anti-inflammatoires non stéroïdiens seront prescrits avec précaution car ils comportent des contre-indications et peuvent être responsables d’effets secondaires. L’infiltration de corticoïde en seconde intention apporte un soulagement immédiat mais temporaire et doit être limitée et espacée dans le temps. Le traitement chirurgical est envisagé dans les formes graves ou en cas d’échec thérapeutique. Il consiste à sectionner le ligament annulaire du carpe pour réduire la compression du nerf médian. Plus la prise en charge est précoce, plus elle permet d’éviter ou de retarder la chirurgie et les infiltrations. 5) Apport de l’ostéopathie L’objectif est de rétablir un équilibre musculo-squelettiques et de : Redonner de la mobilité Réduire les tensions musculo-ligamentaires Favoriser la circulation sanguine Approche posturale Éviter ou retarder l’acte chirurgical (en collaboration étroite avec le personnel médical du patient). L’ostéopathe vous donnera également quelques conseils et des exercices d'auto-traitement. En tant qu'approche holistique du corps humain, pour ce qui est du syndrome du canal carpien, l'ostéopathie ne se contente pas de traiter la main et le poignet. Les techniques employées peuvent aussi cibler des zones éloignées comme les cervicales, l'épaule, le coude et toute autre région présentant des tensions qui contribuent au problème. Des études récentes ont montré son efficacité pour atténuer les symptômes de ce syndrome. C'est une approche complémentaire intéressante, mais elle ne remplace pas le traitement médical. 6) Sources de l'article => Ouvrage Pierre Kamina - Anatomie Clinique (Tomes I-V) - Editions Maloine. Anatomie Clinique => Articles Le manuel MSD : Article de David R. Steinberg (mai 2024). Syndrome du canal carpien Santé publique France : Article publié en avril 2024. Syndrome du canal carpien Santé publique France : Bulletin épidémiologique hebdomadaire No11 Juillet 2021. Auteurs : Émilie Chazelle, Natacha Fouquet, Yves Roquelaure. Part des syndromes du canal carpien attribuable à l’activité professionnelle parmi les professions et secteurs d’activité à risque, dans deux départements français . Haute autorité de santé Syndrome du canal carpien : Optimiser la pertinence du parcours patient (février 2013) National Library of Medicine - Pan African Medical Journal : Article publié en 2018. Auteurs : Amine Tahir, Amine Sdoudi, Mohamed Chahed, Aniss Elbaitil, Lkoutbi Fakherdine, Yasser Sbihi, Driss Bennouna, Mustafa Fadili. Syndrome du canal carpien secondaire à une variété anatomique rare du nerf médian . Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail : Article révisé en mai 2024. Syndrome du canal carpien National Library of Medicine - J ournal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy : Article publié en mars 2017. Auteurs : César Fernández-de-Las-Peñas, Joshua Cleland, María Palacios-Ceña, Stella Fuensalida-Novo, Juan A Pareja, Cristina Alonso-Blanco. The Effectiveness of Manual Therapy Versus Surgery on Self-reported Function, Cervical Range of Motion, and Pinch Grip Force in Carpal Tunnel Syndrome: A Randomized Clinical Trial . National Library of Medicine - De Gruyter Brill : Article de mars 2015. Auteurs : Taylor Burnham, Derek C Higgins, Robert S Burnham, Deborah M Heath. Effectiveness of osteopathic manipulative treatment for carpal tunnel syndrome: a pilot project . National Library of Medicine – Revue Neurologique : Volume 167, Issue 1, January 2011, Pages 64-71. Auteurs : P. Petiot, E. Bernard. Pièges diagnostiques du syndrome du canal carpien .
- Ostéopathie et fibromyalgie
Fibromyalgie 1) Définition et épidémiologie La fibromyalgie, aussi appelée syndrome fibromyalgique, est une affection chronique caractérisée par des douleurs diffuses associées à une hypersensibilité douloureuse. Décrite en 1977 par deux médecins canadiens, elle est reconnue par l’OMS depuis 1992, mais n’a à ce jour pas de cause connue. La fibromyalgie est une maladie touchant 1,5 à 2% de la population, les femmes majoritairement, et qui se diagnostique généralement entre 40 et 50 ans. 2) Fibromyalgie : Mécanisme La douleur fibromyalgique est aujourd’hui qualifiée de « nociplastique », ne pouvant pas s’expliquer par la présence de lésions tissulaires activant les nocicepteurs périphériques. Cela proviendrait d’une altération du système de détection et de contrôle de la douleur. Concrètement, la perception de la douleur est perturbée chez le patient fibromyalgique et conduit à : Une perception douloureuse de stimulations qui sont habituellement indolores. Par exemple, le fait d’être touché simplement. C’est l’ allodynie . Une perception anormalement importante des stimulations douloureuses. C’est l’ hyperalgésie . Les chercheurs ont établi que de nombreux facteurs pourraient être à l’origine de ces modifications, notamment : Des facteurs génétiques : La fibromyalgie semble en partie héréditaire, certaines mutations génétiques pourraient favoriser l’apparition de cette maladie. Des infections : Particulièrement virales : certaines pathologies infectieuses semblent déclencher ou accentuer la fibromyalgie Des traumatismes physiques ou émotionnels : Une fibromyalgie sévère peut parfois survenir à la suite d’un événement traumatique physique ou psychologique, prolongé ou répétitif. 3) Fibromyalgie : Diagnostic Le diagnostic de syndrome fibromyalgique est clinique. Selon l’ACR (American college of rhumatology), l’existence d’un syndrome fibromyalgique doit être reconnue quand existent conjointement deux critères : Une douleur diffuse d’une durée d’évolution d’au moins trois mois. Des points douloureux à la pression, localisés précisément dans cette classification : au moins 11 des 18 points doivent être douloureux sous une pression digitale d’environ 4kg. La douleur est considérée comme diffuse quand elle est Bilatérale (des deux côtés du corps) Présente au-dessous et au-dessus de la taille. Les 18 sites répertoriés sont indiqués sur le schéma suivant : Source : Dargazanli Joris D’autres symptômes peuvent accompagner la fibromyalgie : Fatigue chronique (asthénie) Troubles du sommeil Anxiété, dépression Maux de tête (céphalées de tension, migraine) Troubles digestifs (syndrome du côlon irritable). 4) Traitement Il n’existe à ce jour aucun traitement universel efficace contre la fibromyalgie. Les traitements médicaux actuellement disponibles doivent se contenter de soulager les symptômes avec le plus souvent une approche pluridisciplina ire Activité physique adaptée Gestion du stress Suivi psychologique Thérapie manuelle. D’après les études menées ces dernières années, la méthode la plus efficace pour lutter contre les douleurs fibromyalgique semble être le renforcement musculaire (musculation). 5) Apport de l’ostéopathie L’ostéopathie, en complément de la prise en charge médicale de la fibromyalgie, permet de soulager les patients et d’améliorer leur quotidien. L’approche holistique de l’ostéopathie (prenant en compte le corps dans sa globalité) peut être particulièrement bénéfique dans le traitement de douleurs diffuses et de points douloureux multiples. Dans le traitement de la fibromyalgie, les techniques fasciales, tissulaires, et l’approche viscérale et crânienne seront privilégiées en comparaison des techniques articulaires structurelles (crac). L’objectif sera de travailler selon une approche globale adaptée aux symptômes et au degré de fibromyalgie de chaque patient. Un suivi régulier pourrait apporter : Gain de mobilité Diminution des tensions musculo-ligamentaires Soulagement des douleurs Optimisation de la circulation sanguine et lymphatique. 6) Études Une étude réalisée en 2014 sur 45 patients fibromyalgiques a pu démontrer un effet bénéfique à court terme de l’ostéopathie après un suivi sur 5 séances. Effets à court terme d'un protocole de thérapie manuelle sur la douleur, la fonction physique, la qualité du sommeil, les symptômes dépressifs et la sensibilité à la pression chez les femmes et les hommes atteints du syndrome de fibromyalgie : un essai contrôlé randomisé 7) Sources INSERM : Article publié le 29/06/2021 Fibromyalgie Une douleur chronique et diffuse, enfin reconnue L'assurance maladie - Amelie.fr : Article publié le 26 février 2025 Définition et causes de la fibromyalgie Association Fibromyalgie France : La fibromyalgie, maladie de la douleur chronique INSERM : Collection Expertise collective. Montrouge : EDP Sciences,2020. Fibromyalgie HAL open science : Article de Hanae Drioichi paru le 6 juillet 2017 La fibromyalgie
- Ostéopathie et troubles gynécologiques
L'ostéopathie gynécologique : une approche manuelle pour soulager les douleurs pelviennes Les douleurs gynécologiques : une problématique fréquente Les douleurs gynécologiques peuvent considérablement altérer la qualité de vie des femmes. Des tensions au niveau des ligaments, des muscles ou des fascias peuvent entraver la mobilité des organes pelviens et générer des douleurs. Elles se manifestent sous diverses formes : Douleurs cycliques liées au cycle menstruel : le symptôme le plus fréquent est la dysménorrhée qui peut être primitives (syndrome prémenstruel sans pathologie sous-jacente) ou secondaires (associées à une affection comme l'endométriose ou un fibrome).. Douleurs non cycliques : pouvant être liées à des pathologies gynécologiques, à des adhérences post-chirurgicales ou à des dysfonctions pelviennes. Les symptômes associés à la dysménorrhée sont : - Douleurs abdominales de type crampe, spasme ou sensation de pesanteur - Douleurs musculaires ou articulaires au niveau du bassin - Lombalgies, douleurs irradiant vers le bas du dos, les cuisses ou les jambes - Ballonnements et/ou nausées - Métrorragies (saignements en dehors des règles) - Céphalées (maux de tête) - Irritabilité ou anxiété - Troubles du transit (diarrhée ou constipation) - Asthénie (fatigue) - Douleurs mammaires L'ostéopathie gynécologique en complémentarité avec les autres professionnels de santé L’ostéopathie ne remplace pas un suivi gynécologique. Par son approche manuelle douce et non invasive, l'ostéopathie ne se substitue pas aux traitements médicaux conventionnels mais les complète en agissant sur les causes mécaniques des troubles. L'ostéopathie peut être bénéfique pour : - les troubles menstruels (dysménorrhée, aménorrhée, cycles irréguliers) - les pathologies gynécologiques (endométriose, syndrome des ovaires polykystiques , fibrome) - le suivi post-partum: pour favoriser la récupération et prévenir certaines complications. - le suivi post-chirurgical ex. hystérectomie) : pour réduire les adhérences et améliorer la cicatrisation. - la dyspareunie (douleurs lors des rapports sexuels) - le suivi de grossesse pour accompagner la femme enceinte et soulager certains désagréments. - les symptômes de la ménopause pour atténuer les symptômes liés aux changements hormonaux. Le déroulement d'une séance d'ostéopathie gynécologique Le traitement ostéopathique des troubles gynécologiques vise à rétablir l'équilibre mécanique du petit bassin. Lors d'une séance, l'ostéopathe procède à un examen minutieux afin d'identifier les tensions et les restrictions de mobilité au niveau des organes pelviens (ovaires, utérus) et des structures environnantes (ligaments, fascias, os). Les techniques employées, adaptées à chaque patiente, visent à restaurer la mobilité articulaire et tissulaire. Elles comprennent des manipulations douces des tissus, des mobilisations articulaires et des techniques viscérales. L’ostéopathe agit ainsi sur la souplesse et la mobilité des organes pelviens (comme l’utérus et les ovaires) ainsi que des structures voisines (ligaments, fascias), afin de favoriser une meilleure circulation sanguine et nerveuse.
- Ostéopathie et sports de raquette
Prévenir et soigner les douleurs des sports de raquette : L’ostéopathie à la rescousse ! Sports de raquette : bienfaits et risques de blessures Les sports de raquette, tels que le tennis, le badminton et le ping-pong, connaissent une popularité mondiale. Ils procurent de nombreux bienfaits physiques et mentaux, notamment en améliorant la condition physique, la coordination et la concentration. Cependant, comme pour toute activité sportive, la répétition des mouvements, une pratique intensive ou une mauvaise technique peut entraîner des blessures (tendinite, entorse, etc.). Le manque d’échauffement ou l’utilisation d’équipements inadaptés sont aussi des facteurs à prendre en compte. Même en l’absence de blessure, les sports de raquette, en raison de leur asymétrie et des mouvements répétitifs, peuvent causer des déséquilibres musculaires et posturaux. Ces déséquilibres peuvent à terme limiter les performances et favoriser l’apparition de douleurs. Tendinites et Lésions Musculaires : les risques des sports de raquette Les sportifs de raquette sont particulièrement exposés aux: Inflammation des tendons de l'avant-bras : Tennis elbow ou du golf elbow Inflammation des tendons de l'épaule Entorses: Cheville, poignet, genou... Les rotations brusques et les changements de direction sont à l’origine de ces lésions articulaires. Lésions musculaires: Cuisse, mollet... Les efforts intenses peuvent entraîner des déchirures ou des contractures. Cinq raisons de consulter un ostéopathe pour les sports de raquette L'ostéopathie peut être bénéfique dans plusieurs situations Après une blessure: Pour accélérer la récupération et prévenir les récidives. En préparation d’une compétition: Pour préparer le corps à l’effort, optimiser les performances et prévenir les blessures. En prévention: par un suivi régulier pour améliorer la mobilité articulaire, prévenir les blessures, et corriger les postures. Pour une reprise sportive : après une période d’arrêt pour prévenir les risques de blessure. En cas de douleurs chroniques: Pour identifier et traiter les causes profondes de vos douleurs.
- Ostéopathie et course à pied
La course à pied est un excellent sport pour la santé, lorsqu’il est pratiqué à bon escient ! Ostéopathie et course à pied En effet, pour les coureurs amateurs ou professionnels il n’est pas rare de se blesser ou développer des douleurs tels que quelques exemples : Périostite tibial Tendinite (tendon d’Achille, patte d’oie, moyen fessier etc…) Traumatisme articulaire : entorses, fractures de fatigue Douleurs articulaires telles que lombalgies, gonalgie ou encore coxalgie Aponévrosite plantaire Mais les bienfaits de la course à pied sont multiples Réduction du stress et de l’anxiété (grâce à la sécrétion d’endorphines) Renforcement musculaire du dos et des jambes Renforcement articulaire et osseux Amélioration de la condition physique générale Prévention de maladies cardiovasculaire grâce à l’amélioration de la fonction cardiaque et une utilisation optimisée des réserves de lipides et glucides Ostéopathie et course à pied : Quel lien? L’ostéopathie est une thérapie de soins manuelle qui a pour but de prévenir, diagnostiquer et traiter des troubles fonctionnels c’est-à-dire tous les troubles de mobilité de tous les tissus du corps. Contrairement à ce que l’on entend souvent, un ostéopathe travaille sur toutes les structures du corps bien entendu accessibles à ses mains mais pas uniquement sur l’os. L’ostéopathe prend en charge le patient dans sa globalité, c’est-à-dire de la tête aux pieds afin de déterminer la structure en souffrance, la cause de la plainte du patient et de traiter ces structures mais aussi les répercussions que cela a pu causer sur le corps. Chez les coureurs comme chez les autres patients, il est nécessaire de vérifier la bonne mobilité de toutes les articulations du pied jusqu’aux cervicales pour permettre au corps la meilleure mobilité possible et le moins d’inconfort lors des entrainements ou courses. Quand consulter un ostéopathe lorsqu’on fait de la course à pied ? Pendant la préparation d’une course (marathon, semi-marathon, 10km, trail…) Dans l’accompagnement d’une blessure ou toute douleur récurrente (entorse, tendinopathie, sciatique etc…) Dans l’accompagnement d’une reprise sportive En prévention 1 à 2 fois par an Comment se déroule une séance d’ostéopathie ? Comme une consultation classique l’ostéopathe posera des questions sur les motifs ainsi que les antécédents traumatiques et médicaux avant de réaliser un bilan puis proposera un plan de traitement adapté à votre schéma corporel afin de diminuer les tensions musculaires et redonner de la mobilité globale à votre corps. Votre ostéopathe, qualifié dans l’accompagnement de sportifs et également pratiquante de cette discipline, saura vous donner des conseils adapté et personnalisé pour accompagner au mieux votre pratique de la course à pied. Cela passera par d’éventuels conseils de renforcement musculaire, d’étirements, des conseils matériels, sommeil/récupération ou voir l’orientation vers un suivi diététique, orthopédique ou un coach spécialisé. Pour aller plus loin : Voici une liste de 3 livres sur la course à pied que je vous conseille : La clinique du coureur de Blaise Dubois La clinique du coureur de Blaise Dubois Guide de la foulée avec prise d’appui avant-pied de Frédéric Brigaud Guide de la foulée avec prise d'appui avant-pied de Frédéric Brigaud Born to run de Christopher McDougall et Jean-Philippe Lelief Born to run de Christopher McDougall et Jean-Philippe Lefief
- Ostéopathie au service du télétravail
Ostéopathie et télétravail Depuis la crise sanitaire du Covid en 2020, la pratique du télétravail s’est largement rependue pour les professions qui le permettent. Ainsi, selon les chiffres les plus récents du ministère du travail : 1 salarié en entreprise sur 3 pratique le télétravail au moins une journée par semaine. Si le télétravail a l’avantage de limiter les contraintes de déplacement et de rendre plus flexible les horaires de travail théoriquement augmentant la productivité des travailleurs, L'ergonomie de travail à la maison peut rapidement devenir problématique : Certes le canapé est confortable, mais la position dans laquelle nous travaillons est souvent délétère pour notre corps. Ces postures inadéquates entraînent donc des systèmes de compensation à l’origine d’apparition de raideurs et/ou de douleur, qui ne s'amélioreront pas avec le temps si les bonnes habitudes ne sont pas prises rapidement. Troubles musculosquelettiques : TMS, QUÉSACO ? Les troubles musculo-squelettiques (TMS) regroupent un ensemble d'affections de l'appareil locomoteur (muscles, tendons, nerfs, articulations) se traduisant par des douleurs et une gêne fonctionnelle. Ces affections sont d’origine multifactorielle mais souvent en lien avec l’activité professionnelle. Rôle de la posture La posture est la capacité du corps à contrôler sa position dans l’espace et à adapter son schéma corporel à l’environnement. En effet, l e corps doit s’organiser en permanence pour lutter contre les effets contraignants de la gravité sur nos propres structures, notamment articulaires . Les troubles de la posture sont le résultat de diverses causes, parmi lesquelles on retrouve notamment : Un déséquilibre dans la musculature , dû à une mauvaise répartition des charges ou à un entraînement inadéquat La présence de chaînes musculaires tendues , entravant la liberté de mouvement et modifiant l'alignement naturel du corps Une mauvaise position de la colonne vertébrale , provoquant compressions et perturbations biomécaniques Des dysfonctions articulaires , limitant la mobilité et créant tensions et douleurs Tous ces éléments peuvent contribuer à l’apparition de TMS. Et l’Ostéopathie dans tout ça ? L'ostéopathie au service du télétravail En lien avec le télétravail il peut être nécessaire de consulter l’ostéopathe si : Douleurs qui deviennent récurrentes Étirements inefficaces Incapacité à trouver une position confortable Tension cervicale, lombaire, entre les omoplates etc L'ostéopathe peut intervenir à plusieurs niveaux pour améliorer la posture et corriger les déséquilibres induits par celle-ci : L’ostéopathe par son approche globale, peut permettre de retrouver une meilleure mobilité au niveau des zones en contraintes. Des techniques articulaires, tissulaires et douces sont utilisées par le praticien. En plus de redonner de la mobilité, cela permet également de diminuer les tensions musculaires et faciales associées à ces pertes de mouvements. Conseils : Le premier conseil de votre ostéopathe sera de vous rassurer sur l’aspect postural : car il n’existe pas de posture parfaite adéquate pour tout le monde. Simplement, une bonne posture est une position qui permet de consommer le moins d’énergie possible et qui ne créer pas de douleur lorsqu’on la maintient. Le deuxième conseil de votre ostéopathe sera de vous rappeler que « le mouvement c’est la vie » et que pour limiter l’apparition de TMS il faut bouger régulièrement, changer de position, se lever, il est fortement déconseillé de rester dans la même position plusieurs heures. L’ostéopathe vous donnera également des conseils personnalisé pour agencer votre poste de travail. Pour aller plus loin : voici quelques ouvrages en lien qui pourrait vous intéresser Bouger, ça commence dans la tête de Naoki Kiriyama Un rien peut tout changer de James Clear
- Ostéopathie et ménopause
Ostéopathie et ménopause La ménopause est un processus physiologique provoquant une aménorrhée (absence de règles) de plus de 12 mois survenant autour de 50 ans du à l’épuisement du capital ovarien et marqué par la carence oestrogénique. C’ est une étape naturelle de la vie des femmes, qui marque l’arrêt progressif du fonctionnement des ovaires, la perte de la fonction de reproduction et l’arrêt des règles. L’âge de la ménopause et les signes associés peuvent varier d’une femme à l’autre. Prévalence : au moins 10 M de femmes en France ; ce chiffre augmente avec le vieillissement de la population. On parle de ménopause précoce entre 40 et 45 ans et de ménopause prématurée avant 40 ans. Signes cliniques de la ménopause La ménopause entraîne une carence en œstrogène qui est responsable du syndrome climatérique. Ce syndrome correspond à une période de changements endocriniens, physiques et psychologiques. Ces changements ne sont pas graves et ne présentent aucun danger pour la santé, mais sont pénibles et difficiles à supporter au quotidien. Leur intensité ainsi que leur durée sont variables d’une femme à l’autre. Les symptômes sont très variés. Voici une liste non exhaustive de symptômes fréquemment retrouvés dans les études expérimentales : Bouffées de chaleur Troubles de l’humeur (anxiété, dépression) Douleurs articulaires : lombalgie, genoux, hanche, épaule etc… Troubles du sommeil Troubles urinaires (fuite) Troubles digestifs Troubles gynécologique (sécheresse vaginale, baisse de la libido) Fatigue Prise de poids Amincissement de la peau et perte d’élasticité Mastodynie : douleur mammaire Ostéopathie et ménopause L’ostéopathie n’est pas en capacité de jouer directement sur la carence en œstrogène. Elle permet cependant de soulager les douleurs et ainsi de diminuer les conséquences de cette carence sur la qualité de vie du patient . L’ostéopathe en utilisant des techniques variées va permettre de diminuer les tensions musculaires et articulaires et améliorer la mobilité globale du patient. Ainsi la prise en charge de l’ostéopathe assure un meilleur fonctionnement du corps vieillissant de la femme ménopausée, permettant une meilleure circulation sanguine, une meilleure oxygénation des tissus et de moindres contractions musculaires favorisants l’homéostasie. Enfin, rappelons qu’une prise en charge pluridisciplinaire et une bonne hygiène de vie permettent globalement une meilleure santé physique et mentale, primordial pour un équilibre global. Il faut garder en tête que même si la ménopause est une étape de la vie qui touche toutes les femmes, cette période n’est pas vécue de la même manière par toute. Cela dépend des facteurs environnementaux qu’elles subissent ainsi que des facteurs intrinsèques (patrimoine génétique, antécédents familiaux etc…). L’ostéopathe se doit donc d’adapter sa prise en charge de manière individuelle avec chaque femme ménopausée. Votre ostéopathe vous donnera des conseils personnalisés dans le but de maintenir ou d’améliorer l’état de santé en vous conseillant la pratique d’une activité physique, en donnant des conseils d’hygiène de vie ou en vous orientant vers d’autre professionnels de santé (nutritionniste, gynécologue, médecin généraliste etc…). Pour aller plus loin, voici quelques ouvrages utiles pour s’informer de façon ludique : C’est moi ou il fait chaud ? de Caroline Michel C'est moi ou il fait chaud ? de Caroline Michel Toi et moi, on s’explique : La ménopause de Brigitte Carrère et Charlotte Attry Toi et moi , on s'explique . La ménopause de Brigitte Carrère et Charlotte Attry
- Ostéopathie et équitation
Ostéopathie et équitation L’équitation est le troisième sport le plus pratiqué en France derrière le Football et le tennis. C’est cependant un sport exigeant qui nécessite une harmonie entre le cavalier et son cheval. Pour performer, le cavalier doit également être souple, et disposer de son corps libre de toute lésions physiques Selon plusieurs études scientifiques parues dans les années 80-90 et récemment, il n’y a pas de corrélation entre la fréquence des rachialgies (douleurs au dos) et le nombre d'années de pratique de l’équitation , ce n'est donc pas la pratique intensive de ce sport qui provoque les douleurs . Il a également été prouvé d'après de nombreuses études que les cavaliers n'avaient pas plus mal au dos que d'autres sportifs issus d'autres sports. Au contraire, la pratique de l’équitation renforce le dos car il est nécessaire de gainer et de contracter ses muscles dorsaux pour rester droit et stable sur le cheval. Toutefois, chez les cavaliers de tous niveaux on retrouve souvent : Tendinopathies Rachialgie : Lombalgies / douleur coccygienne / Cervicalgies… Traumatismes : fracture, entorse, luxations, trauma crâniens … NB : En cas de traumatisme aigu, avec présence de signes de gravité (vomissements, vertiges, maux de tête important, perte de connaissance, engourdissement etc…) il est fortement recommandé de consulter un médecin ou de se rendre aux urgences. Quand consulter l’ostéopathe ? L’ostéopathie est totalement indiqué dans le suivi des cavaliers amateurs comme professionnels. Il est possible aussi bien de consulter l’ostéopathe en prévention qu’à titre curatif ! Un suivi ostéopathique régulier permettra aux cavaliers de limiter les risques de blessures, d’accompagner une reprise de l’équitation après un traumatisme ou une blessure (tendinopathies, cruralgie, sciatique, lombalgie chronique…), d’améliorer la récupération et optimiser la préparation sportive. L’ostéopathe qualifiée dans la prise en charge de patients sportifs, en travaillant sur les différentes structures du corps du cavalier, permettra d’optimiser la posture, de limiter les tensions musculaires et gagner en souplesse dans le but de trouver l’équilibre parfait entre posture optimale du cavalier et de sa monture ce qui permet d’améliorer les performances du couple cavalier/cheval. L’ostéopathe vous donnera des conseils personnalisés à votre pratique sportive permettant d’optimiser la préparation physique et la récupération.
- Ostéopathie et troubles rachidiens de croissance
Ostéopathie et scoliose 1) Déformations rachidiennes chez l’enfant : types et définition Une déformation rachidienne (ou déformation de la colonne vertébrale) est le résultat d’une modification structurelle de l’alignement normal de la colonne vertébrale. Ces déformations surviennent généralement durant l'enfance et s'accentuent avant la période de puberté quand le squelette poursuit sa croissance alors que la musculation ne s'est pas encore renforcée. Chez l’enfant, il existe plusieurs types de déformations rachidiennes : les plus fréquentes sont : La scoliose qui est une déformation de la colonne vertébrale dans les 3 plans de l’espace avec une inversion de courbure dans le plan sagittal. Elle est dans 70 à 80% idiopathique, mais peut être d’origine neuro musculaire ou congénitale. La scoliose concerne 0,5 à 2% des enfants de 8 à 15 ans. La maladie de Scheuermann, aussi appelée dystrophie rachidienne de croissance, est une ostéochondrose liée la croissance du squelette rachidien provoquant la déformation de la cyphose dorsale. Son étiologie reste aujourd’hui inconnue mais elle touche 0,5 à 10% des enfants de 10 à 18 ans selon les critères diagnostics. Le spondylolisthésis, qui correspond à un glissement antérieur ou postérieur de L5 (donc la dernière vertèbre lombaire) au-dessus de S1 (la première vertèbre sacrée). Cette pathologie concerne 4 à 8% de la population et jusqu’à 5% des enfants de moins de 6 ans. Quels sont les signes cliniques de ces troubles rachidiens de croissance ? Et bien cela peut vous surprendre mais pour la scoliose, dans la majorité des cas, rien. Il n’y a la plus part du temps aucun symptôme en dessous d’un certain degré de déviation rachidienne. On appelle donc cette déformation « asymptomatique » Et quand il y a des symptômes ? Dans les formes plus sévères de scoliose on retrouvera des douleurs types dorsalgie, lombalgie, parfois des troubles respiratoires quand la déformation est très importante et impact le système viscéral thoracique. La maladie de Scheuermann en revanche, se manifeste plus souvent par une plainte du jeune enfant de douleurs entre les omoplates : dorsalgie interscapulaire, de lombalgie qu’il qualifiera de raideur ou de blocage. Ces douleurs sont d’horaire mécanique, rythmée par la position assise prolongée, le port du cartable ou encore l’activité physique. Le spondylolisthésis lui, se manifeste souvent par la présence d’une lombalgie ou lombosciatalgie, avec parfois des sensations de douleurs dans les jambes. Quand consulter l’ostéopathe ? Même en l’absence de douleur, un suivi avec votre ostéopathe qualifié en ostéopathie pédiatrique pour limiter les conséquences à court et long terme d’une déformation rachidienne sur la qualité de vie. L’ ostéopathie est une thérapie manuelle qui peut aider les patients atteint de scoliose, de la maladie de Scheuermann ou d’un spondylolisthésis en travaillant sur la quantité ainsi que la qualité de mobilité globale du rachis permettant ainsi de limiter l’enraidissement, ce qui limitera ensuite les douleurs, des jeunes patients. L’ostéopathe peut également effectuer un travail postural en prévention chez le jeune enfant ou adolescent pour permettre que la croissance se déroule de façon optimale pour limiter le développement de dorsalgie chroniques dans le futur et ainsi contribue à l’amélioration de la vie quotidienne du jeune patient Votre ostéopathe pourra donner des conseils à la fois sur la posture, la pratique sportive, des étirements et renforcements musculaires éventuels à effectuer ainsi que des mesures d’hygiènes qui vont permettre au patient de prendre en charge au mieux sa pathologie.
- Ostéopathie pour les chanteurs
Ostéopathie pour chanteur Le chant est une activité complexe qui sollicite de nombreux systèmes et organes du corps humain. Il implique la coordination précise de la respiration, de la phonation, de la résonance et de la posture. Les chanteurs sont particulièrement exposés aux troubles vocaux ou dysphonie, en raison de sollicitations intenses et répétées de leur voix. La qualité de la voix peut être altérée par une mauvaise posture ou des tensions musculaires. De plus des troubles peuvent être causés par des facteurs externes comme le tabac, l'alcool ou par des facteurs internes tels que l'âge, les troubles hormonaux ou des problèmes pulmonaires. Parmi ces troubles, La dysodie désigne une altération de la voix chantée, tandis que la dysphonie est un terme plus général qui se réfère à tous les troubles de la voix. L’ostéopathe peut intervenir pour aider les chanteurs atteints de dysodie fonctionnelle en améliorant la respiration, la posture et la mobilité des structures anatomiques impliquées dans la production vocale. Troubles de la voix : Quand consulter un ostéopathe? Dysodie fonctionnelle Douleur rachidienne : cervicalgie, dorsalgie etc… Troubles de la posture Trouble fonctionnel de l’appareil manducateur : bruxisme, mâchoire serrée… Dans l’accompagnement d’une reprise (intensification de la pratique) ou la préparation d’un concours/spectacle/tournée Comment se déroule une séance d’ostéopathie en lien avec l’activité de chanteur ? Lors de votre consultation, après une phase d’anamnèse, l’ostéopathe fera un bilan corporel global comme pour tout patient mais fera particulièrement attention à 3 axes de travail chez le patient chanteur : L’appareil respiratoire : diaphragme ++ La posture : alignement corporel La sphère ORL et céphalique : larynx, mâchoire, crâne L’ostéopathe qualifiée dans la prise en charge de patients chanteurs amateurs et professionnels vous recevra avec professionnalisme et saura répondre à votre problématique en élaborant avec vous un plan de traitement/suivi personnalisé. Après la réalisation de mon mémoire de fin d’étude sur l’approche ostéopathique de la qualité de voix du chanteur, dans lequel j’ai exercé un protocole en 2 séances sur un échantillon de 42 patients bénévoles et volontaires, j’ai hésité à continuer dans ma lancée et à me former en post-grade à l’ostéopathie ORL et aux troubles manducateurs, ne souhaitant pas finalement me spécialiser. Finalement, après avoir reçu plusieurs patients nécessitant une prise en charge complexe en lien étroit avec la pratique orale (chanteur, acteur, comédien) j’ai décidé de réaliser une formation qui se tiendra au premier trimestre 2025 sur l’approche ostéopathique des troubles ORL et ATM. Cette formation sera donc pour moi l’occasion d’affiner mon expertise dans la prise en charge des troubles ORL et ATM en lien ou non avec une pratique vocale professionnelle ou amatrice. Pour aller plus loin, voici 3 ouvrages et articles intéressants sur l’apport de l’ostéopathie pour les chanteurs : Le corps chantant de Valérie Philippin Le corps chantant de Valérie Philippin Anatomie du chant d'Adeline Toniutti Anatomie du chant d'Adeline Toniutti Les dysfonctionnements de la voix chantée de Nicole Scotto Di Carlo











